ROCHEFORT-EN-TERRE (Morbihan)
Arrondissement de Vannes - Canton de Questembert
Région Bretagne
 Population : 640 Rochefortais en 2014.

 

 

La cité médiévale

 

 

Les Romains sont les premiers à établir un camp fortifié sur la butte. Au Moyen Age, une motte féodale lui succède. Au XII° siècle, le donjon protégé par ses douves s'entoure d'un village. On construit l'église Notre-Dame, souvent invoquée pour garder les places fortes. Son implantation, ainsi que celle du bourg d'origine, s'est faite en contrebas du château.

 

Les Grées.

 

 Les Grées, sont des collines de schiste, et font partie du massif des Landes de Lanvaux.

 

Les Grées présentes sur les 3 communes de Pluherlin, Malansac et Rochefort-en-Terre, les ardoisières sont exploitées jusqu’en 1911 pour la pierre de construction et les ardoises de couverture. Le perreyeurs (ouvrier des ardoisières) logent dans le Vieux Bourg, face aux Grées, comme tous les autres ouvriers et artisans du village (tailleurs de pierre, charpentiers, menuisiers, tanneurs, tisserands, cloutiers, sabotiers...) Aujourd’hui, les Grées, paysage de landes, sont une zone naturelle sensible à protéger.

 

La porte de l'étang.

 

La porte, avant 1920 et 1970. Cette porte est l’une des entrées de Rochefort.

Cet axe Nord-Sud coïncide avec la route du sel.

 

 Le sel arrive alors de la Vilaine maritime (La Roche-Bernard et Guérande)

et est acheminé dans les terres (Bretagne intérieure).

La rue Candré est alors une rue principale et est appelée "Grande Rue".

 

Dominée par de puissantes familles de la noblesse bretonne (les Rochefort, puis les Rieux et les Coligny), la cité s'entoure de remparts au XV° siècle. L'ancien bourg au pied de la colline, est celui des artisans. La nouvelle agglomération regroupe le clergé, les commerçants et les administrateurs. La forteresse est démantelée deux fois : en 1488 et en 1594. Le village continue pourtant de se développer. Sur les foires et marchés qui se tiennent sous les halles, on négocie les produits locaux : tissu de lin ou de chanvre, ardoises, bois, cuirs...

 

La place du vieux puits.

 

Les époques architecturales se déclinent visiblement sur la place du Puits

avec des maisons de schiste et de granit, des encorbellements et des colombages.

 Une balance est sculptée au-dessus de la porte de l’Office de Tourisme,

une construction du XVII° siècle qui abritait le tribunal seigneurial.

 

Sur la place du Puits se trouvait la première halle de la ville.

C’est également l’endroit supposé de l’installation de la guillotine utilisée en 1793

pour l’exécution de trois condamnés contre-révolutionnaires.

 

La place des Halles.

 

Les halles avant 1970 et en 2017.

 

À droite des halles, l’hôtel Burban sert, au XVII° siècle, de prison seigneuriale.

À gauche des halles, l’hôtel-restaurant Le Pélican, autrefois Auberge Lecadre,

accueille à la fin du XIX° siècle de nombreux peintres, dont Alfred Klots.

En face de l’hôtel, la Mairie se pare tous les printemps des fleurs d’une glycine bicentenaire.

 

Les halles, construites en U, abritaient les foires et les marchés,

mais également comme lieu de festivités.

 

Place principale du bourg à partir du XVII° siècle, la place des Halles est longtemps restée

un des lieux importants de la cité de part sa fonction économique.

 

La maison des tourelles, du XVI° siècle, en encorbellement (appelé aussi un oriel)

associe de manière très originale des décors de styles gothique et renaissance bretonne.

 

Dans le vieux Bourg : le calvaire.

 

Avant 1970, le calvaire est situé devant l'église Notre-Dame de la Tronchaye.

 

La croix panneau, typique de cette partie de la Bretagne

 porte la Crucifixion et la Descente de croix

et surmonte un socle hexagonal sculpté des scènes de la Passion.

 

Le grand calvaire  est réalisé en 1930 par un architecte qui loge au Vieux Bourg. Il remplace un calvaire du XVI° siècle composé d’un socle en schiste et d’une croix en bois. Situé en contrebas du château et des maisons plus nobles, ce quartier d’habitations et de travail accueillait les habitants les plus humbles de Rochefort.

 

Des volées d'escaliers dévalent la roche

vers des landes fleuries d'ajoncs ou un étang entouré d'arbres.

 

Plusieurs maisons anciennes datent des XV°-XVIII° siècles. Construites en schiste et en granit, elles regorgent de portes sculptées, fondation à même le roc, lucarnes ouvragées, corniches, perrons de pierre... La plupart de ces maisons abritent des commerces ou des ateliers d'artisans.

 

Le vieux lavoir et l'étang.

 

 

Ce lavoir communal du XVI° siècle est alimenté par le ruisseau le Candré.

À côté se trouve un lavoir privé.

 

Le château.

 

Au bout de l’allée de platanes, un pan de mur en ruine est ce qui reste

du premier château de Rochefort. Dès le XII° siècle, le château, puis la cité,

sont construits sur cet éperon rocheux, la «Roche Forte» qui donne son nom à la famille.

 

Au XV° siècle, c’est sous le règne de Jean IV de Rieux-Rochefort, puis de son fils, Claude 1er, que la cité devient prospère. Jean IV, conseiller du duc de Bretagne, participe à la bataille de Saint Aubin-du-Cormier, en 1488, au cours de laquelle les Bretons sont vaincus par le roi de France. Celui-ci ordonne la destruction de châteaux bretons, dont celui de Rochefort. À la mort du duc de Bretagne, Jean IV est nommé tuteur d’Anne de Bretagne, et celle-ci lui octroie une dotation de 100 000 écus d’or, avant de devenir Reine de France. Grâce à cette somme, Jean IV reconstruit son château et installe des chanoines dans l’église. Après maintes péripéties, le château est détruit une troisième fois à la fin de la Révolution française. Le domaine est racheté, au début du XX° siècle par un peintre américain, Alfred Klots qui transforme les communs en manoir (en continuant le chemin après la ruine). Au décès d’Alfred Klots, son fils, Trafford, hérite du château. À son décès, en 1976, son épouse, Isabel Klots, hérite du château et le revend en 1978 au Conseil Général du Morbihan. Depuis 2013, le château appartient à la commune.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.infobretagne.com/rochefort-en-terre.htm

"Rochefort_enTerre, Petite Cité de caractère"

monographie de Martine Rouellé, Liv'édition, 2011

C.P.A. collection privée, en prêt
Visite et photos, Chantal Guyon, 23 février 2017

 

 

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