DOLE  (Jura)
Arrondissement de Dole - Canton de Dole.
Région Bourgogne-Franche-Comté
 Population : 2.312 Dolois en 2014.

 

D'une superficie de 3.838 hectares, et d'une altitude de 196 à 341mètres,

la ville est traversée par le Doubs et la Clauge,

ainsi que le canal du Rhône au Rhin, et au sud, le canal des Tanneurs.

 

 

Collégiale gothique Notre-Dame

Elevée au rang de basilique en 1951

 

 

La collégiale a été édifiée à partir de 1509 près de l'ancienne église du XIII° siècle,

et restaurée de 2006 à 2009.

Consacrée en 1574, elle est d'architecture gothique flamboyante.

 

Vue aérienne avant 1970, et la collégiale en 2017.

 

Trente ans après la prise de la ville par les troupes du roi de France Louis XI en 1479, les habitants, redevenus sujets de l'empereur romain germanique Maximilien 1er de Habsbourg décidèrent de doter Dole, alors capitale du comté de Bourgogne, d'une "Neuve église".

 

Le clocher-porche du XVI° siècle est le plus haut de Franche-Comté

et culmine à 73 mètres de hauteur.

Qu'il puisse servir de guet fut l'un des arguments-clés de sa construction.

 

Le côté nord et son style gothique flamboyant. Une fenêtre des chapelles a été obstruée

par un monument du XIX° siècle, une fontaine dite de "La Liberté".

 

Le portail nord est en gothique flamboyant (achevé en 1554).

 

 

Le clocher de la basilique au sommet de la tour occidentale.

Le portail occidental de style Renaissance et statue de la Vierge et l'Enfant.
Il possède la particularité d'être de style Renaissance

sous un porche entièrement en style gothique.

 

Culots sculptés en style gothique flamboyant : des personnages soutiennent un écusson.

 

La nef.

 

La nef et l'élévation nord.

Huit tableaux peints par Laurent Pécheux (1729-1821), artiste lyonnais

fixé à Rome, puis Turin, où il occupa les fonctions de directeur

de l'Académie des Beaux-arts et de peintre officiel de Victor-Amédée III.

 La tribune de Denis Le Rupt (XVII° siècle) soutenant l'ancienne chapelle du Jubé.

Un bénitier, en marbre rouge de Sampans, se situe au pied du jubé.

 

Un jubé, sculpté entre 1560 et 1568, par le sculpteur Denys Le Rupt, à la demande d'Etienne Bernard, greffier au Parlement de Dole, sépare l'entrée principale du reste de l'édifice. Initialement prévu entre la nef et le chœur, il est déplacé, en 1562, sur décision des échevins de Dole, afin de ne pas briser la perspective. Il sert, depuis 1750, de tribune à l'orgue.

 

Orgue construit par Karl-Joseph Riepp (1754),

installé sur une tribune Renaissance en pierres polychromes.

 

Chaire à prêcher en marbre de Sampans du XVI° siècle,

et en bois doré du XVIII° siècle.

 

La nef, érigée au XVI° siècle, dans un style gothique tardif, mesure 58 m de long pour 26 m de haut (sous voûte). Elle s'élève sur deux étages et est dépourvue de triforium. Elle comporte trois vaisseaux, dont le central est éclairé par de vastes fenêtres. La voûte, quadripartite, repose directement sur de solides piliers cylindriques sans chapiteaux.

 

Le choeur.

 

Le chœur est profond de deux travées encadrées de bas-côtés.

L'abside et les chapelles orientées qui le cernent comportent des pans coupés

dans lesquels s'ouvrent de grandes baies.

 

Les piles rondes et massives qui montent jusqu'à la voûte sont une caractéristique

du gothique finissant (Est de la France et Flandres).

 

Vue d'ensemble du sanctuaire de la basilique Notre-Dame.

Les six piliers massifs qui l'entourent dégagent une impression de robustesse et de grandeur.

Maître autel du XIX° siècle.

 

De chaque côté des stalles, insignes de la basilique :

pavillon basilical et tintinnabule (1951).

Les vitraux de l'abside sont de 1870 (atelier Gsell-Laurent)

et de 1957 (Jacques Le Chevallier).

 

 

Stalles du XVIII° siècle.

Lutrin en marbre et fer forgé, surmonté d'un angelot doré,

réalisé d'après un dessin de Nicolas Nicole, se dresse au centre du chœur.

 

Des banquettes ferment les accès latéraux au chœur.

 

Portail Renaissance du mausolée Jean Carondelet, en marbre du milieu du XVI° siècle.

 

La sainte chapelle.

 

La Sainte-Chapelle, située au sud, jouxte le chœur. Elle est édifiée entre 1609 et 1612, par l'atelier du sculpteur Hugues le Rupt, à la demande de la confrérie Saint-Yves, réunissant les avocats du parlement de Dole, afin d'accueillir l'une des hosties miraculeuses de Faverney.

 

Le portail du XVII° siècle comporte trois arcades en plein cintre, encadrées de colonnes

romaines, et surmontées par un fronton triangulaire, échancré par une niche.

 

Statues du XVIII° siècle de Saint Jean et Saint André, par Claude François Altiret,

et de Saint Yves, du XVI° siècle, provenant du couvent des Cordeliers de Dole.

Sur les barreaux des portes, les détails en relief d'Anathoile Chastel,

datés de 1611, représentent le miracle de Faverney.

 

Vue d'ensemble de la Sainte-Chapelle réaménagée en 1859
Elle a été construite vers 1608-1610 comme une église dans l'église avec nef et bas-côtés.

 

Vitrail : Louis XIV et sa cour en adoration devant la sainte hostie.

 

Au XVIII° siècle, l'intérieur de la chapelle est remanié dans un style baroque. La voûte d'ogive fait place à une autre en berceau et à caissons. En 1860, Charles Chauvin effectue des peintures murales représentant le miracle de Faverney. En 1867, Louis Rossigneux réalise le vitrail sud, représentant L'Adoration de la Sainte-Hostie par Louis XIV et sa cour le 9 juin 1674, et en 1875 et 1876, les ateliers Gsell Laurent réalisent ceux de l'abside, représentant Le miracle de Faverney et l'arrivée de la Sainte-Hostie à Dole.

 

 

L'autel de la Sainte-Chapelle

et le vitrail du miracle de l'hostie de Faverney par l'atelier Gsell-Laurent (vers 1875).
Pendant la Révolution, la chapelle fut utilisée comme atelier de sculpture

par Claude-François Attiret. Elle a été entièrement restaurée en 1859.

 

La superbe voûte à caissons.

 

Statue de saint Yves, patron des avocats, en pierre, 1581.

Les vitraux du côté sud sont ici remplacés par les peintures murales de Charles Chauvin,

représentant des symboles christiques et eucharistiques (1859).

 

Le transept.

 

Le transept mesure 33 m de long.

Chaque extrémité est percée d'un portail de style gothique, achevés en 1555,

par le sculpteur Antoine Le Rupt, et d'une verrière.

 

Le transept sud et les toiles de Laurent Pécheux (1729-1821)
Les grandes fenêtres en verre blanc du second niveau et celles du transept

apportent à l'intérieur de l'église une grande luminosité.

Vue d'ensemble de la verrière du transept sud.

 

Les chapelles du bas-côté nord.

 

Les bas-côtés sont investis par de nombreuses chapelles,

réaménagées au cours du XIX° siècle et restaurées entre 2006 et 2009.

 

Chapelle Notre-Dame de la Pitié.

Piéta du XV° siècle. Cette œuvre vient du couvent des Ursulines de Dole.

 

 

Chapelle Saint Joseph.

 

Placée sous le vocable de Saint Joseph, père nourricier de Jésus, se trouvent deux tableaux, Mort de Saint-Joseph et Sainte-Famille (XIX° siècle), peints par Xavier Bourges, ainsi que trois statues (XIX° siècle) représentant respectivement Marie, Joseph et l'apôtre Pierre. Les vitraux (1888), représentant la Dormition de la Vierge et Saint Joseph, émanent des ateliers parisiens Gsell Laurent.

 

Chapelle de l'Immaculée Conception.

 

La chapelle est aménagée en 1885. Sur l'autel se trouve une statue de marbre blanc à l'effigie de Notre-Dame de Lourdes. Les vitraux (XIX° siècle), représentant la Proclamation du dogme de l'Immaculée-Conception par Pie IX en 1854, émanent des ateliers Gsell Laurent.

 

Chapelle des victimes de la Première Guerre Mondiale.

 

Cette chapelle rend hommage aux Poilus et à leur famille. Des plaques commémoratives rappellent le nom des soldats morts pour la France, et des peintures murales de J. Aubert, Jean-Baptiste Martin et J. Fournier, relatent leur sacrifice. Le vitrail, intitulé, Le Chanoine Guichard offrant la Collégiale à la Vierge Libératrice, représente le chanoine plaçant la collégiale de Dole, dont il a alors la charge, sous la protection de Jeanne d'Arc.

 

Chapelle Saint Vernier.

 

Placée sous le vocable de Vernier d'Oberwesel, martyr et Saint patron des vignerons, particulièrement vénéré en Allemagne, en Franche-Comté et en Auvergne, la chapelle contient une statue du saint (XVII° siècle) ainsi qu'une place commémorative, apposée à l'initiative du chanoine Guichard, en hommage aux hommes d'Églises liés à Dole guillotinés sous la première République.

 

Chapelle Sainte Anne.

 

Placée sous le vocable de Sainte Anne, mère de la Vierge Marie, elle contient un autel sur lequel est fixé un retable en bois doré (XVIII°-XIX° siècle) comportant une toile représentant l'Éducation de la Vierge. Les vitraux représentent la Rencontre d'Anne et de Joachim à la Porte Dorée de Jérusalem, la Présentation de Marie au Temple, et l'Éducation de la Vierge. La sacristie jouxte cette chapelle. (Ateliers parisiens Gsell-Laurent, fin du XIX° siècle).

 

Chapelle Saint Bonaventure.

Statues de Saint Thomas D'Aquin et de Saint Antoine de Padoue.

Vitrail représentant les grandes figures franciscaines du XIII° siècle :
saint François à gauche, saint Bonaventure et sainte Claire au centre

(devant saint Louis et sainte Élisabeth de Hongrie),

et à droite la stigmatisation de saint François.

 

Dans cette chapelle, placée sous le vocable du saint théologien Bonaventure de Bagnoregio, se trouvent, un autel avec Saint Bonaventure dans son cabinet de travail (XIX° siècle), retable de Xavier Bourges, ainsi que deux statues (XIX° siècle), l'une de Saint Thomas d'Aquin et l'autre de Saint Antoine de Padoue.

 

Les chapelles du bas-côté sud.

 

La chapelle Notre-Dame des Victoires - Statue colonne de sainte Clotilde.

Banc en bois sculpté orné de médaillons relatant la vie de saint Jean-Baptiste.

 

Chapelle des âmes du Purgatoire.

 

Cette chapelle, dédiée aux âmes errant au Purgatoire, contient une statue (XIX° siècle) de Notre-Dame des Douleurs, sur son autel, ainsi qu'une sculpture (XX° siècle) représentant Sainte Clothilde. Le Vitrail des Âmes du Purgatoire (1864) émane de l'atelier des Carmélites du Mans.

 

Chapelle Saint François Xavier.

 

 Cette chapelle, placée sous le vocable de Saint François de Jasso y Azpilicueta, cofondateur de la Compagnie de Jésus, contient une statut du dit saint, et une autre du Saint évêque Claude de Besançon, patron du diocèse, en terre cuite peinte. Le vitrail (1885), représente Le Christ et les apôtres.

 

Chapelle Notre-Dame du Sacré Coeur.

Pierres tombales dans la chapelle du Sacré-Cœur du XVI° siècle.

 

Placée sous le vocable du Cœur immaculé de Marie, elle abrite la sépulture du XVI° siècle) des Marenches, famille de parlementaires dolois, ainsi que deux tableaux, l'un du XVII° représentant une Sainte Famille, l'autre du XIX° siècle, une Vierge aux Saints. Elle contient aussi une statue (1928) de Sainte Thérèse de Lisieux, sur son autel. Le vitrail du XIX° siècle représente Notre-Dame du Sacré-Cœur.

 

Chapelle du Rosaire.

 

 L'autel est en pierre de Quilly et dédiée au Rosaire, prière à la Vierge Marie, et contient une Vierge à l'Enfant (XIX° siècle, sculptée par Vincent Huguenin, en pierre de Tonnerre, posée sur l'autel, ainsi qu'une Présentation au temple du XIX° siècle, de J. Aubert. Le vitrail de la Sainte Famille et de saint François de Sales (XIX°), représentant un Rosaire, provient des ateliers Gsell Laurent.

 

Chapelle du Sacré Coeur, réaménagée en 1897-1898.

 

La chapelle, que jouxte la Sainte-Chapelle, est dédiée au cœur du Christ, et contient un Sacré-Cœur du XIX° siècle, peint par Xavier Bourges, ainsi que plusieurs peintures murales (1898), de Jean-Baptiste Martin. Le vitrail (1858), représentant le Sacré-Cœur, vient des ateliers Maréchal de Metz.

 

Le baptistère

 

Il se situe au nord-est, contre le mur de la sacristie, à proximité du chœur.

 

Baptistère du XVIII° siècle (Bas-côté nord).

Au dessus du baptistère, statue de la Vierge présentant l'Enfant Jésus (XVIII° siècle).

 

Le font baptismal, en marbre noir, est encadré par une colonnade baroque en bois peint en trompe-l'œil, et un tableau (XVIII° siècle) représentant le Baptême du Christ est fixé au-dessus de lui, entre les colonnes. L'ensemble est surmonté d'un dais en bois doré, sous lequel est placée une statue de la Vierge présentant l'Enfant. À sa gauche, une plaque indique l'emplacement de la première pierre posée de l'édifice, en 1509, et une seconde commémore le baptême de Louis Pasteur, en 1823. À sa droite, l'imposante pierre tombale d'Odot de La Tour, conseiller au parlement de Dole.

 

Exposition "Le Chemin de vie".

 

Cette exposition est constituée de 56 tableaux représentant les évènements les plus marquants de la vie du Christ. Elle a été réalisée à la main par Gérard Rougemeont pendant 6 années (2005-2012) d'après les dessins de Jean François Kieffer, dessinateur de bandes dessinées chrétiennes. Ces panneaux sont en bois naturel (non teinté ni coloré), et sont des pièces uniques, numérotées et signées.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Panneaux explicatifs présentés à l'entrée de l'édifice

"Histoire de Dole", Annie Ray & Jacky Theurot, Editions Privat, 2003

C.P.A. collection privée, en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, 17 juin 2017 

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
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