PONTIVY  (Morbihan)
Arrondissement de Pontivy - Canton de Pontivy.
Région Bretagne.
 Population : 13.965 Pontivyens en 2014.

 

D'une superficie de 2.485 ha, et d'une altitude de 48 à 102 mètres,

la ville est placée au centre de la péninsule bretonne,

et son centre historique est situé sur la rive gauche de Blavet.

 

La ville est au confluent des deux canaux du centre Bretagne :

le canal du Blavet et le canal de Nantes à Brest.

 

 

Basilique  gothique Notre-Dame-de-Joie, du XV° siècle

 

 

L’église Notre-Dame-de-Joie a été reconstruite dans un style gothique flamboyant,

sur l’emplacement d’une ancienne église, au centre de la ville médiévale.

Initialement dédiée à Saint-Ivy, saint patron de Pontivy,

l’église fut ensuite placée sous la protection de Notre-Dame.

En effet, à la fin du XVII° siècle, les Pontivyens prient Notre-Dame de les protéger

contre une épidémie. Ayant été épargnés, ils consacrent alors l’église à Notre-Dame-de-Joie.

En 1959, l’église reçoit une bulle du Pape Jean XXIII lui octroyant le titre de basilique mineure.

 

L'église est flanquée de bas côtés à la nef.

 

L'édifice a été très fortement remanié à la fin du XVIII° et dans la 2° moitié du XIX° siècle.

La flèche du clocher a été totalement reconstruite en 1897.

 

A l'ouest se dresse une large tour carrée, bordée d'une galerie flamboyante, et surmontée

d'une tourelle polygonale en pierre, amortie en ardoises, et sans doute inachevée.

 

Le portail du XVI° siècle est constitué par deux baies en anse de panier, double voussure

avec feuillages sculptés, surmontées par des accolades. Celles-ci reposent sur trois colonnes.

 

Au-dessus de leur chapiteau se distinguent sur de légers pinacles les losanges ajourés répétés sur les trois colonnes. La pierre commémorative placée entre les deux fleurons dominant le portail, relate que la tour a été construite en 1533 par les paroissiens.

 

Les fenêtres, dont les meneaux ont été refaits au XIX° siècle, sont surmontées,

à l'extérieur, de pignons aux rampants décorés de crosses et choux.

 

 

Tour octogonale, en poivrière, permettant l'accès au clocher.

 

Avant les restaurations du XIX° siècle, l'édifice comprenait une nef de quatre travées,

avec bas-côtés, un transept et un choeur à chevet plat. Le carré du transept

seul était voûté d'ogives. Au XIX° siècle, toute l'église fut voûtée

et le choeur flanqué de collatéraux prolongeant les bas-côtés.

 

Les orgues datent de 1836 : le buffet, construit par Dominique et Aristide Cavaillé-Coll,

a été remanié par Debierre en 1878 et par Gobin en 1960.

 

Les arcades qui séparent la nef des bas côtés sont ogivales

et reposent sur des piliers carrés à colonnes engagées.

Le tableau intitulé "Descente de Croix" date de 1635 et a été restauré en 1974.

 

Les bas-côtés du choeur et les voûtes de la nef datent de 1886.

Le carré de l'inter-transept est voûté en pierre ; récemment le reste de l'église

a été voûté de même ; les bas côtés ont été prolongés le long du choeur,

de manière à laisser le sanctuaire dégagé.

 

Les saints :  Jacques, Paterne, Etienne, Yacinthe, Catherine et du Sacré Coeur.

 

 

L'autel du transept proviendrait d'Arzano. Ayant été mis hors de l'église pour être détruit,

le curé de Pontivy l'aurait sauvé et réinstallé.

 

Enfeu avec gisant.

Statues de Saint Armel, Vierge à l'enfant et (non identifié).

 

Le retable du calvaire dans le bras sud, en bois sculpté, date du XVI-XVII° siècle.

 

Les meneaux des fenêtres ont été rétablis,

et les fenêtres elles-mêmes garnies de vitraux par M. Laumonnier, de Vannes.

 

Enfeu avec gisant.

 

 

Le retable et le maître-autel, en pierre et marbre sculptés, datent de 1782 :

le devant porte le nom de Jéhovah en caractères hébreux et un tabernacle en marbre

muni d'une porte ouvragée surmonte le maître-autel.

La lampe en argent date du XVII° siècle et elle est offerte à la communauté en 1696

en reconnaissance de l'intervention de Notre-Dame-de-la-Joie

pour arrêter l'épidémie de peste qui sévissait dans le pays.

 

C'est sur cet autel que les fédérés ont signé leur acte d'union le 19 janvier 1790. Le retable du maître-autel représente saint Ivy en évêque, entouré de saint Pierre, de saint Paul et de personnages tels que le duc et la duchesse de Rohan qui ont contribué par leur don à reconstruire une partie de l'église.

 

L'aigle-lutrin en bronze du XVII° siècle est un don du duc de Rohan (les serres de l'oiseau

s'agrippent à une grosse sphère de bronze qui symbolise le globe terrestre).

 

Autel du XVIII° siècle et statue de Notre-Dame de la Joie.

Les vitraux, oeuvre de Laumonnier de Vannes, datent du XIX° siècle.

Le vitrail, qui représente l'Assomption de la Vierge, date de 1902.

 

Les saints : Benoît, Antoine de Padoue, Evêque, Eloi, (non identifié), Yves et André.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.infobretagne.com/
Dictionnaire des églises de France, Bretagne, Volume IVA

Editions Robert Laffont, 1968

Panneaux explicatifs présentés sur le site

C.P.A. collection privée, en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, 22 avril 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville