SAINTE ANNE D'AURAY (Morbihan)
Arrondissement de Lorient - Canton d'Auray
Région Bretagne
 Population : 2.614 Saintannois en 2014.

 

 

Basilique Sainte Anne d'Auray

 

 

Au XVII° siècle, Sainte-Anne-d’Auray ou Ker Anna (Keranna)

est un petit hameau de l'ancienne paroisse primitive de Pluneret. 
C’est en 1623, que sainte Anne apparaît à Yves Nicolazic et Sainte-Anne-d’Auray devient,

à partir de ce moment là, la paroisse où se déroule le plus grand pardon de Bretagne.

La sainte vénérée à Sainte-Anne-d'Auray "Santez Anna béniget" est l'épouse

de saint Joachim, c'est-à-dire la mère de la Sainte Vierge et l'aïeule de Jésus.

 

Vue sur la basilique et la fontaine, depuis la Scala Sancta.

 

La Basilique (1866-1877), est dédiée à Sainte Anne.

Elle est due à Edouard Deperthes et est édifiée

à l'emplacement d'un petit sanctuaire du XVII° siècle (vers 1630).

Là s'élevait le plus ancien sanctuaire (V° siècle) dédié à sainte Anne, qui fut brûlé en l'an 700.

 

Le 26 juillet 1625 fut posée la première pierre d'une nouvelle chapelle. En 1627, les Carmes réformés furent chargés du pèlerinage et achevèrent la chapelle. Depuis cette époque jusqu'à nos jours, les pèlerins n'ont jamais cessé de venir très nombreux à "Ker Anna" (le village d'Anne). Les conversions, les guérisons, les grâces furent innombrables dès les premiers jours.

 

L'édifice de style Renaissance, est orné d'un clocher monumental couronné par un dôme

surmonté de la statue de sainte Anne. La tour a une hauteur de 75 mètres.

En 1976, on hisse au sommet de la flèche de la tour, une statue de 3,5 tonnes

et haute de 6m30 représentant Sainte Anne telle qu'elle apparut à Yvon Nicolazic.

 

Après la Révolution, les bâtiments des Carmes et la chapelle furent rachetés par l'évêché de Vannes qui y établit un petit séminaire en 1815. Mais la chapelle était devenue insuffisante pour recevoir l'afflux sans cesse croissant des pèlerins. Mgr Bécel s'attacha à faire construire un édifice digne du pèlerinage.

 

 

Au-dessus des deux portes latérales de la façade se dressent deux statues : l'une à l'effigie d'Yvon Nicolazic, l'autre figurant Pierre Kériolet (le pénitent), contemporain d'Yvon Nicolazic et qui se convertit pour devenir prêtre en 1636.

 

Le portail occidental.

 

La nef et la rosace au-dessus de la porte occidentale.

 

Tombeau de Yvon Nicolazic, situé dans le bas-côté sud.

 

Les bas-côtés nord et sud.

 

 

Les nombreux vitraux qui ornent la basilique racontent l'histoire de Sainte-Anne,
et sont l'oeuvre MM. Oudinot et Le Maréchal, de Metz (fin du XIX° siècle).

 

Statues : Saint Joseph et Saint Pierre.

 

    Vue sur le choeur depuis le portail occidental.

 

 

 

L'autel de la Dévotion (transept droit).

 

L'autel de la dévotion abrite la statue de Sainte Anne, et possède un retable sculpté par Falguière. Les sept médaillons en marbre de Carrare, représentent différents épisodes de la vie du couple sainte Anne et saint Joachim, son époux. La statue en bois, située à droite de l'autel, représente Yves Nicolazic en prière. Cette statue, datée de 1922, est l'oeuvre du sculpteur J. Jégouzo d'Auray.

 

 

 

L'autel de la Sainte Vierge (transept gauche).
La statue de la Vierge est l'oeuvre du sculpteur italien Lanzirotti.

On y trouve un reliquaire (avec relique) offert à la basilique Sainte-Anne-d'Auray,

par la reine de France, Anne d'Autriche, en 1639.

 

A l'entrée du choeur, se trouvent les statues de saint Joachim et de saint Joseph.

 

Vue sur le choeur depuis la nef.

 

Autour du tabernacle du maître-autel (dédié au Saint-Sacrement), les statues

des quatre évangélistes (saint Matthieu, saint Marc, saint Luc et saint Jean)

en marbre blanc, oeuvre du sculpteur Falguière.

 

Mobilier du choeur et statues.

 

Chapelle latérale.

 

 

Présentation de très beaux ornements sacerdotaux en soieries des XVII° et XVIII° siècles,

et des bannières de confréries.

 

Chapelles latérales.

 

Le cloître.

 

Ce cloître possède deux étages. L'étage supérieur était jadis réservé aux Carmes.

 

Le cloître des Carmes a été construit entre 1638 et 1642. Il a été restauré en 1860 et en 1994. Les Carmes ont assurés l’accueil des pèlerins dès 1628. Les Carmes vont conduire la prière, célébrer la messe, et confesser les pèlerins.

 

La Chapelle de l'Immaculée
Située au fond du cloître, la Chapelle de l'Immaculée construite vers 1890

 

Dans la chapelle intérieure, se trouve un tableau de Louis Couder daté de 1823 et offert par Louis XVIII. Les peintures murales, oeuvre d'Alphonse Le Hénaff, datent de 1876. Nicolazic (né en 1591) qui décède en 1645 repose sous les voûtes de la basilique.

 

L'abri des pèlerins.

 

Dans cette cour, se trouvent les salles : Jean Paul II, Kériolet et audiovisuelle.

 

La Scala Sancta

 

La Scala Sancta, en italien le « Saint Escalier », est dans la tradition chrétienne,

celui du prétoire de Jérusalem gravi par Jésus lors de son jugement par Ponce Pilate

qui décida de sa crucifixion.

 

La Scala Sancta date de 1662 et a été construite par les Carmes

pour faciliter le déroulement des cérémonies religieuses.

La tradition veut que les pèlerins gravissent ses marches à genoux en priant

et en méditant sur la Passion du Seigneur.

 

Vue sur la Scala Sancta depuis la basilique.
C'est aussi en 1627 que les Carmes réformés furent chargés du pèlerinage

et achevèrent la chapelle. Depuis cette époque jusqu'à nos jours,

les pèlerins n'ont jamais cessé de venir très nombreux.

 

Réalisée d'après les plans de Benjamin de Saint-Pierre, la Scala Sancta a été inaugurée

le 21 octobre 1662 par Mgr. Charles de Rosmadec, évêque de Vannes. 
En 1870, la Scala Sancta est démontée, pierre par pierre,

et transférée au fond du champ de l'Epine.

 

La fontaine.

 

Vue sur la fontaine et la basilique, depuis la Scala Sancta.

 

Source très ancienne, lieu de la première apparition en 1623,

aménagée d'abord en 1660, puis en 1898.

 

Les jardins et le parc.

 

L'esplanade et statue, où Madame Anne est apparue en ce lieu,

à Yvon Nicolazic, paysan de Keranna.

 

Entre 1623 et 1625, Sainte Anne Apparaît plusieurs fois dans ce village à un  laboureur Yvon Nicolazic, qui découvre dans son champ du Bocenno, une antique statue de la Sainte. Le 26 juillet 1625, l'évêque, Mgr de Rosmadec, reconnaît l'authenticité des apparitions. Yvon Nicolazic construit tout d'abord une petite chapelle (1630). Les 25 et 26 juillet, quelques 35.000 fidèles viennent de toute l'Europe pour participer au Grand Pardon.

 

La stèle des marins et cet édifice situé près de la fontaine.

Edifiée en 1999, la colonne est surmontée de deux statues représentant

Sainte Anne et Marie. La stèle est dédiée aux marins disparus en mer.

Non loin de là, la croix de Jérusalem, portée par les pèlerins bretons à Jérusalem en 1885.

Cette statue monumentale représentant Anne faisant lire la bible à Marie fut au sommet de la tour de 1874

à 1972. Elle pèse 12,5 tonnes, mesure 5,64 m et est faite de 17 blocs évidés de granit et sculptée par M. Le Goff.

 

Espace Jean Paul II : Stèle rappelant le passage à Sainte d'Anne d'Auray,

du Pape Jean Paul II, le 20 septembre 1996.

L'espace est formé de 16.129 pavés offerts par les pèlerins

lors du pèlerinage de Jean Paul II.

 

Allée menant au mémorial.

 

Le mémorial des 240.000 bretons victimes de la guerre 1914/1918.

Sur le mur d'enceinte du chemin de croix, 8000 noms sont inscrits.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/
http://www.infobretagne.com/

"Les merveilles de Ste Anne d'Auray", Mgr de Ségur, Ed. E.S.R., 2011

"Ste Anne d'Auray", Le Quintrec Charles, Ed. Ouest-France, 1977

Feuillet "Plan général des lieux", remis à l'accueil

C.P.A. collection privée, en prêt
Visite et photos, Chantal Guyon, 21 avril 2017

 

 

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