CHAUX-LÈS-PASSAVANT  (Doubs)

Région Bourgogne-Franche-Comté.

Arrondissement de Pontarlier - Canton du Valdahon.
 Population : 139 Passinois en 2016.

 

D'une superficie de 844 hectares, et d'une altitude de 420 à 639 mètres,

le village est traversé par la rivière l'Audeux.

 

Etymologie : provient d'un terme gaulois calmis ou calma, haut plateau dénudé, plateau rocheux.

 

La fontaine, l'Audeux, le bâtiment des hôtes et statue de Saint Michel.

La fontaine est encore actuellement un lieu de pèlerinage. On s’y rend dans la nuit du 14 au 15 Août

de chaque année. Il est dans la croyance populaire qu’à minuit l’eau remplit un timbre

qui est enfoncé sous la fontaine, et que peu à peu émergeant du timbre,

elle se répand dans la crique, puis de là dans le ruisseau qui lui fait suite.

 

 

Abbaye cistercienne de la Grâce -Dieu
 

 

L'abbaye de la Grâce-Dieu appartient à la lignée de Morimond, une abbaye cistercienne, aujourd'hui disparue,

qui était située à Parnoy-en-Bassigny dans le département de la Haute-Marne, fondée en 1115,

elle était la quatrième des premières abbayes filles de Cîteaux, avec La Ferté, Pontigny et Clairvaux.

Ces cinq abbayes étaient dites « primaires » dans l'ordre cistercien.

 

 

Vues aériennes avant 1970.

L'abbaye est aujourd'hui devenue un monastère. Les religieuses y vivent de leurs productions artisanales

(bougies, gâteaux, confitures, peinture sur soie...) qu'elles vendent dans un petit magasin.

Elle est rattachée depuis 2002 à l'abbaye cistercienne d'Acey.

 

Les seigneurs de Montfaucon et de Rougemont ont été les donateurs, puis les bienfaiteurs de l'abbaye, dont la prospérité se prolonge jusqu'au XIV° siècle. Pierre Gauthier, est l'un des premiers moines qui s’installa dans ce décor quelque peu sévère. Il recevra le titre d’Abbé, 1er en date d’une longue suite. Prospère jusqu'au XIV° siècle, elle connaît ensuite un déclin du fait notamment des guerres que connaît la région aux XVI° et XVII° siècles.

 

Entrée de l'abbaye fondée en 1139 et occupée par des moines cisterciens jusqu'en 1909.

Des moniales de la même famille monastique les ont remplacés en 1927.

 

Sous la Commende, qui commença lors du rattachement de la Franche Comté à la France en 1636, les abbés Commendataires eurent soin de reconstruire le monastère. Comme l'abbaye était une des plus pauvres de l'ordre Cistercien, les abbés ne retiraient guère de bénéfices de cette charge. Déjà pauvre, elle eut encore à souffrir matériellement, lorsqu'en 1757 le torrent de l'Audoux inonda l'abbaye et qu'elle fut pillée peu après. En 1790 les moines durent fuir, et l'abbaye fut vendue, abandonnée, puis livrée au pillage.

 

Les bâtiments conventuels ont été rebâtis à l'époque classique.

 

En 1844, les moines cisterciens rachètent l'abbaye et la restaurent. Ils étaient au nombre de 50 en 1880. En 1791, les bâtiments sont vendus comme bien National et une forge est installée dans l'église. Lorsque l'abbaye de La Grâce Dieu fut mise en vente en 1844, les moines de Val Sainte Marie la rachetèrent car ils étaient trop à l'étroit dans l'ancienne ferme qu'ils habitaient. La communauté put s'y installer en 1849, avec Dom Benoît Michel comme abbé. La présence Cistercienne reprend de 1844 à 1909.

 

L'église, a été élevée sur un plan cistercien et comporte quelques structures romanes de l'édifice d'origine.

La façade date des XIII° et XIV° siècles, à double étage,

et percée d'un portail en plein cintre, à double voussure chanfreinée,

et par des fenêtres assemblées en triplet. Tout le reste a été reconstruit au XIX° siècle.

L'orientation de l'église a été modifiée par les moniales et elles y installèrent une statue de la Vierge Marie.

 

La nef, dont les trois premières travées sont des XIII° et XIV° siècles.

 

Les piliers sont flanqués par des pilastres portant des consoles, taillées en biseau,

pour recevoir des grandes arcades brisées.

 

Le choeur néo-gothique a été reconstruit au XIX° siècle.

 

Les arcs des voûtes retombent sur de sobres cul-de-lampe dans deux travées, sur des pilastres à la première.

 

Les stalles et l'autel.

 

En 1929, sous l'impulsion de l'archevêque de Besançon, des Moniales en provenance de l'abbaye Port Royal des Champs (Yvelines) réinvestissent les lieux qu'elles ont occupé jusqu'à leur départ en 2010 pour l'abbaye d'Igny. Les travailleuses missionnaires de l’Immaculée de la Famille "Donum Dei" ont pris leur suite.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://monumentshistoriques.free.fr/

"Le patrimoine des communes de Franche-Comté"

Tome II, Editions Flohic, 2002

Dictionnaire des églises de France, "Alsace-Lorraine-Franche-Comté"

Volume Va, Editions Robert Laffont, 1969

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 22 juin 2017

 

 

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