CHOLET  (Maine-et-Loire)
Arrondissement de Cholet - Canton de Cholet.
Région Pays de la Loire
 Population : 53.800 Choletais en 2015.

 

D'une superficie de 8.747 hectares, et d'une altitude de 63 à 184 mètres,

la ville s'est étendue sur la rive sud de la rivière la Moine.

 

 

La ville et son patrimoine
 

 

Avant 1970, Place Travot et l'église Notre-Dame.

 

Cholet doit sa prospérité à son dynamisme économique. A partir de la fin du XVII° siècle, le tissage des toiles, puis des mouchoirs fait la fortune et, depuis sa vocation industrielle ne s'est jamais démentie. C'est à cette croissance tardive, plus qu'aux destructions dues à la guerre de Vendée, qu'il faut attribuer l'absence de monuments intéressants. Les incendies de 1794 ont certes détruit quelques édifices de qualité mais la plupart furent épargnés pour être démolis plus tard lors des différentes phases de croissance de la ville.

 

Les remparts du côté Est, vestiges du château.

 

Ces vestiges ont été totalement intégrés à l’actuel Jardin du Mail,

les mettant en valeur dans cet écrin de verdure.

 

Un prince d'Anjou : Foulques III dit Nerra, serait le bâtisseur des premiers remparts seigneuriaux,

à l'écart ouest du bourg Saint-Pierre, sur un promontoire dominant la Moine.

Le premier seigneur collationné sur les chartes serait "Geoffroy" seigneur du Castrum Cauletum.

 

Les remparts qui subsistent encore dans le bas du jardin du Mail sont sans doute les fondations du château fort du XI° siècle, mais ils ont été repris totalement au XIII° siècle, après le carnage incendiaire des troupes de Philippe-Auguste contre les soutiens locaux des armées anglaises en 1214.

 

Sur ce tertre s'élevait une forteresse abritant derrière ses murailles, fonctionnaires, clercs,

ou artisans avec la garde féodale... On y érigera, près de l'abreuvoir,

une chapelle seigneuriale dédiée à Saint-Georges, qui sera la première paroisse de la nouvelle cité.

 

Le premier château a disparu au moment des guerres de 100 ans, et le suivant, fut mis à mal lors du siège de 1589, à l'occasion des guerres de religion qui mirent le pays à feu et à sang... Enfin, démodé sous le règne du Roi Soleil, il fut remplacé par un nouveau château en 1696 : ce dernier devait subir les pillages et les incendies répétés de la Révolution et il fut démoli au siècle dernier.

 

Au pied des remparts, se dresse le Menhir de la Garde.

Déplacé ici en 1888, il témoigne d’une vie préhistorique sur le sol Choletais.

 

L’entrée du Jardin, matérialisée par un porche monumental,

témoigne de la prospérité de la ville textile des XVII° et XVIII° siècles.

Il est sculpté sur les deux faces et possède un décor aux proportions imposantes.

 

En lieu et place de l’ancien donjon du château se trouve aujourd’hui le Palais de Justice.

 

Au Nord et à l'Est du château, d'anciens plans décrivent des maisons de tisserands en cave, des maisons bourgeoises de négociants ou de fonctionnaires, les commerces, les halles aux toiles et aux viandes, le prieuré (qui deviendra la paroisse Notre-Dame), l'hôpital (1690) et progressivement, la cité avoisinante du château reliera le vieux bourg Saint-Pierre et le XIX° siècle y mettra la pierre angulaire en comblant l'étang de Pineau, pour faire la place Travot en 1838.

 

Le Jardin du Mail a été aménagé à partir des années 1870.

 

Le jardin du Mail accompagne les Choletais à tous les âges de leur vie : pendant leurs jeux d’enfants, leurs premières amours, lors de leurs balades en famille… Il tient son nom de l’esplanade située sur le côté du Palais de Justice, qui était consacrée à la pratique du jeu du mail, ancêtre du croquet. Aujourd’hui, cet espace est plébiscité par les joueurs de pétanque.

 

L'ancien grenier à sel.

 

Cette tour carrée à pans coupés agrémentée d'une tourelle ronde est le bâtiment qui a abrité le grenier à sel au XVI° siècle et début du XVII° siècle. Un escalier intérieur, de style Renaissance, desservait les habitations situées dans le fond de l'impasse où habitaient les officiers ou intendants de la seigneurie du château.

 

Le nouvel hôtel de ville, d'architecture moderne, a été conçu par un architecte local, Francis Pierrès,

et sera inauguré en 1976. Il est relié par une galerie couverte à la médiathèque

qui porte le nom de Léopold Sédar Senghor.

 

L'hôtel de ville et le centre commercial.

 

Le Musée d'Histoire et des guerres de Vendée.

 

Autrefois installé dans l'ancien hôtel de ville, le Musée des Guerres de Vendée a déménagé en 1993 dans de nouveaux locaux modernes plus vastes, en bordure de la Moine. L'espace consacré à l'histoire locale, principalement sur la période révolutionnaire, gravite autour d'une grande rotonde sur les murs de laquelle sont exposés les célèbres portraits des généraux vendéens. Les très riches collections du Musée comptent en outre de nombreux tableaux, armes, documents, drapeaux, statues, etc. sur les Guerres de Vendée, de l'insurrection de 1793 jusqu'au soulèvement de la Duchesse de Berry en 1832.

 

L'église Saint-Pierre existe dès le VII° siècles dans ce qui est aujourd'hui, le bourg Saint-Pierre.

 

L'église est vandalisée et détruite par les Normands au XV° siècle. Après l'an mil, les moines de Marmoutier bâtissent une église de style roman qui est modifiée en gothique à la fin du XV° siècle. Reconstruite à partir de 1752, elle garde une galerie couverte en bois jusqu'en 1850. Le curé Bougère et l'architecte Tessier sont les constructeurs de l'église actuelle, dont le clocher est terminé en 1933. La statue de saint Pierre qui surplombe le clocher pèse 850 kilos.

 

Eglise du Sacré Coeur, de style romano-byzantin, est l'œuvre de l'architecte choletais Maurice Laurentin

La première pierre est posée en 1937 et l'édifice béni en 1941.

 

Elle a été construite en matériaux locaux : de la brique, du schiste orangé appelé pierre de Pineau, du granit rose de Saint-Macaire-en-Mauges et du granit bleu de Vezins. Par son plan basilical et sa coupole, elle rappelle les édifices romano-byzantins. Elle a pu voir le jour grâce aux dons de nombreuses familles choletaises.Plusieurs artistes ont participé à la décoration intérieure et extérieure de l'édifice : pour les mosaïques et les vitraux (Charles Mauméjean), pour les sculptures (Fernand Dupré et Charles Maillard).

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.cholet.fr/

Livre "Je découvre Cholet", Julien Derouet & Pierre Billaud

Geste Editions, 2016

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 21 avril 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville