PORT-LOUIS  (Morbihan)
Arrondissement de Lorient - Canton de Hennebont
Région Bretagne
 Population : 2.644 Port-Louisiens en 2014.

 

D'une superficie de 107 ha, et d'une altitude de 0 à 14 mètres,

la ville est située au havre de l'embouchure du Blavet

entre petite mer de Gâvres et la rade de Lorient.

 

La ville qui se nommait anciennement Blavet et sa citadelle sont rebaptisés Port Louis

le 17 juillet 1618 sur décision royale attestée par lettres patentes.

Port-Louis, Porzh Loeiz en breton, rappelle le nom des rois de France

et marque ainsi leur suzeraineté sur ce port qui fut longtemps forteresse.
Sous la Révolution française, la commune porte provisoirement les noms

de Port-de-l'Égalité et de Port-Liberté.

 

Vues aériennes avant 1970.

La ville s'est développée à partir du village de pêcheurs bretons dénommé Blavet

dont la chapelle Saint Pierre était le centre.

Le havre de Blavet et la rade sont fréquentés

par les bateaux de l'Atlantique et de la Mer du Nord depuis le Moyen Age.

 

Les remparts.

 

Vue sur les fortifications avant 1970.

 

Les remparts et la porte de l'hôpital.

 

Les remparts devant l'anse du Driasker.

 

En 1590, la ville est prise par les Ligueurs, brûlée, puis livrée aux Espagnols, qui y restent jusqu'en 1598. Ceux-ci construisent le "Fort de l'Aigle", premier élément de la Citadelle. Celle-ci est ensuite complétée et la ville reçoit en 1618, le nom de Port-Louis en l'honneur de Louis XIII.

 

La ville est fortifiée en 1649-1653.

Elle se développe alors en direction du port de la Pointe.

 

En 1664, la ville devient le siège de la Compagnie des Indes Orientales qui est à l'origine des chantiers navals et de la ville de l'Orient. Les élégantes demeures des négociants, des armateurs et des marins se multiplient.

 

La ville close.

 

Vue sur la ville et l'église Notre-Dame - La petite Rue,

qui renferme un logis du XVI° siècle, transformé en école privée entre 1805 et 1820.

Au XX° siècle, c'était un débit de boisson où se réunissaient des équipages de pêcheurs.

 

L'Hôtel de ville et le port de plaisance.

 

▪ L'hôtel de ville est bâti vers 1770 pour Dominique Ollivier, chirurgien major de la Place. Il a été ensuite habité par des officiers de marine, puis Henri Guiheneuc, maire de la ville de 1866 à 1875. Cette haute maison à 3 étages de baies cintrées est entourées d'une plate-bande. Une "guette", belvédère à la mode vers 1900, a été ajoutée sur la toiture.

▪ Le port de plaisance : le commerce et la pêche prospèrent jusqu'au début du XX° siècle. Le tourisme balnéaire s'y substitue progressivement au XIX° siècle pour devenir de nos jours la principale activité locale.

 

La station balnéaire.

 

Dès 1837, fut fondé le premier établissement de bains, patronné par la Reine Marie Amélie. Le micro-climat de la cité était réputé pour ses effets vivifiants. Aujourd'hui, la station bénéficie d'une opération de revalorisation dans le cadre du contrat de Plan-Etat-Région, destinée à mettre en valeur la beauté du site, la richesse du patrimoine, la diversité des activités nautiques, les effets reposants et toniques des séjours au bord de la mer.

 

L'hôpital de la Marine.

 

Le portail néo-classique et le logis voisin ont été bâtis vers 1804.

Ce sont les seuls vestiges subsistants de l'époque du Premier Empire à Port-Louis,

et les seuls vestiges de l'hôpital maritime, créé en 1795,

qui était à l'origine, le couvent des Récollets, incendiés en 1945.

 

Chapelle Saint Pierre.

 

La chapelle Saint-Pierre (1859-1861), a été construite par l'architecte Le Hagre

en remplacement de l'ancienne église gothique flamboyant

du bourg de Loc-Péran (1553) et qui a été démolie en 1859.

 

Jugée trop exiguëe par le curé Le Veux, et malgré les regrets de la population,

la chapelle est démolie en 1859 et remplacée par une chapelle néo-classique.

 

Aujourd'hui, cette chapelle restaurée sert au culte une fois l'an pour la Saint-Pierre.

On y trouve des statues qui datent du XVI° siècle, de jolies stalles

et trois beaux retables décorent le chœur et les chapelles latérales.

 

Dès le commencement du XVII° siècle, le petit village de Loc-Péran ou Blavet ayant acquis l'importance d'une ville par les travaux considérables de fortifications exécutés par le gouvernement, et par le grand nombre de fonctionnaires de la marine qui y résidaient, la chapelle de Saint-Pierre ne tarda pas à devenir insuffisante. Mais la vénération des fidèles pour cet antique sanctuaire, que les Souverains Pontifes avaient enrichi de nombreuses indulgences, ne permit pas d'y toucher pour le réédifier dans des proportions qui fussent en rapport avec les besoins du service religieux. Pour ces raisons, on résolut de construire un nouvel édifice sur un autre point de la cité. Alors, vers 1662, s'éleva l'église de Notre-Dame de l'Assomption. Le service curial y fut immédiatement transféré, et elle enleva à celle de Saint-Pierre son rang d'église tréviale. Par un privilège extrêmement rare, cette trêve eut bientôt son Général (sorte de conseil de fabrique), à l'instar des paroisses. (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

www.infobretagne.com/port-louis.htm

Brochure "La citadelle et la ville de Port-Louis, de 48 pages

Musée de la Marine, Port-Louis, 2015

Brochure 12 pages "Bienvenue au coeur de Cité", O.T. Port-Louis

Panneaux explicatifs présentés sur le site

C.P.A. collection privée, en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, 20 avril 2017

 

 

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50660 - Lingreville