MERLEVENEZ  (Morbihan)
Arrondissement de Lorient - Canton de Pluvigner.
Région Bretagne
 Population : 3.175 Merlevenéziens en 2014.

 

D'une superficie de 1.767 ha, et d'une altitude de 1 à 40 mètres,

la ville borde la ria d'Etel.

Etymologie : en breton Brelevenez, de bre (mont, colline) et levenez (joie).

 

 

Eglise romane Notre-Dame-de-la-Joie

 

 

En 1859, une légende présente l'origine du nom Merlevenez :  elle parle d'un seigneur

marié depuis longtemps et toujours sans enfant qui promit une chapelle à la Vierge

s'il en obtenait un. Il obtint une fille ce qui le remplit de joie

et bâtit alors l'église de Merlevenez ou de la fille de la joie.

 

L'église mesure 38 mètres sur 12 mètres, et se compose d'une nef

accompagnée de bas-côtés,

d'un transept et d'un choeur à chevet plat.

Avant de devenir paroissiale, l'église a appartenu aux templiers et,

en dépit des bombardements de 1944-45,

elle compte parmi les plus belles constructions romanes de Bretagne.

 

L'ancien puits.

Des contreforts plats en bel appareil consolident le blocage des murs anciens.

À l'est du croisillon sud, la sacristie est construite au XIX° siècle.

 

Porte en plein cintre moulurée de deux tores

qui reposent sur des colonnettes à chapiteaux.

 

Archivoltes reçues sur des colonnettes et ornées de dents de scie et de fleurs à quatre pétales, ils forment comme des avant-corps. Fronton triangulaire à l'antique sous une fenêtre haute d'époque romane, surmonté d'une corniche à modillons.

 

La construction de l'église commence au XI° siècle et se poursuit au XII° siècle.

La nef est surélevée au XIV° siècle.  La charpente du chœur est posée en 1410.

Le clocher est restauré en 1533, après avoir été abattu par la foudre.

 

L'église est restaurée au cours des années 1960. C'est en supprimant la sacristie durant les travaux de restauration d'après guerre, que sont découvertes les fondations de l'ancienne absidiole sud du transept. Le chevet plat est épaulé par des contreforts plats amortis en larmier qui sont disposés aux angles et au centre des murs latéraux entre les deux baies qui éclairaient chaque côté du chœur.

 

Le clocher est édifié sur le carré du transept, à la fin du XIV° siècle,

Ruiné par la guerre, il est reconstruit à l'identique, avec une tour octogonale,

ajourée de baies jumelles

et couronnée d'une balustrade de quatre feuilles, et sa longue flèche.

 

Durant l'épisode de la poche de Lorient, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le clocher de l'église sert de poste d'observation aux allemands. Pour cette raison, l'église subit de nombreux bombardements et le clocher s’effondre.

 

Deux portails s'appliquent l'un contre l'autre en façade ouest,

l'autre sur le croisillon méridional.

Au-dessus, une fenêtre flamboyante s'ouvre sous les rampants.

 

La façade méridionale de la nef présente deux baies, qui ont été remaniées au XVIII° siècle et au XIX° siècle. La façade était percée de deux baies en arc plein-cintre, larges et à double rouleau. Des colonnettes portaient un décor de figures grimaçantes. Les contreforts de cette façade sont des ajouts du XIV° siècle ou du XV° siècle. Le portail à double voussures est construit en arc plein-cintre. Il est percé dans la maçonnerie.

 

La nef de 5 travées communique avec ses collatéraux

par des arcades brisées à double rouleau.

 

La nef possède trois vaisseaux et cinq travées de plan barlong.

De hautes arcades à double rouleaux brisés,

séparent la nef centrale des bas-côtés qui sont plus étroits.

Les piles cruciformes, sont supportées sur les quatre faces par des demi-colonnes.

 

 

Les chapiteaux sont sculptés de motifs géométriques, de feuilles stylisées,

d'animaux, de grotesques et même, de scènes à personnages.

 

 

Quatre puissantes piles dessinent le carré du transept et reçoivent le double rouleau

des arcades. Leurs chapiteaux à feuillage sont postérieurs à ceux de la nef.

Des trompes d'angle ont permis de construire,

sans doute au XIV° siècle, une voûte à huit compartiments.

 

 

 

Le choeur, où l'on reconnaît d'anciennes baies, a été prolongé à l'époque romane,

avant que son chevet fut percé d'une immense baie flamboyante.

 

Bombardée en 1944, l'église perdit ses toitures et tout son mobilier. Le décor sculpté fut préservé. Elle a été entièrement restaurée, à l'identique. Les vitraux sont l'oeuvre du maître verrier Gruber.

 

Fontaine de Kergornet, ou fontaine Maria.

 

Cette fontaine du XVIII° siècle est dédiée à la Vierge

 

Contre le mur du fond un édicule avec un toit en pyramide arrondie qui s’appuie sur 2 piliers sculptés. Au-dessus de la piscine carrée, la statue est protégée par un écran bombé, hélas devenu opaque au fil du temps. Autour des 2 lavoirs et de la fontaine le sol est dallé et un mur clôture l’ensemble.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Panneaux explicatifs présentés à l'entrée de l'édifice

Dictionnaire des églises de France, Bretagne

Tome IVa, Editions Robert Laffont, 1968

C.P.A. collection privée, en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, 20 avril 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
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