VANNES (Morbihan)
Arrondissement de Vannes - Canton de Vannes
Région Bretagne
 Population : 53.036 Vannetais en 2014.

 

Vannes est le siège du diocèse de Vannes depuis le V° siècle,

et la ville est rattachée à la province ecclésiastique de Rennes.

 

 

Cathédrale Saint Pierre de Vannes

 

 

Les premiers fondements de la cathédrale remontent au XII° siècle,

mais une grande partie date de l'époque flamboyante du XVI° siècle.

A l'étroit entre d'anciennes maisons elle a subi des rajouts néo-gothiques.

 

Vue aérienne avant 1970.

Vue sur la tour Renaissance et le clocher roman.

 

Il ne reste rien de l'église primitive dévastée par les Normands ni même de l'édifice construit, au XI° siècle par l'évêque Judicaël et qui devait s'apparenter à l'abbatiale de Rhuys. Dès le XII° siècle, une nouvelle cathédrale fut édifiée, qui a progressivement été transformée au cours des siècles.

 

La façade occidentale est encadrée de deux tours très dissemblables.

Elle se divise en trois étages délimités par des galeries.

La tour romane du XIII° siècle est pratiquement le seul témoignage de la cathédrale romane.

Malgré son ancienneté, elle continue à abriter les quatre cloches. 

 

Au bas, le portail en arc brisé, à multiples voussures, enveloppe le tympan sculpté et de deux portes séparées par un trumeau auquel s'adosse un austère Saint Vincent Ferrier. Au-dessus, la grande fenêtre est accostée de deux arcades aveugles, et au sommet, le pignon percé d'une rose.

 

 

Dans son ensemble l'édifice reste fidèle à l'ancienne disposition romane

et comprend une nef de 43 m sur 14, accompagnée de 10 chapelles latérales,

un transept à bras inégaux, un choeur enveloppé d'un déambulatoire,

et en enfilade, deux chapelles axiales.

 

 

Du grand orgue du XVIII° siècle conçu par Marcellin Tribuot,

il ne reste plus que le buffet et les tuyaux de façade.

 

Le buffet de bois sculpté daté de 1740 est orné de deux atlantes, d'angelots musiciens et d'une horloge monumentale. Les deux atlantes semblent surgir d'une queue de poisson. L'un des musiciens, celui de droite, joue de la flûte traversière, et l'autre, celui de gauche, joue du hautbois.

 

La nef, comporte cinq travées auxquelles correspondent les chapelles latérales.

Les chapelles sont séparées par des murs qui sont de véritables contreforts intérieurs

où pénètrent directement les arcades brisées et moulurées.

Une galerie court sous les fenêtres hautes.

 

Ex-voto et la chaire à prêcher.

 

Chapelles des fonts et de Sainte Anne.

Tombeau de Monseigneur Bécel, évêque de 1866 à 1897.

Dans la chapelle des fonts, boiseries du XIX° siècle. Le vitrail est de 1678.

Devant d'autel du XVI° siècle, en pierre blanche du Poitou, représentant la Cène.

 

▪ Cette chapelle est devenue celle des fonts baptismaux en 1856. Elle est située à l'entrée de la cathédrale et rappelle que le baptême est le sacrement de l'entrée dans l'église.

▪ Sainte Anne, patronne de la Bretagne, a une place de choix dans cette chapelle. Statue de Sainte Anne en bois doré du XVIII° siècle.

 

 

Chapelle du Sacré Coeur.

Retable de Philippe Matorec (1763), dont le tableau représente les saints cœurs

(signes de l'amour) de Jésus et de Marie dont les grâces tombent sur l'église.

Tombeau de Monseigneur de Bertin, évêque de 1746 à 1774.

 

Chapelle du Bienheureux Pierre René Rogue.

Un gisant de cire le représente, sous l'autel, en habits sacerdotaux de l'époque.

Martyr de la foi en 1796, Pierre René Rogue est un prêtre réfractaire, arrêté alors qu'il portait la communion

à un malade. Condamné à mort, il fut guillotiné sur l'actuelle place Maurice Marchais, et béatifié en 1934.

 

Ce tableau représente une allégorie de la Charité, de Nicolas Gosse, 1842.

 

La cathédrale posséda jusqu'à la Révolution des reliques de Saint Gwenaël, moine du VI° siècle qui contribua à l'évangélisation de l'ouest du diocèse. Sur le vitrail est représenté à côté de la bienheureuse Françoise d'Amboise, duchesse de Bretagne, qui fonda le premier Carmel féminin de France, à Vannes, en 1463. Cet endroit a été aménagé en ce lieu pour la célébration du sacrement du Pardon.

 

 

Chapelle Notre-Dame de Lourdes - Transept Sud.
C’est l'ancienne porte des ducs qui pouvaient aller directement de leur résidence

à la cathédrale. Le petit vitrail, oeuvre de Desjardins (1928), représente la première

communion de la Bienheureuse Françoise d'Amboise, duchesse de Bretagne. 

 

A gauche un tableau montre la montée au ciel de Sainte Pétronille, la fille spirituelle de Saint Pierre. C’est ici qu’était le tombeau de Saint Gwenaël avant la Révolution. Mme de Francheville, mystique vannetaise, est inhumée à droite de cet autel. Les statues de Saint Joseph et de la Sainte Vierge datent de 1850. Le tableau, copie du Guerchin par Muller, représente la montée au ciel de Saint Pétronille, la fille spirituelle de Saint Pierre. Depuis 1998, on a transféré, à droite de l'autel de Notre-Dame, les restes de Catherine de Francheville (1621-1689), fondatrice de l'oeuvre des Retraites et de la Congrégation de religieuses du même nom.

 

Dans le passage, sur le côté, une Pietà est l'élément central du monument aux morts

de la guerre 1914-1918. Un vitrail, don d'une américaine,

évoque la générosité des Vannetais à l'égard des soldats américains

soignés à Vannes au cours de cette même guerre.

 

 

 

Chapelle axiale, chapelle Notre-Dame de Pitié.

 

Cette chapelle est réservée à la prière silencieuse du Saint Sacrement. Le retable, daté 1635 est très richement sculpté. On y voit les statues en terre cuite de trois saints  vénérés à Vannes : de gauche à droite, saint Patern, saint Vincent Ferrier et saint Gwenaël. Au sommet du retable, se trouve une statue de la Vierge à l'enfant de Charles Hoyau : Notre-Dame de Pitié.

 

 

Le déambulatoire date du XVIII° siècle. Une plaque de marbre, indique que l'église cathédrale

a été affiliée à la basilique Saint Pierre de Rome en 1870.

La cathédrale porte donc aussi le titre de basilique, signe spirituel d'un lien particulier avec l'Eglise de Rome.

 

Portail des chanoines - Transept Nord.

 

Jusqu’en 1956, se trouvait le tombeau de Saint Vincent Ferrier. C’est pourquoi le grand vitrail le représente. Une plaque rappelle que les duchesses Jeanne de France et Isabeau d'Ecosse obtinrent de reposer près de lui en 1433 et 1499. Le tableau Est représente la mort de Saint Vincent Ferrier (Nicolas Gosse, 1845), le tableau Ouest sa prédication aux infidèles (Jean-Baptiste Mauzaise, 1831).

 

Saint Vincent Ferrier, un dominicain de Valence en Espagne a profondément marqué les chrétiens de Vannes par sa prédilection au XV° siècle. Il est mort à Vannes en 1419 et la cathédrale conserve son tombeau.

 

Les stalles et les boiseries du XVIII° siècle.

 

Le choeur englobe une partie du transept et, au-delà d'une travée de droite, un hémicycle

dont les arcades cintrées retombent sur des piles cruciformes.

Il est éclairé par 5 fenêtres hautes en plein cintre.

 

Les deux autels latéraux du maître autel portent les statues de Saint Pierre et Saint Paul.

 

Chapelle Notre-Dame de Miséricorde.
Cette petite chapelle a jadis été sous le vocable de Saint-Sauveur, puis de Saint Yves.

La clef de voûte porte les armoiries d'Yves de Pontsal, évêque de Vannes de 1449 à 1475.

Retable du XVIII° siècle avec la statue en bois de Notre-Dame de miséricorde.

Tableau d’une Vierge à l’enfant de Pierre-Louis Delaval, 1836.

 

A droite de la chapelle Saint Vincent, a été placée en 1850/1851

une statue de Saint Isidore, en costume breton (patron des paysans et laboureurs).

A cette époque fut fondée la confrérie de Saint-Isidore.

 

Tour Renaissance : Chapelle Saint Vincent Ferrier.

 

Dans un style renaissance, la chapelle est ronde à la gloire de l'Eucharistie. Elle fut, en effet, la chapelle du Saint Sacrement. Depuis 1956, elle contient le tombeau (autel de marbre de 1648), un coffre reliquaire (chasse d'argent du XIX° siècle) et un buste reliquaire de 1906 (avec le « chef », le crâne) de Saint Vincent Ferrier.

 

La chapelle Saint Louis.

C'est dans cette chapelle qu'ont été inhumés en 1814,

les restes de royalistes fusillés à Vannes en 1795 après l'affaire de Quiberon.

 

Statues de Jeanne d'Arc, Saint Louis et Sainte Thérèse de l'enfant Jésus.

 

En 1960, le Trésor a été installé dans l'ancienne salle du chapitre (1782) à l'étage

au-dessus de la sacristie et revêtues de boiseries Louis XVI.

Au départ, le trésor comptait 15 objets,

mais à la suite de dons et de dépôts, il abrite aujourd'hui environ 150 pièces.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/
Dictionnaire des églises de France, Bretagne, Tome IVA

Editions Robert Laffont, 1968

Dépliant 4 pages "Visite de la cathédrale St Pierre", trouvé à l'entrée

C.P.A. collection privée, en prêt
Visite et photos, Chantal Guyon, 25 février 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
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