LE-CATEAU-CAMBRESIS  (Nord)

Région des Hauts-de-France.

Arrondissement de Cambrai - Canton du Cateau-Cambrésis.
 Population : 6.983 Catésiens en 2016.

 

D'une superficie de 2.724 hectares, et d'une altitude de 84 à 157 mètres,

la ville est traversée par la rivière la Selle.

 

Etymologie : le nom de la ville fait référence au château de Sainte-Marie construit vers la fin du X° siècle

par l’évêque de Cambrai Erluin afin de protéger les villages proches de la  forêt de Thiérache,

victimes de bandes armées venues du Laonnois et du Vermandois.

"Cateau" est la forme picarde de "château".
 

La ville fut rebaptisée "Fraternité-sur-Selle" pendant la Révolution française, puis redevint "Le Cateau".

Le nom actuel, avec la terminaison Cambrésis, a été adopté en 1977. Le nom flamand est Kamerijkskasteel.

 

Vues aériennes avant 1970 : le beffroi-mairie et la collégiale Saint Martin.

Située sur les pentes de la vallée de la Selle, la ville a conservé dans le centre la structure des rues anciennes,

marquée par la présence des remparts aujourd'hui disparus.

 

 

Le beffroi Renaissance et la ville
 

 

Elevé en 1705 par un architecte inspiré de l'Italien Palladio,

c'est le plus bel exemple de beffroi Renaissance du Nord.

 

L'influence italienne est très présente comme en témoigne cette superposition

des différents ordres d'architecture. Toscane au rez-de-chaussée, puis dorique, ionique

et enfin corinthien. Le beffroi est surmonté d'une flèche baroque ouvragée qui le fait culminer à 70 m de hauteur.

Les cloches qui s'y trouvent sonnaient tous les soirs à 9 heures, mais aussi les lundis, jeudis et samedis matins

afin d'inviter les habitants à balayer devant chez eux.

Depuis 1716, le carillon rythme la vie de la cité tous les quarts d'heures.

 

Monument caractéristique du style Renaissance, L'hôtel de ville a été édifié en 1533 en pierre de taille du pays, sur une base de grès. La façade rectangulaire aux huit fenêtres est agrémentée d'un balcon où étaient lues les proclamations solennelles. Les pignons à redents (ou gradins à pas de moineau) sont typiques de l'architecture du Nord. Bien que construit postérieurement sous l'épiscopat de Fénelon (1705), le beffroi carré s'harmonise parfaitement avec l'ensemble.

 

La fontaine Seydoux, située proche du musée de Matisse et de l'hôtel de ville (beffroi).
Elle fut construite grâce à une donation de la famille Seydoux d’où son nom « Fontaine Seydoux ».

Au XIX° siècle, la ville de Le Cateau abrite l'usine textile de Charles Seydoux,

un puissant industriel qui a beaucoup marqué l'histoire de la ville,

en associant notamment son nom à de nombreux éléments architecturaux, dont la fontaine.

 

Le 2 Mars 1881 l'eau courante est mise en service à Le Cateau grâce à une donation de la famille Seydoux. La municipalité reconnaissante décide, grâce à un reliquat, d'édifier une fontaine sur la place Thiers. La fontaine est démolie en 1950 car elle n'offre plus les garanties de résistance. Les travaux de l'ancienne place Thiers devenue place du commandant Richez commencent en 2003. Une nouvelle fontaine est coulée par les Etablissements GHM en Haute-Marne et l'inauguration a lieu le 5 juin 2004.

 

De petites maisons ouvrières côtoient de belles maisons bourgeoises, aux façades plus ou moins rénovées.

Invisibles de la rue, leurs nombreux jardins rendent la ville agréable à vivre.

Une grande diversité des formes de lucarnes témoigne de l'habileté des artisans.

 

Le monument aux morts, 1914-1918.

Statue en bronze, réalisée par le sculpteur Jean Achard (1871-1934).

Situé à l’entrée du parc Fénelon, il représente la France douloureuse tenant d’une main le drapeau,

de l’autre une couronne et devant elle un poilu mort, étendu son fusil posé à côté de lui.

Ce monument a été bâti sur l’initiative de la Municipalité par des souscriptions publiques.

 

Ce monument rappelle le lourd tribut payé par la Ville du Cateau-Cambrésis. Le 26 août 1914, le corps expéditionnaire britannique, vaincu à Mons, tente de retarder l'avancée de l'armée allemande. 7000 soldats sont tombés au combat. La Ville a subi une occupation très lourde par les Allemands, d'environ 50 mois, et a servi d'hôpital de campagne. A nouveau, l'armée anglaise affronte les allemands en octobre 1918 aux cours de combats meurtriers et libèrent la ville en ruine.

 

Le traité de Cateau-Cambrésis.

 

La célébrité de la cité tient essentiellement aux traités du Cateau-Cambrésis qui y furent signés, en 1559,

entre les souverains de France, d'Angleterre et d'Espagne et qui mirent fin à un demi-siècle de guerres.

 

La paix du Cateau-Cambresis ou la réconciliation symbolique entre la France et l'Espagne.
(Huile sur bois, école française, XVI° siècle, Palazzo Pubblico (Sienne).

En fait, il y eut deux traités : le 2 avril entre la France et l'Angleterre, et le 3 avril, entre la France et l'Espagne.

 

La paix du Cateau-Cambrésis, qui mettait fin à la rivalité franco-espagnole avait été conclue car les ressources d'Henri II et de Philippe II étaient épuisées. Pour la France, cela signifiait la fin  des prétentions en Italie. Pourtant le traité, s'il fut mal accueilli, ne lui était pas défavorable.

Arrivés en février, les plénipotentiaires, répartis dans les cinq corps de logis du château de l'évêque, se plaignirent de l'installation : les lieux étaient abandonnés et Le Cateau dévasté. Malgré leurs réclamations, le choix de la ville, établi en raison de sa neutralité, ne fut pas remis en question. Ils purent négocier en latin, ce qui résolut les problèmes de traduction, mais les négociations n'en furent pas moins ardues : de nouveaux médiateurs revinrent en septembre 1559 pour compléter les dispositions prises.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.tourisme-cambresis.fr/

"Les beffrois du Nord de la France" Cédric Ludwikowski

Editions Ouest-France, 2015

Dictionnaire d'Histoire de France, Editions Bordas

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 21 août 2019

 

 

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