QUIBERON (Morbihan)
Arrondissement de Lorient - Canton de Quiberon
Région Bretagne
 Population : 4.963 Quiberonnais en 2014.

 

 

La station balnéaire

 

 

Entre côte sauvage et plages de sable fin.

A l'origine, Quiberon était une île granitique. Les courants marins ont peu à peu déposé

sable, galets et alluvions dans l'espace qui la séparait du continent,

créant une flèche de sable, appelée tombolo.

Le relief est nettement plus élevé et la presqu'île devient plus large.

 

La presqu'île.

 

La presqu'île et l'isthme de Penthièvre.

Cette presqu'île, rattachée au littoral breton par un isthme de 6 km,

est longue de 9 km et large de 2 km.

 

Sur cette terre posée au ras de l'eau (point culminant 38 m), la population se répartit dans une dizaine de hameaux aux maisons blanches (Kerhostin, Saint Julien, Port Haliguen, Portivy...) au sein de deux communes : Quiberon et Saint Pierre-de-Quiberon.

 

Ce grand "brise lames" offre un grand contraste entre sa côte orientale, basse et bordée de nombreuses plages, et sa côte occidentale, appelée "côte sauvage" et battue par les vents dominants.

 

La côte sauvage.

 

La côte sauvage vers la pointe du Percho, et l'arche de Port Blanc.

Tournée vers l'ouest, cette magnifique côte sauvage s'étend sur 8 kilomètres

depuis le Château Turpault jusqu'à la pointe du Percho.

Falaises déchiquetées, arches creusées par les flots

 

La pointe de Beg-er-Lan.

Cette pointe porte un long tumulus de 50 m de long

qui servait de camp retranché du temps des Vénètes.

 

 

Falaises escarpées, rochers contre lesquels viennent s’écraser les vagues, petites criques,

grottes et récifs, sans oublier la belle végétation sur le haut des falaises,

où de jolies fleurs s’entremêlent à l’herbe.

 

Les mégalithes.

 

Les dolmens Jean et Jeanne.

 

Sur la route de la côte sauvage, s'ancrent de nombreux sites mégalithiques

et à l'intérieur des terres de jolis hameaux pittoresques.

 

Comme aux environs de Carnac, la presqu'île de Quiberon est semée de mégalithes variés dont une importante nécropole et des alignements datant de 3000 à 5000 ans avant J.C. Aux V° et VI° siècles, les Bretons colonisèrent le site, comme le reste de la Bretagne, et un prieuré est fondé à Saint Clément, sous l'égide de l'abbaye Saint Gildas de Rhuys.

 

Le château de Turpault.

 

La dernière pointe avant d'entrer dans Quiberon, Beg er Lan, porte le château de Turpault.

Il a été construit au début du XX° siècle par un industriel originaire de cholet.

 

Au Moyen Age, la presqu'île est couverte de forêts et sert de terrain de chasse aux ducs de Bretagne. Ce n'est qu'à partir du XIII° siècle que l'on commencera à déboiser. En 1746, la France est en guerre contre l'Angleterre. Les marins anglais tentent de s'attaquer à Lorient, siège de la Compagnie des Indes. Ils échouent et se rabattent sur la presqu'île où ils poursuivent l'Ardent, une frégate française, jusque dans la baie de Port-Maria. Ils coulent la frégate et s'attaquent à Quiberon, opérant une razzia, incendiant les villages et détruisant la plupart des monuments.

 

La porte de Conguel et le phare de la Teignouse.

 

C'est le point le plus extrême de la presqu'île, signalé au large,

par le phare de la Teignouse, construit en 1845.

 

Après la Révolution, un grand nombre de nobles et de royalistes se sont réfugiés à Londres autour du comte d'Artois, prétendant à la succession. Les Anglais, favorables à une restauration de la royauté, acceptent de débarquer trois régiments de ces émigrés en baie de Quiberon. Le 27 juin 1795, les Anglais les laissent à terre sur la plage de Porigo. Mais Hoche, qui a déjà investi Auray, les attend et les fait bloquer dans la presqu'île par l'un de ses généraux. Les émigrés mal organisés et en proie à des dissencions, se réfugient alors dans le fort de Penthièvre. On leur promet la vie sauve s'ils capitulent. Ils finissent par se rendre le 22 juillet, mais la parole donnée ne sera pas tenue et 952 des prisonniers seront fusillés dans un marécage près d'Auray.

 

Port Maria.

 

Port Maria fut autrefois un port sardinier grouillant d'activité.

Aujourd'hui, quelques bâteaux de pêche viennent encore décharger leur poisson,

mais le port se consacre aux liaisons maritimes.

 

Le port de pêche, avant 1920 et vers 1950.

 

Débarquement des sardiniers, avant 1970.

 

Les poissonneries le long du port rappellent la première vocation du port. De son passé sardinier (en 1951), onze conserveries empoyaient 700 personnes. Quiberon garde deux conserveries : la Quiberonnaise et la Belle Iloise.

 

La Laminaire (Laminari), est un genre d'algues brunes de la famille des Laminariaceae.

Son thalle en forme de ruban peut mesurer jusqu'à 4 mètres de long.
Les Laminaires ont besoin de lumière intense pour vivre.

 

Sur la côte Quiberonnaise, les laminaires ou kornail en breton, sont particulièrement abondants. Après les avoir séchés, les habitants les brûlaient et recueillaient les cendres qui servaient à fabriquer de la soude. Un autre usage était réservé au varech. La Société Industrielle des Varechs, implantée en 1922 près de Penthièvre utilisait le varech séché pour fabriquer des matelas destinés aux prisons et aux hôpitaux.

 

Port Haliguen.

 

 

Vues aériennes avant 1970.

A l'entrée du vieux port, deux statues se font face, de part et d'autre du chenal :

le pêcheur et l'Ondine, offertes par le sculpteur berlinois Klingbeil.

 

Le port de plaisance de la presqu'île.

 

Le hameau de Port-Haliguen a gardé tout son charme, malgré les projets qui viennent régulièrement le mettre en péril. C'est pour moi, le coin le plus pittoresque, avec ses maisons traditionnelles et ses ruelles enchevêtrées.

 

La gare maritime.

La gare maritime de Quiberon voit passer entre 900.000 et 1million de personnes par an.

Elle se situe entre celles de Vannes et d'Auray, par son importance.

C'est la deuxième gare maritime après la Corse, en ce qui concerne le trafic de voyageurs.

 

Port Maria se consacre de nos jours aux liaisons avec les îles : Belle-Île, Houat et Hoëdic.

 

La compagnie Océane, une filiale de Veolia Transport, a été créée en janvier2008 quand le groupe a obtenu du conseil général le marché des liaisons maritimes entre Quiberon (Port-Maria) et les îles Houat, Hoedic et Belle-Ile, ainsi que la liaison entre Lorient et l'île de Groix. Avec les saisonniers, la compagnie atteint un effectif de 350 salariés, en coeur de saison. Elle transporte 1,4 million de personnes par an.

 

Les plages de la côte orientale.

 

 La station balnéaire de Quiberon située face à Belle-Ile-sur-Mer,

est l’une des stations les plus recherchées du Morbihan et du Sud de la Bretagne.

 

Avant 1970, la grande plage de la pointe du Conguel, et la plage du bourg de Kerhostin.

 

On trouve plusieurs plages à Quiberon. La plus fréquentée et la plus belle se situe directement dans le centre-ville à côté du port (Port-Maria). Orienté plein sud, elle offre une très belle étendue de sable et l’on peut s’y baigner à marée haute comme à marée basse. Plus au nord, les plages de Saint-Pierre-Quiberon sont également intéressantes. Les plages océanes sont immenses et l'on peut même y pratiquer du char à voile.

 

L'institut de thalassothérapie.

 

L'Institut et la plage de Goviro, avant 1970.

 

En 1963, le cycliste Louison Bobet, qui a découvert pour son compte personnel, les vertus de l'eau de mer et des algues, lance la mode de la thalassothérapie moderne et ouvre un premier centre à Quiberon. Visionnaire, le champion devance ainsi de presque vingt ans la vogue actuelle et donne du même coup à Quiberon son image de station mariant loisir, sport et soin.

 

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Gare maritime : www.letelegramme.fr/

Panneaux explicatifs présentés dans l'église

"Quiberon entre ciel et terre", Philippe Mollon-Deschamps et

Odile Benoit, Editions Bavarel, 1996

C.P.A. collection privée, en prêt
Visite et photos, Chantal Guyon, 16 avril 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville