CLISSON  (Loire Atlantique)
Arrondissement de Nantes - Canton de Clisson.
Région Pays de la Loire
 Population :  6.883 Clissonnais en 2015.

 

D'une superficie de 1.140 hectares, et d'une altitude de 7 à 71 mètres,

la ville est traversée par les rivières la Sèvre et la Moine.

Etymologie : le nom vient du mot "Clisse" (treillis de branches).

 

 

La rivière Sèvre et ses moulins

 

 

De Gaumier, en amont de Clisson, à Angreviers, en aval, le cours de la Sèvre Nantaise s'abaisse de 15 mètres

sur une distance de 7 km. Il est fractionné en biefs successifs séparés par douze barrages, appelés chaussées.

Huit d'entre elles avaient des moulins aux deux extrémités. Si les chaussées permettaient de maîtriser

la force hydraulique, elles servaient également à la traversée de la rivière,

les ponts étant moins nombreux qu'aujourd'hui.

 

Le pont de la Vallée et la Sèvre.

 

 

Datant du Moyen Age, le pont disposait à l'origine d'un pont-levis à son extrémité "rive gauche"

remplacé plus tard par une passerelle en bois. De même, une passerelle de bois en constituait le centre.

 

La croix de pierre à cet endroit marquait la séparation entre les paroisses de la Trinité et de Notre-Dame.

 

La force hydraulique de la Sèvre Nantaise est telle qu'elle a permis un fort développement industriel, depuis les moulins du Moyen Age qui faisaient tourner les roues à aubes jusqu'aux manufactures du XIX° siècle. Abandonnés au moment des crises et des guerres, ils sont reconstruits obstinément aux mêmes endroits, s'adaptant aux nouveaux usages jusqu'au milieu du XX° siècle. Les papèteries sont les premières industries à s'implanter sur la rivière. A la veille de la Révolution, 14 papèteries fonctionnaient sur la Sèvre.

 

Vues sur le pont et la Sèvre, depuis une terrasse du château.

 

Les premiers bâtiments, construits à l'une ou aux deux extrémités des chaussées, furent des moulins. On en distinguait deux sortes :

▪ Les moulins à meules, pour moudre les grains de seigle et de froment ou pour obtenir des poudres à partir de plantes ou d'écorces, étaient les plus nombreux.

▪ Les moulins à foulon, comme celui de Gaumier, battaient avec leurs maillets de bois les draps de laine pour les dégraisser et les assouplir, mais aussi les vieux chiffons pour la préparation de la pâte à papier et les peaux qui allaient être tannées.

En 1784, les moulins à farine faisaient travailler dans la vallée de nombreux artisans et ouvriers. Il y avait 300 Clissonnais qui travaillait dans le textile et quatorze tanneurs employaient 168 ouvriers.

Les moulins ont été les premiers outils industriels importants. Certains pouvaient utiliser l'eau en permanence, alors que d'autres n'y avaient droit qu'en période de débit élevé. Par ailleurs, les fariniers détenaient parfois des parts dans un moulin à vent qui pouvait fonctionner quand le moulin à eau était immobilisé par un débit trop faible de la rivière.

 

Depuis le pont, vues sur le château.

 

L'ancienne filature Delaroche.

 

La grande filature à 4 niveaux de baies qui domine les bas quartiers de la Trinité,

se rattache originellement aux moulins dits du château. Affectée au travail des cotonnades à la Restauration,

cette unité connu une existence troublée, jalonnée de crues et d’incendies.
Ce site hydraulique, situé à la confluence de la Sèvre et de la Moine, est attesté déjà en 1407.

 

Dans son ensemble, le site comprend 4 moulins au XVI° siècle, répartis par paire sur chaque rive, et assure donc aux rives de Clisson une part confortable de leurs revenus. Les « moulins du château » produisent de la farine de froment et de seigle.

 

Dernier témoin de l'activité textile à Clisson, la filature Delaroche ferme ses portes en 1990.

Aujourd'hui, le bâtiment a été transformé en hôtel.

 

A partir de 1825, des filatures s'implantent. Elles prennent la place des fileuses dispersées dans les campagnes et travaillant à façon. Mais la force hydraulique est insuffisante pendant la période d'étiage. Aussi installe-ton, à partir de 1834, des machines à vapeur avec de hautes cheminées de brique. La plupart de ces usines ne survivront pas à la crise des années 1930 et aux guerres mondiales.

 

 

L’usine traitait 80 tonnes de matière par an et employait 310 ouvriers. Un incendie ravage la filature en juin 1851 et interrompt brutalement son expansion. L’affaire redémarre à un rythme plus modeste en 1860. Le bâtiment actuel pourrait dater de 1860. Reconstruit sur un plan rectangulaire, cette filature comprend 4 niveaux de baies appareillées de brique, séparées en 7 travées, et elle a connu plusieurs crues et incendies. La filature ne compte plus que 49 ouvriers en 1873 et se spécialise dans la laine. En 1929, un nouvel incendie ruine probablement les 2 derniers étages, qui ont été démolis et remplacés par un seul.

 

Le moulin de Plessard.

 

Le moulin avant 1920 et en 2018.

 

Ce moulin est déjà mentionné dès 1634. Moulin à farine au départ il a eu de multiples utilisations

jusqu’à devenir usine électrique pour Clisson début XX° siècle. Il a été acheté en 1821

par le fils du Baron Lemot pour éviter les nuisances sonores en face du parc de la Garenne.

Il l’agrandit et en fit une des plus belles fabriques à l’Italienne de Clisson,

et il abrite de nos jours, la base de canoë-Kayak de Clisson.

 

Le moulin Gervaux.

 

Le moulin de Gervaux, avant d'être un moulin à farine, était un moulin à drap ou à foulon.

 

Le moulin de Gervaux est probablement l'un des plus anciens moulins hydrauliques de la vallée de Clisson.
Les premiers documents, que le propriétaire et dernier meunier, Gabriel Neau possède, datent de 1360.
Il fut incendié en 1943 et reconstruit en 1949, et a cessé son activité le 30 septembre 1987

mais la roue à aubes du moulin a conservé son mécanisme intact.

 

Les moulins Neuf et du Nid d'Oie.

 

▪ Ce petit moulin, situé sur l'ilôt au milieu de la chaussée, était un moulin dit "à foulon" avec double pile. Possédant une unique voie d'eau, la roue entraînait le foulon, grand marteau de bois suspendu à plus de 3 mètres de haut, qui venait frapper le tissu maintenu toujours humide grâce à une voie d'eau. Fait à partir de laine, le tissu était impossible à porter sans être passé dans le foulon dont le rôle était de le rendre plus souple. Au XVII° siècle, le ministre des finances Colbert, mit en oeuvre une politique d'aide en donnant de l'argent pour développer les industries. Ce moulin, alors très abîmé, en bénéficia. Depuis sa reconstruction, on l'appelle le "Moulin Neuf".

 

▪ Le moulin du Nid d’Oie, est resté en activité jusqu’en 1992, ce qui est remarquable étant donné le contexte de crise qu’a subi cette activité après la guerre de 1940. Il est aujourd’hui l’objet d’une restauration sous la responsabilité de l’Etablissement Public Territorial du Bassin de la Sèvre Nantaise qui y a installé son siège.

 

La rivière la Moine.

 

Le pont Saint Antoine.

Au Moyen Age, le pont Saint Antoine était un passage obligé sur la route Nantes-Poitiers.

La Moine coule sous ses arches gothiques datant du XV° siècle.

Il est situé tout près du confluent de cette rivière et de la Sèvre Nantaise.

 

Le viaduc est composé de quinze arches élégantes qui lui donnent, du dessous, des allures de nef gothique.

Il date de 1840 et enjambe la Moine.

L'originalité de cet ouvrage vient de sa conception. La chaussée n'est pas portée par des voûtes en berceau

mais par des voûtes d'arête qui sont obtenues par l'intersection de voûtes

en plein cintre transversales avec une voûte ogivale longitudinale.

 

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.infobretagne.com/clisson.htm

https://www.ouest-france.fr/Source : Clisson Hier et Aujourd'hui
http://www.mairie-clisson.fr/

Dépliant 10 volets "Promenez-vous dans Clisson et sa vallée", O.T. Clisson

Dépliant 12 volets "Laissez-vous conter Clisson" depuis le pont de la Vallée

Ville et Pays d'Art et d'Histoire, O.T. Clisson

"C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 28 avril 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville