LIGNOL  (Morbihan)
Arrondissement de Pontivy - Canton de Gourin.
Région Bretagne
 Population : 900 Lignolais en 2014.

 

D'une superficie de 3.843 ha, et d'une altitude de 93 à 187 mètres,

le village est situé dans le Pays Pourlet dont la capitale est Guéméné-sur-Scorff.

Etymologie : Lignol vient du breton « an lignol » ou du latin « lineolum » (lin).

 

 

Chapelle Saint Yves, des XV° - XVI° siècles

 

 

La chapelle passe pour avoir remplacé une ancienne chapelle de Templiers.

 

L'édifice primitif dédié à la Sainte Trinité fut bâti à la fin du XV° siècle.

Clocher-pignon en dentelle de pierre.

 

Le petit clocheton domine le portail occidental.

Il est assis sur une balustrade flamboyante, elle même établie sur des arceaux.

 

La chambre des cloches est sommée, sur chacune de ses faces, d'un pignon

et surmontée d'une courte flèche polygonale aux arêtes garnies de crochets.

Des angles s'élancent des animaux fantastiques. Deux contreforts encadrent la façade.

Sous la tour s'ouvre une belle porte à accolade flamboyante

flanquée de pilastres à pinacles décorés, du XVI° siècle

 

Aujourd'hui encore, l'ensemble domine le village

par son imposant clocher de style gothique flamboyant.

La base carrée sur laquelle le clocher repose

est entourée d'un parapet ajouré, véritable dentelle de pierre.

 

Le plan en T de la chapelle rappelle qu'elle connut différents remaniements.

 

L'escalier extérieur donne accès à la balustrade.

 

Choeur de la chapelle.

 

L'arcade en plein cintre permet la liaison des deux vaisseaux.

 

Voûtes, sablières et entraits sculptés, du XVI° siècle.

Des motifs géométriques se mêlent aux personnages fabuleux et aux animaux fantastiques.

 

Une chapelle seigneuriale, relevant du seigneur de Coscro,

y fut accolée au sud au XVI° siècle.

Une arcade permit de lier des deux vaisseaux.

 

 

Sablières et entraits du XVI ° siècle,

sculptés de personnages fabuleux, d'animaux fantastiques.

 

La chapelle seigneuriale du XVI° siècle.

 

Au XIX° siècle, la chapelle seigneuriale fut également rallongée

et les fenêtres refaites en plein cintre.

 

Les statues datent du XVI° siècle : Saint Yves et la Sainte Trinité, y côtoient  :

Saint Méen en pierre, Sainte Marguerite, une Vierge à l'enfant,

Saint Diboen et un évêque anonyme - Une jolie piscine flamboyante.

 

 

Sablières et entraits du XVI ° siècle,

sculptés de personnages fabuleux, d'animaux fantastiques.

 

L'accès à la 1° chapelle et les fonts baptismaux.

 

 

 

 

Des dragons s'apprêtent à avaler un pauvre misérable joignant les mains, n'ayant plus d'autre recours que celui de la prière. Les actes de piété n'étaient pourtant que rarement représentés sur les sablières. La prière n'est présente que quand le danger menace un individu. Ce danger est souvent incarné par un dragon prêt à festoyer. Ailleurs, une poule picorant un ver ne voit pas «Renart», dont le roman est un thème largement utilisé à l'époque, qui se prépare à l'engloutir ! Un peu plus loin, on voit deux moines tenant un livre ouvert. Ces personnages ont la tête renversée.

 

La chapelle Saint Yves est entourée de vielles maisons bretonnes,

parfaitement restaurées.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.infobretagne.com/

Dictionnaire des églises de France, Bretagne, 1968, Ed. Robert Laffont

Panneau explicatif à l'extérieur de la chapelle

C.P.A. collection privée, en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, 17 avril 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville