MAROILLES  (Nord)

Région des Hauts-de-France.

Arrondissement et canton d'Avesnes-sur-Helpe.
 Population : 1.403 Marollais en 2017.

 

D'une superficie de 2.213 hectares, et d'une altitude de 125 à 191 mètres,

la ville est située dans l'Avesnois, dite aussi Thiérache du Nord,

et traversée par la rivière l'Helpe et les ruisseaux La Boufflette,

du Neuf Vivier et de La Rouge Mer.

(C'est à Maroilles même que l'Helpe Mineure, qui prend sa source à Ohain en forêt de Trélon,

plus au sud, se jette dans la Sambre).

 

Etymologie : Le sens des Mareuil, Mareau, Maroilles, etc. serait celui de "grand bourg".

 

Avant 1970, vue aérienne et l'église Saint Humbert - La mairie en 2019,

installée dans un ancien échevinage de 1704.

 

Le village de Maroilles a été érigé en commune au XII° ou XIII° siècle. L'époque de cette institution n'est pas connue d'une manière précise, mais il est constant que les privilèges concédés à ce sujet aux habitants existaient dès avant 1245, puisqu'ils se trouvent rappelés et confirmés dans une loi de police consentie en décembre de cette année devant Guy, évêque de Cambrai, entre les abbés et religieux du village et les hommes des quatre villes de Maroilles, Noyelles, Taisnières et Marbaix.


Cette loi de police ou concordat avait principalement pour objet de régler l'exercice de la justice dans les terres dépendant de l'abbaye de Maroilles, ainsi que les compositions pécuniaires et autres auxquelles étaient assujettis les coupables, et de déterminer le nombre et le mode d'élection des échevins et jurés de chacune des quatre communes de la circonscription.

 

 

L'église paroissiale Sainte Marie,

connue sous le vocable de Saint Humbert.
 

 

L'église a été reconstruite en plusieurs étapes, entre 1729 et 1768.

 

L'église se situe un peu plus haut que l'ancienne abbaye et date de 1735.

Construite en briques et en pierres, l'église mesure 50 m de long, et 20 m de large.

 

Jusqu'au milieu du XIX° siècle, le cimetière du village était autour de l'église fortifiée dont un haut mur crénelé l'entourait. Les pierres tombales retrouvées étaient accrochées aux murs latéraux de l'église ou transportées dans l'édifice, le long des murs de nefs, comme dalles de pavement.

 

Le clocher est agrémenté de quatre clocherons, et le coq édifié 50 mètres du sol.

 

De part et d'autre du porche, deux toiles représentent : le martyre de Saint Jacques (atelier de Van Dyck),

et la remise du Rosaire à Saint Dominique, du XVIII° siècle.

 

Buste du XVII° siècle de Saint Humbert.

Sous le porche, des pierres armoriées, et un linteau, daté de 1598, avec au centre, un écu,

orné de deux coquilles, d'un bourdon, d'une gourde, emblèmes de Saint Jacques de Compostelle.

Maroilles est une des étapes d'un itinéraire des Pays-Bas et de Belgique vers Saint Jacques de Compostelle.

 

Les orgues de Gobert (1725), avec buffet Louis XIV et Régence, proviennent de l'ancienne abbaye.

Elle comporte deux mille tuyaux et leur qualité sonore est remarquable.

Des concerts sont régulièrement donnés dans l'église.

 

L'ensemble des vitraux représentent les douze apôtres. Ils ont été réalisés par les maîtres-verriers

des ateliers Olivier Durieux, de 1870 à 1898 à Aulnoye-Aymeries.

 

Dans l'église se trouve une maquette reconstituant l'abbaye avant la Révolution.

La voûte de la grande nef est haute de 13 mètres, et 8 mètres sous les nefs latérales.

 

De nombreuses pierres tombales gravées, datant pour la plupart des XVII° et XVIII° siècles, ornent le sol dallé ainsi qu’un pan de mur extérieur de l’église : s’agit de dalles funéraires comportant des épitaphes d’anciens notables locaux ensevelis avec auprès d’eux, leur épouse.

 

Statues des Saints Laurent, Humbert, les Saintes Catherine et Rita, et une très belle Vierge à l'enfant.

 

Le chemin de croix est dû au Belge Jules Léonard, daté 1860.

Il se compose de triptyques et de quadriptyques.

 

Sous le portrait de Saint Humbert, fondateur de l'abbaye,

châsse du Saint en cuivre doré renfermant ses reliques.

 

Les autels latéraux, celui de la Vierge et de Saint Humbert

sont en marbre rose avec appliques de marbre blanc.

 

La construction générale est en plein cintre, à trois nefs.

La simplicité intérieure a été délibérée, avec une seule décoration d'acanthes à la retombée des arcs.

 

Statues de Saint Humbert et de Saint Joseph.

 

Depuis le portail occidental, vue sur le choeur, les chapelles latérales.

 

Les belles boiseries de chêne qui entourent le choeur sont décorées de rinceaux et de bouquets de roses,

se développant sur 24 mètres, et sont l'oeuvre des frères Pierre et François Troyaux,

artisans ébénistes à Maroilles, dans la seconde moitié du XVIII° siècle.

 

Maître autel en marbre et bois sculpté du XVIII° siècle. Il est encadré de deux statues d'anges en ronde bosse.

Le grand crucifix surmontant le tabernacle à tambour tournant est en bois doré et argenté,

incrusté de miroirs biseautés.

Les colonnes corinthiennes, l'entablement et la couronne sont également en bois.

 

Dans la sacristie, le trésor de l'église : statues, mobilier du XVIII° siècle, objets de culte,

et exposition de vêtements liturgiques.

 

 

Chapelle Notre Dame des Haies
 

 

La chapelle été construite à l’emplacement d’une chapelle antique dédiée à Notre Dame.

 

Une dévotion ancienne à Notre-Dame des Haies est attestée, mais l'actuelle chapelle ne date que de 1881.

Cette date est portée sous le porche.

Un blason provenant de l'abbaye de Maroilles a été remployé sur le chevet.

Les matériaux d’une ancienne chapelle, probablement dédiée à Notre Dame des Affligés

ont été utilisés pour la reconstruction de Notre Dame des Haies.

 

 

L'entrée de la chapelle a été rénovée récemment.

La dévotion à Notre-Dame-des-Haies est toujours très vive.

 

Le choeur, et les nombreux ex-voto de remerciements.

La vierge de Maroilles est invoquée depuis des siècles pour les maladies infectieuses

et les causes désespérées. Un pèlerinage à lieu tous les ans, l’après-midi du 15 Août.

 

La fontaine Saint Humbert, bénite le 14 septembre 1975.

 

Une légende raconte que Saint Humbert aurait fait jaillir de l'eau de terre pour étancher la soif de Sainte Aldegonde, abbesse de Maubeuge. Depuis, il semblerait que cette fontaine guérit la rage, les maux de dents et les morsures de vipère.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://villesetvillagesdelavesnois.org/
Dépliants 28 pages "Eglise paroissiale Sainte Marie, Maroilles"

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 27 août 2019 

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville