REIMS  (Marne)
Arrondissement et canton de Reims.
Région Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine.
 182.592 Rémois en 2012.

 

D'une altitude de 80 à 135 mètres, et d'une superficie de 1.702 hectares,

la ville est traversée par la rivière la Vesle, affluent de l'Aisne.

La ville est surnommée « la cité des sacres » ou « la cité des rois ».

 

 

Vue aérienne du centre ville, avant 1970.

 

 

Ville d'Art et d'Histoire

 

 

Cité importante, déjà à l'époque romaine, métropole de la Gaule Belgique, Reims doit surtout sa célébrité

aux sacres des rois de France qui s'y sont déroulés

et à quelques grandes figures historiques de l'histoire, tels Clovis, saint Remi et Jeanne d'Arc.

 

La porte de Mars, avant 1920 et 2008.

Ce monument antique est l'un des plus longs du monde romain :

il fait environ 32 mètres de long et 12 mètres de haut ! Construite vers la fin du II° siècle,

c'est le seul des quatre arcs monumentaux permettant l'accès à la ville de Durocortorum qui ait subsisté.

La porte est constituée de trois arcades :


▪ Sous l'arcade centrale passait le grand axe nord-sud de la ville, il était destiné au passage des chariots. Les deux arcades latérales étaient, elles, utilisées par les piétons.

▪ Sous l'arcade centrale, des reliefs sculptés permettent de découvrir, un calendrier représentant les activités et travaux agricoles et viticoles : presse du raisin, moisson...

▪ Sous l'arcade est, se trouve une louve allaitant Romulus et Remus.  Enfin, sous l'arcade ouest, on peut voir Léda séduite par Jupiter. Selon une légende, c'est Remus qui aurait fondé Reims.

 

La Place d'Erlon et la fontaine Subé, et au bout de l'avenue, la cathédrale Notre-Dame.

Installée au cœur de la Place d’Erlon la fontaine Subé a été érigée en 1906.

Cette fontaine est devenue un symbole de Reims de par son positionnement et les stigmates subis par l’histoire : bombardements de 14/18 et prélèvements des couronnements en bronze par les allemands en 39/45.

Seule la victoire ailée, qui vaut à la Fontaine Subé d’être surnommée « l’Ange » par les Rémois,

a été remise en place en 1989. Elle a bénéficié d’une restauration complète en 2016.

 

La fontaine mesure 17 mètres de haut et se présente en une colonne enguirlandée de vigne sur laquelle prend place un groupe sculpté d’allégories. Une femme debout, couronnée et drapée, symbolise la ville de Reims. À ses pieds, le dieu Mercure est reconnaissable au caducée qu’il tient en main et à son casque ailé. Les autres figures illustrent les activités économiques locales de la région de Reims : la Vigne, le Commerce, l’Industrie, et l’Agriculture. Au niveau du socle, quatre naïades personnifient les rivières locales : la Vesle, l’Aisne, la Marne, et la Suippe. Au sommet se trouve une Victoire ailée du sculpteur Paul Gascq.

 

La fontaine de la Solidarité, construite en 1977, aussi connue des rémois sous le nom de Fontaine Boule.
Elle doit son nom, en 1983, au syndicat Force ouvrière qui baptise la fontaine : « Solidarnösc »

d’où le nom de fontaine de la Solidarité.

 

Le cinéma Opéra a ouvert en 1923 avec une salle de 1.450 places.

Il remplaçait l’Aérocinéma détruit au cours de la Première Guerre mondiale.

 

La façade présente des réminiscences de l’Art nouveau, période précédant l’Art déco, particulièrement prisée par les architectes Emile Thion et Marcel Rousseau. Une grande variété de décors sur le thème de la nature fut réalisée à l’aide des techniques diverses : vitraux, graffites et sculptures. La présence de sirènes et de masques de théâtre, faisant appel à l’imaginaire, indique qu’il s’agit d’une salle de spectacles.

 

Dès le Second Empire, à l’instar de Paris, Reims se dota de grands magasins.

 

Après la Première Guerre mondiale, la chaîne des Nouvelles Galeries ouvrit son établissement rémois sous le nom des Magasins Modernes en 1924. Le principe étant de regrouper en un seul lieu la totalité de l’offre commerciale pour en faire de véritables cathédrales du commerce. Les stands se répartissent autour d’un vaste hall central, puis de lumière, délimité par des balcons en ferronnerie. Les différents espaces sont distribués à partir d’escaliers élégants. La notion de grand magasin connut une évolution liée à la crise de l’entre-deux-guerres, ce qui suscita les premières expériences de magasins à prix unique.

 

Sur la façade principale de l'hôtel de ville, des bas-reliefs sculptés présentent des scènes

inspirées de l’agriculture, de l’industrie et du domaine militaire.
Incendié en 1917, l’Hôtel de Ville est entièrement reconstruit, seule la façade conservant son aspect d’origine.

 

En 1627, grâce au remboursement d’une dette importante contractée par le duc de Guise pendant la Ligue, les rémois confient à Jean Bonhomme la construction de leur Hôtel de Ville. La construction du pavillon d’angle sera achevée dès 1628. Après quoi les travaux continuent par la façade, dont les décors sont confiés au sculpteur Nicolas Jacques. Les travaux, interrompus faute d’argent en 1636, laissent un édifice inachevé, allant du pavillon d’angle au pavillon central.


En 1880, Narcisse Brunette élève, dans le respect du parti initial, la seconde aile. Bien qu’achevée au XIX° siècle, la façade, de style Louis XIII, exprime le pouvoir politique de la ville. En son centre, le campanile affirme la puissance municipale et rythme les événements de la cité, en opposition au pouvoir clérical. Les colonnes et les chapiteaux corinthiens sont d’inspiration antique. Le bossage en table, les hautes toitures et les cheminées imposantes sont typiques de la Renaissance.


La partie supérieure du pavillon central est exécutée dans le style baroque avec en son centre une statue équestre de Louis XIII. Quasiment identique à la statue du XVII° siècle détruite lors de la Révolution, elle est entourée de colonnes torses et de volutes.

 

 

Le Grand Théâtre fut édifié de 1867 à 1873 par Alphonse Gosset.

 

L’intérieur entièrement détruit au début de la Première Guerre mondiale a été reconstruit dans l’esprit Art déco : les ferronneries (lustre-bouclier, vasques lumineuses, garde-corps ornés de masques) sont d’Edgar Brandt. Les peintures du plafond de la salle de spectacles sont de René Rousseau-Decelle sur le thème « Les Arts du Théâtre naissant des fêtes de Bacchus ». Ce Grand Théâtre, est connu désormais sous le nom d’Opéra de Reims. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus beaux théâtres de France.

 

Le Palais de justice a été érigé en 1835 à l’emplacement de l’ancien Hôtel-Dieu,

un établissement d’accueil pour les malades et les indigents.

 

L’édifice reprend le vocabulaire décoratif de l’Antiquité avec des colonnes, fronton... dans l’esprit des constructions judiciaires du XIX° siècle.  Sur l’arrière se situaient la prison et la gendarmerie, démolies en 1906. Il fut en grande partie détruit pendant la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui, il abrite le tribunal de Grande Instance, le tribunal d’Instance et le tribunal de Commerce.

 

Le conservatoire de Musique.

 

La porte du Chapitre, édifiée en 1531.
Ouvert aux passants dans la journée, le quartier était clos le soir comme en témoigne cette porte ,

exemple typique de l’architecture qui a marqué la transition de l’art gothique à l’art de la Renaissance.
Avec ses deux tourelles en encorbellement, elle constituait l’entrée principale de l’enclos canonial.

Ses vantaux de bois sculpté sont désormais dans les réserves du Musée des Beaux-arts.
 

Cette porte fera l’objet d’un petit tour de force réalisé par les architectes et les entrepreneurs qui reconstruiront Reims après 1918. La porte sera démontée entièrement, ses pierres numérotées, et elle sera reconstituée fidèlement sur l’alignement de la rue élargie, un peu en retrait de son emplacement d’origine.

 

La Place du Chapitre
 

Les chanoines qui entouraient autrefois l’évêque pour l’aider à gérer le diocèse de Reims vivaient dans une enceinte canoniale ouverte aux passants la journée.
 

Le chapitre désigne le collège des chanoines : c’était une vraie petite ville dans la ville !

Les constructions du chapitre sont pratiquement toutes disparues aujourd’hui.

 

Le pâté de maisons compris entre la cathédrale, les rues du Cloître, du Trésor et Carnot étaient réservées aux chanoines. Cet enclos comprenait le cloître, les bâtiments nécessaires à la vie commune, les écoles et toutes les dépendances utiles à l’administration de leurs domaines et à l’exercice de leur juridiction seigneuriale sur une partie de la ville (granges, celliers, tribunal et prison). Il y avait également des boutiques, en particulier des merciers et des libraires-imprimeurs.

 

La place royale.
Suite aux destructions de la Première Guerre mondiale,

les hôtels bordant la place ne conservent plus de leurs dispositions d'origine que les façades.

Des surélévations ont malencontreusement rompu l'esthétique des parties hautes.

 

Monument dédié à Louis XV au milieu de la place, devant la sous-préfecture et la cathédrale à l'arrière-plan.

 

La place mesure, selon les dimensions de l'époque, 33 toises sur 38. Au centre, se trouvait un monument dédié à Louis XV, œuvre du sculpteur Pigalle. La statue royale a été détruite à la Révolution, remplacée en 1818 par un bronze de Pierre Cartellier représentant le roi en empereur romain. Les sculptures du piédestal, elles aussi de Pigalle, ont été conservées.

 

Quelques anciennes bâtisses à pans de bois, intégrées entre les immeubles contemporains.

 

Le musée-hôtel Le Vergeur est situé sur la place du Forum, devenue au Moyen Age la place des Marchés,

où se dressaient les hôtels particuliers de la bourgeoisie commerçante, avec leurs hauts pignons.

 

Cette maison doit aujourd’hui doit son nom à Nicolas Le Vergeur, le propriétaire qui, vers 1520, enrichit la cour de cette demeure médiévale d’un remarquable décor Renaissance où les curiosités du Nouveau Monde rejoignent les modes italiennes. C'est Hugues Kraft qui la releva de ses ruines après 1918 et la légua avec tout son mobilier à la Société des Amis du Vieux Reims. Le musée possède, entre autres, une collection prestigieuse des célèbres gravures de l’Apocalypse et de La Grande Passion du maître allemand Dürer.

 

Le canal qui traverse Reims et qui relie l'Aisne à la Marne, et la rivière la Vesle.

La berge Sud du canal offre 12 km de promenade ombragée à travers l'agglomération Rémoise.

Ces berges sont accessibles par 12 entrées situées à proximité des ponts traversant le canal.

 

Sur  les cours navigables, le franchissement des passages accidentés s'est longtemps fait par hissage du bateau hors d'eau. La mise au point de la technique de l'écluse à sas, au XV° siècle, a permis le développement de la navigation moderne. C'est l'ingénieur Philippe Visconti qui conçut les premières écluses. Léonard de Vinci apporta des perfectionnements à la technique de départ.

 

Le canal de l'Aisne à la Marne est composé de 24 écluses et permettent de franchir une différence de niveau de 17 m entre la Marne, à Condé-sur-Marne, située à 78 m d'altitude et le tunnel creusé à 95 m d'altitude, et sur 2,3 km, à travers le mont Billy, ce qui évite d'avoir à monter jusqu'au 120 m d'altitude du mont.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.patrimoine-histoire.fr/

http://www2.culture.gouv.fr/

https://www.reims-tourisme.com/
https://www.bm-reims.fr/

http://www.horizon-nomade.com/

Brochure "Reims guide du tourisme", de 148 pages, O.T. Reims

Panneaux explicatifs présentés sur le site

C.P.A. collection privée, en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, 2 septembre 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville