CLISSON  (Loire Atlantique)
Arrondissement de Nantes - Canton de Clisson.
Région Pays de la Loire
 Population :  6.883 Clissonnais en 2015.

 

D'une superficie de 1.140 hectares, et d'une altitude de 7 à 71 mètres,

la ville est traversée par les rivières la Sèvre et la Moine.

Etymologie : le nom vient du mot "Clisse" (treillis de branches).

 

La citadelle voit la naissance, au XIV° siècle, d'Olivier de Clisson, futur Connétable de France et compagnon d'armes de Du Guesclin, avant de devenir au XV° siècle la résidence préférée de François II duc de Bretagne. La vie s'organise peu à peu dans la cité, l'activité commerçante est intense et les voyageurs sont nombreux à vouloir séjourner dans cette ville au carrefour des trois provinces du Poitou, de l'Anjou et de la Bretagne. Après les heures de gloire, viendra la misère… Clisson devra son renouveau au début du XIX° siècle à l'arrivée des frères Cacault et du sculpteur Frédéric Lemot.

 

 

Les halles et la ville

 

 

La porte de la ville, du XVI° siècle.

 

Située rue des Halles et vestige de l'ancienne enceinte urbaine de Clisson. Cette porte était jadis

précédée d'un fossé et l'on accédait à la ville de Clisson par la grande porte munie d'un pont-levis à deux bras,

ou par la poterne pour les piétons.

 

La porte, avant 1915 et en 2018.

Elle est flanquée de deux tourelles de guet en brique et granit.

Il s'agit de l'une des trois portes qui fermaient la ville.

 

Le XVIII° siècle est une époque de catastrophes successives : les grands froids qui gèlent la vigne au cœur, la grande crue qui ruine les bas-quartiers de la ville et enfin les guerres de Vendée. Clisson qui se trouve au centre du conflit est envahie tour à tour par les troupes royalistes et républicaines qui en font un quartier général et une base de repli. En 1793, après la défaite de Torfou, les Bleus incendient la ville qui subira ensuite le passage des Colonnes Infernales avec leur cortèges d'atrocités. La ville sort complètement détruite de ces affrontements, elle n'est plus qu'un champ de ruines ; désertée par ses habitants, elle redevient la terre des loups.

 

 Cette porte date de 1592, à l'époque des guerres de la Ligue.

Elle est due à Charles d'Avaugour, comte de Vertou et seigneur d'Avaugour, un fidèle de Henri IV.

 

L'hôtel de ville.

 

L'hôtel de Ville a été construit en 1841-1842.

Il s'agit de l'ancien Hôtel de France édifié par Victor Vincent, hôtelier, et vendu le 2 juillet 1868.

 

Les halles des XV°-XVIII° et XIX° siècles.

 

La halle est attribuée au duc de Bretagne François II. Le côté sud de la halle est élargi au XIX° siècle.

Un auditoire de Justice se trouvait autrefois au bas de l'édifice.

Avant 1790, la halle servait de succursale aux églises paroissiales.

 

Les halles, avant 1915.

 

Servant de base de repli aux troupes armées pendant les guerres de Vendée,

elles échappèrent à l'incendie qui détruisit la ville.

 

 

La tradition du marché se perpétue depuis cinq siècles sous la charpente de chêne et de châtaignier.

 

Le centre du bourg est marqué par le changement d'orientation adopté au XVII° siècle.  Après le rattachement de la Bretagne à la France (4 août 1532) et la fin des guerres de Religion, Clisson perd sa vocation militaire et se recentre sur la production de farine, de papier, de textile et de vin. Les imposantes halles dont la charpente est du XV° siècle, accueillirent cet essor.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.infobretagne.com/clisson.htm

Panneaux explicatifs présentés à travers la ville

Dépliant 10 volets "Promenez-vous dans Clisson et sa vallée", O.T. Clisson

Dépliant 12 volets "Laissez-vous conter Clisson" depuis le pont de la Vallée

Ville et Pays d'Art et d'Histoire, O.T. Clisson

"C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 28 avril 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville