BONNEUIL-EN-VALOIS   (Oise)
Arrondissement de Senlis - Canton de Crépy-en-Valois.
Région des Hauts-de-France
 Population : 1.037 Bonneuillois en 2014.

 

D'une superficie de 1.281 hectares, et d'une altitude de 57 à 166 mètres,

le village est situé dans la vallée de l'Automne.

 

Vue aérienne avant 1970 - Eglise paroissiale Saint martin en 2017.

 

 

Abbaye royale Notre-Dame de Lieu-Restauré,

des Prémontrés.

 

 

A l'origine, s'élevait ici au XII° siècle une demeure fortifiée avec une chapelle,

qu'on appelait au Moyen Age un lieu, c'est-à-dire un endroit consacré.

Raoul de Valois le donne en 1138 aux Prémontrés, qui vont susciter un renouveau spirituel,

d'où l'appellation dès le XII° siècle, de Lieu Restauré.

 

L'église abbatiale.

 

Eglise abbatiale des XV°-XVI° siècles.

La façade occidentale s'ouvre par une porte en anse de panier du XVI° siècle,

surmontée d'une rose datée de 1540,

aux remplages flamboyants où courbes et contre-courbes font des jeux de lumière.

 

Au cours des XII° et XIII° siècles est bâti un  premier monastère : église à chevet plat, bâtiments conventuels disposés autour du cloître, et la vallée est assainie et drainée. Vers 1430 l'abbaye est détruite (guerre de Cent Ans), les religieux l'abandonnent, pour y revenir plus tard et commencer la reconstruction, de manière plus modeste.

 

Un mur d'enceinte, ponctué de tourelles de défense à toit en poivrière, entourait le monastère.

 

Passée en commende en 1561, ravagée par les protestants en 1567, Notre-Dame-de-Lieu-Restauré est en piteux état au milieu du XVII° siècle. Cependant, peu à peu elle retrouve au début du XVIII° siècle une nouvelle vie. Vendue en 1791 comme bien national, elle devient carrière de pierres.

 

 

Au XII° siècle, l'église  avec son porche orné de trois bases de colonnes  de part et d'autre de l'entrée,

ainsi que par son choeur à chevet plat, encadré de deux chapelles absidiales,

était longue de près de cinquante mètres, avec une hauteur de nef de l'ordre de douze mètres.

 

La porte du collatéral nord

 

L'église a conservé deux travées bordées de bas-côtés de sa nef, et la plus grande partie de son transept.

 

Du choeur, il ne reste que des soubassements.

L'intérieur est voûté d'ogives à nervures prismatiques s'appuyant sur de grosses piles dans la nef.

 

Cette magnifique rose flamboyante est une des plus belles de France et a fait la célébrité de l'abbaye.

 

A l'intérieur un petit musée est constitué d'éléments retrouvés lors de chantiers de fouilles archéologiques :

chapiteaux, pierres sculptées, poteries, etc, et des pierres tombales,

dont celle de Jehan de Gaunes (1377) et celles de religieux du XIV° siècle.

 

Les vestiges du cloître.

 

Tout autour des vestiges du cloître au sud (soubassements et bases de colonnes, ancien puits)

se distribuent les bâtiments conventuels aujourd'hui en ruine.

 

Au XII° siècle, le cloître de 25 x 28 mètres, était situé au milieu de l'abbaye.

Le sol du cloître est visible dans l'allée sud de même que le lavatorium

et les contreforts du déambulatoire, dans le jardin central.

 

 

L'abbatiale, l'ancienne hôtellerie.

 

 

La cuisine possédait un grand foyer central et un puits à l'intérieur de la pièce.

 

Le bâtiment principal comprenait la salle capitulaire, le scriptorium et le dortoir au premier étage.

Il ne reste rien de visible de ce bâtiment, mais les plans ont pu être reconstitués

lors des fouilles archéologiques réalisées par l'association de sauvegarde du site.

 

Situé au sud du cloître et voûté en ogives se trouvait le réfectoire.

Les bases de colonnes à crochets sont encore en place et une grande cheminée permettait de chauffer la salle.

 

Le cellier, disposé à l'ouest du cloître, de 20 x 8 mètres, a été surélevé et voûté en ogives au XIII° siècle.

Une tourelle d'angle permettait l'accès au premier étage.

 

Après les destructions, lors de l'utilisation de l'édifice en carrières de pierres, l'église est transformée en usine, puis en ferme. En 1964, Pierre Poitier se prend de passion pour le monument et décide de le sauver, avec l'accord des propriétaires. Depuis s'est fondée une Association de sauvegarde du site, et les fouilles archéologiques effectuées, les déblaiements importants de terres et pierres, divers aménagements, présentations et d'entretien permettent aujourd'hui une découverte agréable de l'abbaye.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Photo église St Martin : https://commons.wikimedia.org/

Brochure "Abbaye Royale N.D. de 40 pages, Association Lieu-Restauré

C.P.A. collection privée en prêt

Visite guidée et photos, Chantal Guyon, le 10 septembre 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville