LANGONNET (Morbihan)
Arrondissement de Pontivy - Canton de Gourin.
Région Bretagne.
 Population : 1.891 Langonnetais en 2014.

 

 

Abbaye cistercienne Notre-Dame

 

 

L'abbaye actuelle se compose d'une salle capitulaire, d'un cloître, d'un logis,

d'un logis des hôtes, d'une chapelle, d'une école (ancien logis abbatial) et d'ateliers.

L'abbaye a subi de nombreux remaniements. Les diverses reconstructions s'échelonnent

du XVII° siècle (logis abbatial) au XX° siècle (cloître de 1930 à 1936).

 

Vues aériennes avant 1970.

 

L’abbaye cistercienne est fondée le 20 juin 1136 par Conan III, duc de Bretagne dans la paroisse de Langonnet, diocèse de Quimper. Elle est fille de l'Abbaye de l'Aumône. Cette abbaye a sept religieux. Le premier abbé est inconnu. Le second est saint Maurice, qui est un des arbitres établis en 1161 pour juger le différend que les chanoines de Saint-Pierre de Nantes avaient avec les religieux de Quimperlé.

 

Les différents bâtiments situés avant l'entrée de l'abbaye.

 

La chapelle - Entrée de l'abbaye - Logis, servant aujourd'hui de secrétariat.

 

La chapelle abbatiale.

 

Au XIII° siècle, l'église abbatiale, fut construite dans le même style que la salle

du chapitre et devait se présenter comme un superbe vaisseau de style gothique.

 

 

La chapelle a été édifiée au XIII° siècle, et restaurée en 1858.

 

La chapelle, bâtie au XII° siècle, était nécessairement de style roman. Elle a été reconstruite partiellement en 1637 et 1780 dans le style néo-grec, et on a trouvé dans les pavés plusieurs pierres tumulaires assez curieuses ; l’une d’elles portait une épée et une coupe, sans aucune inscription.

 

Les stalles ont été réalisées par des frères spiritains, vers 1920-1922.

 

Après leur arrivée en 1858, le premier souci des missionnaires spiritains

fut de restaurer la chapelle. Le style adopté fut une imitation du baroque ou "rococo".

L'art baroque cherche à frapper l'imagination par des effets de masse

(colonnes, grandes statues), par la richesse et l'exubérance du décor :

dessins partout, dorures...

 

Statue de Saint Simon.

 

Statue de Saint Mathias.

 

Les reliques de Saint Léon : le 1° mars 1843 était découvert, au cimetière de Sainte Priscille, le corps de Saint Léon, martyr du IV° siècle, à l'âge de 29 ans. Le 5 avril 1843, à Rome, le corps de Saint Léon était placé dans un reliquaire de bois précieux et donné par le pape Grégoire XVI au noble sir Achille du Clésieux. Il fut transporté en septembre 1843 au château de Saint llan (Langueux dans les Côtes d'Armor) et déposé dans la chapelle du château. Un an plus tard, le 6 août 1846 était solennellement bénite la 1° pierre de ce qui deviendra la chapelle Saint llan. Aujourd'hui, cette chapelle est sur le point de s'effondrer et les reliques ont été acheminées dans la chapelle de Langonnet le 1° mai 2012.

 

Saint Mathieu, et Saint Jude.

 

Statue de Jeanne d'Arc - Croix sculptée prononçant les dernières paroles sur la croix.

 

Statues des Saints : Barthélémy, Philippe, Maurice et Jacques le Mineur.

 

Gisant de Saint Maurice, second abbé de l'abbaye de Langonnet (1145-1175)

et fondateur en 1175 du monastère de Carnoët, où il mourut en 1191.

Au-dessus du gisant, statue de Saint Bernard.

 

Saint Maurice de Langonnet est né dans un petit village, entre Loudéac, Pontivy et Noyal-Pontivy, et fit ses études à Loudéac et fut professeur. Il entre ensuite au monastère de Langonnet vers l'âge de 30 ans. De suite, il se signale par ces 2 vertus : régularité et charité. Il est nommé abbé en 1146. A 60 ans, il quitte Langonnet pour fonder sur la Laïta un nouveau monastère : l'abbaye de Carnoët, en 1175.

 

Le dernier dimanche de juillet est consacré au pardon de Saint Maurice. il s'agit de la manifestation commémorative la plus ancrée dans la culture locale, en souvenir de Maurice Duault, second abbé de l'abbaye, porté à la sainteté par la ferveur populaire.

 

Statues des Saints : Paul et Jacques le Majeur.

 

 

Le choeur et la grotte.

 

Statues du Sacré Coeur et de Saint Joseph.

 

Sous le maître-autel , gisant de Saint Octave, jeune martyr des premiers temps de l'Eglise.

 

Statues de Saint André et de Saint Pierre.

 

Le cloître.

 

Le cloître est le pivot de l'abbaye. Les bâtiments sont construits tout autour

selon le plan traditionnel des abbayes cisterciennes.

 

Le cloître actuel a été rebâti entre 1930 et 1936. Le cloître est de la forme trapèze

avec sept travées côté Nord, six côté Sud, huit côtés Est et huit côté Ouest.

Sur le clocher, de type cistercien, est gravée la date de 1788.

 

La cour intérieure est décorée de trois types d'écusson portant :

▪ les armoiries du duché de Bretagne (avec les hermines),

▪ les armoiries de la Congrégation du Saint-Esprit (avec le cœur et la colombe),

▪ et les armoiries de l'ordre de Cîteaux avec l'inscription

"Cistercium, mater nostra" (Cîteaux, notre mère).

 

Des vestiges d'un cadran solaire se trouvent au-dessus de la salle du chapitre.

La statue le la Vierge, au milieu de la cour, est une réduction de Notre-Dame de France

de l'exposition de 1878.

 

Le cloître actuel est en béton armé, et a été rebâti, entre 1930 et 1936, sur l'emplacement de l'ancien, à l'occasion du 8° centenaire de la fondation de l'abbaye. Les cloîtres sont généralement carrés ou rectangulaires. Celui-ci a la forme d'un trapèze avec sept travées côté nord (église), six côté sud, huit côté est (salle capitulaire) et huit côté ouest. Le cloître délimite une zone de silence. C'est le lieu de prière et de méditation. Les moines y déambulaient en lisant les parchemins ou les livres saints.

 

La salle capitulaire, de style ogival, date du XIIIe siècle.

 

Une porte ogivale encadrée de deux baies jumelées, à droite et à gauche,

donne accès à la salle capitulaire.

Le sol de la salle était autrefois recouvert de quelques pierres tombales.

 

Un des vitraux représente saint Maurice recevant le corps de Raoul,

évêque de Quimper (1158).
Les vitraux de la façade Est illustrent la vie de Saint Joseph.

 

 

Voûte surbaissée reposant sur des fins piliers.

Les chapiteaux sont ornés de feuilles de trèfle, d’acanthe, de lierre ou de chêne.

 

Les vitraux de la façade Ouest illustrent Conan III remettant les titres de propriété,

saint Maurice recevant le corps de Raoul, évêque de Quimper,

et P. Libermann recevant sa vocation missionnaire du Saint Cœur de Marie.

 

Photo de droite : couloir permettant l'accès à la salle capitulaire et aux jardins.

 

Façades des bâtiments conventuels, côté jardin.

 

Au XVII° siècle, on reconstruisit le monastère presque en entier ;

les bâtiments sont ceux qu’on voit encore au début du XX° siècle.

 

Entrée de l'abbaye.

 

 

 

L'abbaye se présente telle que nous la voyons aujourd'hui :

trois corps de logis en fer à cheval, que ferme l'église.

 

▪ En 1789, à la Révolution, les moines sont chassés, le mobilier vendu, les bâtiments loués et disputés entre Bleus et Chouans.

▪ En 1806, elle est transformée en haras Impérial. L'église se transforme en écurie ! Napoléon y installa par décret du 10 juin 1806 le premier haras public de Bretagne avec quarante étalons et dix poulinières. L'établissement est déplacé à Hennebont en 1856-1857.

▪ 1858, le haras quitte les lieux. Les missionnaires de la congrégation du Saint Esprit, voués à l'évangélisation du Monde Noir, s'installent. L'abbaye abrite alors un collège, un petit séminaire et des grands séminaristes destinés aux Antilles et à la Réunion. (Dans le même temps, sur une hauteur voisine, s'ouvre l'orphelinat Saint Michel-en-Priziac. Soutenu par le Père Daniel Brottier, l'orphelinat rejoindra l'Oeuvre d'Auteuil).

 

Les jardins.

 

 

Aujourd'hui, l'abbaye est devenue une maison de repos pour les missionnaires spiritains.

 

Après des décennies de travail missionnaire, dans de nombreux pays à travers le monde et surtout en Afrique, une trentaine de spiritains mènent une vie aussi active que leur permettent leur santé et leur âge : prières, services communautaires, entretien du parc. Pour certains, continuent une activité en paroisses. La communauté assure également l'eucharistie dominicale. Ils font visiter l'abbaye et le musée des arts africains, à travers 6 salles, on découvre des objets de la vie quotidienne et religieuse en Afrique, mais aussi des armes, reliquaires, statuettes, masques, etc... Une grande partie des objets exposés ont été rapporté par les missionnaires spiritains.

 

Le verger, et l'abbaye est bordée par les eaux de l'Ellé.

 

La grotte.

 

 

La grotte est située un peu à l'écart de l'abbaye.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.abbayedelangonnet.fr/
http://www.infobretagne.com/
Dépliant 3 volets, guide du visiteur, remis à l'accueil

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 18 avril 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville