SAINTE ANNE D'AURAY (Morbihan)
Arrondissement de Lorient - Canton d'Auray
Région Bretagne
 Population : 2.614 Saintannois en 2014.

 

 

Mémorial de la Grande de Guerre

 

 

Sainte-Anne-d'Auray, n'est pas seulement le grand pardon de juillet consacré

à la sainte Anne, mais c'est également un mémorial aux victimes de la 1° Guerre Mondiale.

 

Le mémorial est édifié en 1922-1932 par les cinq diocèses de Bretagne :

Nantes, Vannes, Rennes, Quimper et Saint-Brieuc - Tréguier,

pour garder le souvenir des 240.000 bretons victimes de la grande guerre 1914-1918.

La première pierre est bénie le 1° octobre 1922 par Mgr. Ceretti, nonce apostolique.

 

La guerre de 14-18 a fait autour de 10 millions de morts et 20 millions d'invalides dans le monde, plus d'un million de morts en France et on parlait de 240 000 en Bretagne. Le chiffre a été revu à la baisse : on estime plutôt les pertes humaines de 110 à 130 000 morts.

 

Le mur de clôture, terminé en 1934, est appelé « campo santo ».

Long de 450 mètres sur environ 3 mètres de hauteur, il est ponctué de 14 stations

de chemin de croix et ouvert sur le sanctuaire par cinq portes. Ce mur est marqué par

28 plaques imposantes d’unités militaires et 316 pierres de paroisses gravées.

Ces inscriptions par souscription sont à l’origine du financement de ce mémorial.

 

Sur les murs sont gravés les noms de 8.000 d'entre-eux.

Il n’y a aucune dépouille de soldat dans ce Mémorial.

C’est un monument aux morts comme il y en a dans toutes les communes de France.

 

Avec cette Grande Guerre commençait le monde moderne : un nouveau matériel de guerre est apparu, les armes ont changé, les tanks, les pièces d'artillerie avec de puissants canons (la grosse Bertha tirait à plus de 9000 mètres), les armes chimiques avec les gaz dans les tranchées... et les soldats. Cette guerre a vidé les campagnes françaises de ses hommes, dont de nombreux Bretons.

 

Situé juste à côté de la basilique, c'est une grande esplanade ceinturée de dalles gravées

et avec, en son centre, un autel imposant.

Un gisant, réalisé depuis peu en mémoire pour tous les morts des différents conflits,

est implanté à l’arrière du site.

 

Après la Guerre de 1870 – 1871, une délégation de prêtres alsaciens, le 05 décembre 1872 déposent à la basilique de Sainte Anne d’Auray un drapeau avec crêpe de deuil. Ce crêpe est déchiré le 07 mars 1919 après l’armistice de 1918. Le 26 juillet 1914 : peu de jour avant le déclenchement de la Grande Guerre, le pape déclare Sainte Anne patronne de la Bretagne.

 

Haut de 52 mètres, l'inauguration solennelle du Mémorial a lieu le 24 juillet 1932.

 

Le 16 octobre 1921 : lancement d’un concours d’architecture pour la création d’un mémorial à l’intérieur du Sanctuaire de Sainte Anne d’Auray, en mémoire des Bretons morts pour la France au cours de la Guerre 1914 - 1918. Ce concours est lancé à l’initiative des cinq Evêques de Bretagne avec la bénédiction de leur hiérarchie.

 

La vocation première du monument en mémoire des victimes bretonnes de la

1° Guerre mondiale a évolué. Il est maintenant dédié aux disparus de toutes les guerres.

 

16 mai 1922 : René Ménard originaire de Nantes est retenu parmi quatre candidats restés en concurrence après une première sélection fin décembre 1921 pour 15 participants (obligatoirement nés ou demeurant en Bretagne). Le cahier des charges est strict et précis. L’œuvre doit :

▪ comporter une chapelle funéraire avec le nom de toutes les paroisses bretonnes, plus de 1600 pour les cinq diocèses et le chiffre de leurs morts ;

▪ intégrer une esplanade couverte surmontée par un lieu de culte public et impérativement s’incorporer dans l’espace existant, être en harmonie avec la fontaine et la basilique.

 

La rotonde qui supporte l'élancement de huit arcades est couronnée d'un toit

en casque sarazinois que domine une croix ajourée.

 La réalisation des escaliers débute en 1930, les marches en 1931.

 

La porte est encadrée de deux grands bas-reliefs en granit représentant les bras protecteurs des allégories de la Victoire et de la Paix. La crypte funèbre s'organise en 5 absidioles aménagées en chapelles pour les 5 diocèses de Bretagne. De nouveaux conflits ayant endeuillé le pays depuis 1932, un mausolée a été placé au centre de la crypte, dédié « à tous les morts de toutes les guerres ». Les tombes symboliques du marin et du fantassin disparus, sont gardées par saint Michel, patron de la France, et saint Yves, patron de la Bretagne.

 

Les bas-reliefs ornant l'entrée de la crypte sont l'oeuvre de Jules Le Bozec de Mellionne (Côtes-d'Armor).

L'un des bas-reliefs représente la Victoire, et l'autre la Paix.

 

La coupole abrite un autel monolithique en granit rose de Ploumanac'h.

Lors du pardon de Sainte Anne (25-26 juillet), la messe est célébrée de cet autel.

 

 Recouvrant la crypte, la chapelle, forte de huit colonnes est coiffée d’une coupole

dont les travaux débutent en 1928.

La crypte constituée d’une rotonde de 12 mètres de diamètre

soutenue par 8 petites absides dont 2 permettent l’accès.

 

 

La crypte est consacrée le 27 juillet 1927

et chacun des diocèses y possède son autel et son retable.

 

La crypte est terminée en 1927, les autels sont installés en 1928,

les tables et bas reliefs en 1930 et les dernières sculptures en 1938.

 

Aujourd’hui, le Mémorial est entretenu par l’Association des Amis du Mémorial,

avec le concours du département du Morbihan,

et des communes de Vannes et Sainte Anne d’Auray.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/
http://www.bretagne-tours.com
"Les merveilles de Ste Anne d'Auray", Mgr de Ségur, Ed. E.S.R., 2011

"Ste Anne d'Auray", Le Quintrec Charles, Ed. Ouest-France, 1977

Feuillet "Plan général des lieux", remis à l'accueil

C.P.A. collection privée, en prêt
Visite et photos, Chantal Guyon, 21 avril 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville