DOUAI   (Nord)

Région des Hauts de France.

Arrondissement et canton de Douai.
 Population : 39.657 Douaisiens en 2016.

 

D'une superficie de 1.693 hectares, et d'une altitude de 16 à 38 mètres,

la ville est traversée par la rivière la Scarpe, et située dans le Sud de la Flandre romaine (française)

qui s'étend à cheval sur la France et la Belgique actuelle.

 

Vue aérienne avant 1970, et chevet de la collégiale en 2019.

Le plan de l'église est en forme de croix latine.

 

 

Collégiale Saint Pierre de Douai
 

 

L'église, de style classique est la plus grande du département :

112 m de long, 42 m de large et 24 m de haut.

Son intérêt réside principalement dans sa collection de 32 toiles du XVIII° du siècle.

 

Une première église fut érigée en collégiale par Baudouin Belle Barbe, sixième comte de Flandre,

et dotée d'un chapître de chanoines.

 

Au début du XVI° siècle, l'ancien clocher fut démoli et il devait être reconstruit de 1513 à 1516. L'importance des parties basses fait penser qu'une tour gigantesque était prévue mais ne fut pas achevée. Son couronnement actuel date de 1686. En 1734 la vieille église, menaçant ruine, dut être fermée et le 10 août 1734 le 1° Président du Parlement de Flandre faisait décider par les notables sa démolition. Le 7 mars 1735 les plans d'une nouvelle église étaient adoptés, plans dus à Brissy, architecte bruxellois.

 

 

La tour de grès reconstruite en 1513 comporte trois contreforts massifs par face

avec de grandes arcades de deux étages d'arcatures aveugles.

 

La nef courte est de cinq travées à collatéraux, disproportionnée par rapport à son vaste choeur.

 

Le buffet d'orgues qui appartenait à l'abbaye d'Anchin fut sculpté en 1740 par Gillis de Valenciennes.

Il fut racheté en 1921 par la ville de Douai à la maison Cavaillé-Coll.

Il avait été commandé par l'Impératrice douairière de Russie pour le conservatoire de Saint Petersbourg.

La statue de Saint Pierre sous la tribune est un moulage de la statue de Saint Pierre de Rome.

 

Buste de l'abbé Jean-Baptiste Debrabant (1801-1880), fondateur à Douai en 1826, de la congrégation des Soeurs

de la Sainte Union des Sacrés Coeurs (Mausolée du à Edouard Nicolas Joseph Deforest, de Lewarde).

 

Au-dessus des fonts baptismaux, tableau "la dernière Cène",

toile de Joseph Wamps, 1767, provenant de l'abbaye d'Anchin.

 

Chapelle de la Sainte Enfance.

Photo de droite, monument érigé en souvenir d'Édouard Deforest de Lewarde, bienfaiteur de la ville de Douai.
Il a été commandé par la Fabrique de la paroisse et par l'administration de la ville.

 

 

La chaire à prêcher, acquise en 1771.

Elle servit sous la Révolution pour les discours des corps constitués et pour ceux des société populaires.

Les bras du transept, terminés par deux chapelles en hémicycle,

sont flanqués de deux chapelles également semi-circulaires.

Croisillon gauche du transept.

Avant la Révolution, c'était l'autel du croisillon gauche du transept qui servait pour les offices.

Le grand chœur, clos par une porte garnie de rideaux, était réservé aux offices du chapitre.

 

A droite, cénotaphe érigé à la mémoire de Jac de Pollinchove, président du Parlement de Flandre,
qui s'entremit pour la reconstruction de la collégiale, oeuvre due à Christophe-Gabriel Allegrain, 1735.

 

 

Croisillon droit du transept, chapelle Saint-Joseph
L'autel provient de l'abbaye de Marchiennes (comme celui de la chapelle du croisillon gauche qui lui fait face).

Haut du retable : statue du Sacré Cœur entourée par deux anges présentant chacun un phylactère.

 

Dns la chapelle du Calvaire, la croix qui provient de l'abbaye de Flines repose sur un ensemble de

 six panneaux de marbre de blanc attribués au sculpteur valenciennois Pierre Schleiff.

Les six panneaux de marbre de blanc représentent les Normands en train de saccager un couvent

et de massacrer les moines. Ils viennent de l'abbaye de Saint-Amand

A gauche, Statue de Jean-Baptiste de La Salle - Le vitrail est de Charles Lorin, début du XX° siècle.

 

Le chemin de croix est de Joseph Blanc, prix de Rome en 1867.

Statue de Saint Maurand, abbé fondateur de Merville, patron de la ville de Douai,

mort à Marchiennes en 701. On l'invoque pour la protection de la ville

et partiellement des petits enfants (Fête le 5 mai).

 

Bustes du curé d'Ars et de Saint Antoine.

 

Statues de Saint Ghislain et de Jeanne d'Arc.

 

Le déambulatoire et les grilles de choeur posées en 1861,

oeuvre du maître ferronnier tournaisien Henri Vandenbroeck.

 

Plaque à la mémoire d'Emile Joleaud (1839-1918), chanoine de la collégiale Saint-Pierre. Auteur : Houssin.

Chapelle Sainte Anne et statue représentant l'éducation de la Vierge.

Vitrail : "Présentation de la Vierge au temple", par Claudius Lavergne, Paris 1888.

 

Depuis le portail occidental, vue sur le choeur.

Le vaste choeur avec déambulatoire était destiné à contenir non seulement les chanoines

mais aussi les membres du Parlement de Flandre.

 

 

Derrière le choeur et constituant un volume indépendant : Chapelle de Notre-Dame des Miracles.

C'est un haut tambour de maçonnerie raidi par des pilastres, avec coupole en brique et nervures de pierre,

couvert par un dôme surmonté d'un bulbe. Son décor date de 1867.

(Deux autres chapelles s'ouvrent de part et d'autre sur le déambulatoire).

L'autel de marbre est encadré de deux statues de Houssin :

Saint François d'Assise et Saint Dominique, réalisées en 1885.

(Vitraux réalisés par Paul Bony, maître-verrier, vers 1960).

 

 

Maître autel en forme de console en bois doré, époque Louis XV.

 

Chaire à prêcher et l'orgue de choeur.

Le maître-autel du grand chœur : la gloire et le tabernacle.

Statues en plâtre de saint Pierre et de saint Paul, par Théophile Bra (1797-1863).

Le maître autel est une large console cintrée sur laquelle repose un tabernacle de cuivre doré

dont il ne reste que deux faces.

 

A la Révolution la collégiale devient Temple de la raison. La totalité de l'ornementation est détruite, les autels sont brisés, seuls le tableau de la Résurrection est conservé et transporté au Collège National où sont stockées les saisies révolutionnaires. En 1802, à la suite du Concordat, la Résurrection est restituée. S'ajoutent des tableaux confisqués dans diverses abbayes. Dès 1810 commencent les travaux de restauration et les nouveaux aménagements.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.visitez-douai.fr/

http://www.ville-douai.fr/

"Histoire de Douai", Michel Rouche, Edition des Beffrois, 1985

Dictionnaire des églises de France "Champagne, Artois-Flandres-Picardie",

Volume Vb, Editions Robert Laffont, 1969

Dépliant 4 pages disponible à l'entrée de l'édifice

Panneaux explicatifs présentés à travers l'édifice

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 22 août 2019

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville