BORAN-SUR-OISE   (Oise)
Arrondissement de Senlis - Canton de Chantilly.
Région des Hauts de France.
 Population : 2.139 Boranais en 2014.

 

La commune, constituée lors de la Révolution française, prend le nom de Borangs en 1793, puis Boran en 1801,

puis, ultérieurement sa dénomination actuelle, Boran-sur-Oise, puis absorbe celle de Morancy entre 1795 et 1800.

 

Vues aériennes avant 1950 et 1970.

 

La bourgade de Boran remonte à l'époque gallo-romaine, aux environs du V° siècle. Une voie terrestre venant de Beauvais traversait l'Oise au gué situé au nord du pays. Ce dernier a disparu après la construction du barrage situé en aval.

 

La mairie, et le puits dans le parc de la mairie.

 

 

Eglise gothique Saint Vaast

 

 

Sous le porche, le portail du XIII° siècle, et sa triple archivolte moulurée de tores et de gorges.

Le tympan est décoré d'un grand quadrilobe et de deux têtes trilobées retombant sur un cul-de-lampe

feuillagé au milieu du linteau, et de délicats chapiteaux de crochets.

 

Clocher des XV°-XVI° siècles, dont la flèche monte à près de 50 m de hauteur.

 

La façade occidentale et la lanterne des morts.

 

 

La nef de l'église a été bâtie sur le site d'une ancienne construction, de 1195 à la première moitié du XIII° siècle.

Le choeur y fut joint par l'évêque de Beauvais au XV° siècle, et le clocher au XVI° siècle.

 

L'ensemble du chœur comporte trois vaisseaux de deux travées, et a été bâti à l'emplacement du chœur du XII° siècle, pendant une période comprise entre 1480 et 1550. Les remarquables réseaux flamboyants des fenêtres du chevet pourraient remonter à la fin du XV° siècle.

 

Les grandes arcades de la nef avec leurs piliers monocylindriques surmontés de gros chapiteaux de crochets.

La chaire à prêcher qui a remplacé en 1924 la chaire primitive brûlée à la Révolution.

Elle est décorée de 5 tableaux présentant les vertus théologales et de scènes tirées des Evangiles.

 

 Le chœur-halle rectangulaire, et la façon particulière dont il se raccorde à la nef : son vaisseau central étant moins large que celle-ci, les grandes arcades butent à leur fin contre les arcades occidentales du chœur, au lieu de retomber sur les tailloirs de chapiteaux.

 

▪ Fonts baptismaux du XIII° siècle, de forme ovoïde.

La cuve est ornée d'une ceinture de fleurs à cinq pétales et posée sur un socle ellipsoïdal.

▪ La Déisis, triptyque représentant le Christ de gloire, et de chaque côté,

tournés vers le Seigneur, Marie et St Jean Baptiste. (Oeuvre de Mme Josyane Tcheurekjjean, 1999).

 

Dans la chapelle des fonts baptismaux, la porte et l'escalier d'accès au clocher.

Statue d'une Vierge à l'enfant en pierre polychrome du XIV° siècle.

 

Cul-de-lampe sculptés de la chapelle des fonts baptismaux.

 

La chapelle de la lanterne des morts, sa voûte et l'espace pour introduire la lampe.

 

La poutre de gloire en bois de noyer à l'entrée du chœur, comportant un Christ en croix entre des statuettes

de la Vierge et de saint Jean, et datant du premier quart du XVI° siècle.

Le perizonium drapé a gardé les bleus et ors d'époque.

 

Statue d'une Vierge à l'enfant, en marbre blanc de Carrare,

offerte par la Dame de compagnie de l'Impératrice Eugénie, épouse de Napoléon III.

Statue de Sainte Geneviève, patronne de Paris, en bois du XVI° siècle.

 

Statues de : Saint Vincent de Saragosse et Saint Adrien de Nicomédie, habillé en soldat de Maximilien,

en bois polychromé du XV° siècle. Il est le patron des soldats et des forgerons.

 

L'autel avec le linge blanc qui rappelle à la fois la nappe de la dernière cène

et le linceul laissé dans le tombeau par le Christ ressuscité.

Statues : Saint personnage et Saint Vincent. Vitrail de la Passion du Christ, daté 1535.

 

Confessionnal du XVIII° siècle.

Socle marqué aux initiales de Saint Nicolas, placé au-dessus de la porte de la sacristie.

Statues représentant : un Ange musicien, en pierre polychrome du XIV° siècle, et Sainte Marguerite d'Antioche.

 

Pendant la guerre de 1939-1945, un obus est tombé sur l'angle sud-ouest de l'église et endommagea

certains vitraux. Un Boranais, M. Raphaël Lardeur, premier maître verrier de France, y a entrepris la restauration.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

C.P.A. collection privée en prêt

Livret "Eglise St Vaast", de Charles Rey, 2016, consultable en mairie

Visite et photos, Chantal Guyon, le 13 septembre 2017

 

 

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