PONTIVY  (Morbihan)
Arrondissement de Pontivy - Canton de Pontivy.
Région Bretagne.
 Population : 13.965 Pontivyens en 2014.

 

 

Château médiéval et Renaissance

des Ducs de Rohan.

 

 

Le château est le lieu de la déclaration d'indépendance avortée de la Bretagne

lors de la création du Comité national breton

par les membres du Parti national breton en juillet 1940.

 

Vues aériennes avant 1970.

Caractéristique de l'architecture militaire médiévale, le château possédait à l'origine

quatre grosses tours reliées par des courtines dessinant un quadrilatère de 90 m sur 75.

Il n'en reste plus que deux.

 

Le château occupe l'extrémité d'un promontoire

et forme un quadrilatère avec tours d'angle, le tout entouré de fossés secs.

 

Construction du château à flanc de colline, sous Jean II de Rohan, de 1479 à 1488. En 1502-1503 percement des lucarnes de l'élévation ouest. En 1560, Henri II de Rohan fonde l'Eglise réformée de Pontivy. En 1603, la vicomté est érigée en duché-pairie, en 1621 Henri de Rohan est élu général des huguenots de France.

 

Le château est flanqué de quatre tours d'angle circulaires reliées par une courtine de 20 mètres de haut.

 

Pendant les guerres de Religion, le château est occupé par les troupes de Mercoeur. C'est probablement de cette époque que date la ruine de la tour sud-est (un inventaire de 1621 ne mentionne que trois tours). Déchu de ses biens et de ses titres en 1627, Henri II les retrouve avec l'édit de Grâce de 1629 et Pontivy est la seule forteresse des Rohan qui n'ait pas été démantelée. Au XVIII° siècle, les fossés sont transformés en promenade. Un plan de 1781 signale que la tour nord Est menace ruine. Sous la Révolution et l'Empire, le château abrite le tribunal et les instances administratives de la nouvelle ville en attendant la construction des bâtiments prévus par le décret de 1802.

 

L'accès à la cour intérieure s'effectue par un pont dormant

qui a remplacé les deux pont-levis jetés sur les douves jamais mises en eau.

Le logis seigneurial au nord est remanié au XVIII° siècle, et il s'orne de frontons à redents.

 

Seuls deux corps de logis subsistent, côtés ouest et nord. L'aile résidentielle au niveau de la façade occidentale est flanquée de deux grosses tours à mâchicoulis, coiffées en poivrière, sur les quatre que comprenait probablement l'enceinte. Ces tours, au lieu de chercher à se protéger de l'échalade par une hauteur impressionnante, préfèrent s'enterrer et s'élargir solidement sur leurs bases (60 mètres de circonférence pour la tour nord et 48 pour la tour ouest).

 

 

 L'épaisseur des murs atteint par endroits plus de 5 mètres de large,

afin de résister aux progrès de l'artillerie et aux tirs des canons.

 

L'appareil est de schiste jusqu'à hauteur des mâchicoulis bretons sculptés en granite.

Les deux tours arrière (l'existence originelle de la quatrième tour, au sud-est, est encore l’objet d’interrogations)

qui s'effondraient au XVIII° siècle, ont été relevées en soutènement pour éviter d'autres éboulements.

 

La contrescarpe est arasée au début du XX° siècle,

la terre ainsi récupérée ayant servi à combler le fossé.

 

Au XIX° siècle, une communauté religieuse occupe le château des Rohan, et agrandissement de la chapelle. Les sœurs quittent le bâtiment en 1884. La demeure est ensuite louée par la famille de Rohan, à la fin XIX° du siècle, à M. Jérôme Le Brigand qui y fonde un musée breton, puis en 1909 à la société sportive de la Garde Saint IV.

 

 

Les remparts et les douves à demi comblées et transformées en prairies.

 

En septembre 1939, le château est réquisitionné par l'armée française et sert de caserne à des troupes polonaises. Par lettre datée du 24 octobre 1951, adressée à la municipalité de Pontivy, Madame la duchesse de Rohan fait savoir qu'elle consent tant en son nom qu'au nom de son fils Monsieur le duc de Rohan, à la location à la ville, pour une durée de 99 ans, et moyennant un loyer de un franc par an, du château des Rohan. La location stipule que la ville de Pontivy prend en charge les travaux de restauration, de réfection et d'entretiens. Le château est restauré de 1955 à 1972 et classé Monument Historique le 30 décembre 1953.

 

 

À l'étage du chemin de ronde crénelé et couvert ont été ajoutées au début du XVI° siècle

des lucarnes à frontons aigus.

 

En raison de l’effondrement de la courtine sud du château,

ce dernier est fermé au public.

 

Vendredi 7 février 2014, alors que Pontivy subissait les affres de la tempête Petra, le château des Rohan, en sommeil depuis la mi-novembre pour cause de fermeture annuelle, se rappelait au souvenir des Pontivyens d’une manière inattendue : dans un puissant fracas, le parement extérieur de la courtine sud s’effondrait dans le fossé, entraînant avec lui une partie de la petite pièce de stockage accolée à la tour sud-ouest.

 

Dès la réouverture du château,

je retournerai poursuivre la visite de ce château très intéressant.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.infobretagne.com/
http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/

Panneaux explicatifs présentés sur le site

C.P.A. collection privée, en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, 22 avril 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville