TREBEURDEN  (Côtes d'Armor)
Arrondissement de Lannion - Canton de Guingamp
Région Bretagne
 Population : 3.652 Trébeurdais en 2015.

 

 

Aristide Pierre Henri BRIAND

 

 

La maison dite Aristide Briand, située sur l'île Milliau, à Trébeurden.

 

Au XX° siècle, l'île de Milliau devient la propriété de la maîtresse d'un magnat de la presse parisien.

En 1913, elle y fait bâtir une demeure qui abrite Aristide Briand, entre 1919 et 1933.

La "Dame Jourdan" (Lucie Jourdan), propriétaire des lieux et bonne amie de l'homme politique,

abandonnera l'île en 1945, laissant sa demeure en ruines.

 

La maison où séjourna Aristide Briand avant 1950 et au printemps 2009.

 

La maison de la Dame de Jourdan, bonne amie d'Aristide Briand, était devenue une ruine

qui dénaturait le magnifique panorama qu'offre l'île. Elle a été entièrement détruite en octobre 2009,

malgré l'intérêt historique qu'y voyaient certains Trégorois. L'endroit a été rendu à la nature et au public.

(Photo démolition de la maison, journal "Le Télégramme", publié le 02 septembre 2009).

 

Malgré son nom, cette maison n'a pas appartenu à Aristide Briand. Elle était la propriété de Lucie Jourdan, qui était la maîtresse de l'écrivain et homme d'État de la III° République. Le Conservatoire du littoral, considérant l'état de délabrement de la bâtisse et son absence d'intérêt architectural, avait pris la décision de la démolir.

 

Monument dit "Pierre du Souvenir", puis "Monument Aristide Briand".

 

Le monument avant 1955 et en 2017.

Le médaillon situé au sommet de la stèle est un haut-relief sculpté dans le granite rose,

représentant Aristide Briand en buste, de profil, dont le regard est dirigé vers la mer.

L'enfant, debout sur le socle de la stèle, est en ronde bosse et en bronze.

De chaque côté de la stèle, deux bancs de granite sur lesquels sont sculptés en très bas-relief des filets

de pêcheurs, pour symboliser la simplicité du personnage qui s'entretient avec la population locale.

 Inscription sur la face avant de la stèle : "Il voulut pour nous La Paix", côté droit, "Aristide Briand",

côté gauche "1862-1932", face arrière "Jamais je n'aurai eu cet idéal si je n'avais eu la foi du celte. A. Briand".

 

En 1932, Les Bleus de Bretagne décident d'ériger à Trébeurden un monument à la mémoire d'Aristide Briand, président d'honneur de l'association, qui vient régulièrement en villégiature dans la station de 1919 à 1928. Les frais de réalisation sont couverts par une souscription publique et une subvention du Conseil Général. Le monument, réalisé par Armel-Beaufils, est primitivement nommé "Pierre du Souvenir". La sculpture de l'enfant, nommée le "Gamin de Trébeurden" et fondue par H. Rouard de Paris, est exposée au Salon de 1933. Le monument est inauguré le 3 septembre 1933, face à la mer, au croisement de trois voies. Il subit par deux fois des actes de vandalisme en octobre 1933. Un bas-relief identique est conservé au Musée des Beaux-arts de Nantes.

 

Aristide BRIAND.

 

Aristide Pierre Henri Briand, est né le 28 mars 1862 à Nantes et mort le 7 mars 1932 à Paris. C'est un homme politique, avocat et diplomate français qui a été onze fois président du Conseil et vingt-six fois ministre sous la Troisième République. Il a joué un rôle essentiel dans les relations internationales après la Première Guerre mondiale.

 

Aristide Briand vient d'une famille modeste et était fils d'aubergiste. Il commence sa carrière en tant qu'avocat avant de devenir journaliste et de devenir célèbre grâce au journal La Lanterne.

 

L'une de ces premières actions politiques est de participer a la création d'un parti socialiste avec ses amis René Viviani et Jean Jaurès, il devient le premier secrétaire général du parti mais en 1905, il se revendique « socialiste indépendant » et s’éloigne du SFIO suite à la mouvance socialiste animée par Jules Guesde. Il joue un rôle important dans le processus de laïcisation en encourageant et en défendant la loi de séparation des Églises et de l'État en 1905. Pendant la Première guerre mondiale, il dirige le gouvernement du 29 octobre 1915 au 12 décembre 1916. À ce titre, il organise l'expédition de Salonique menée par les armées alliées (ayant pour but de soutenir l'armé serbe pour, par la suite ouvrir un front en Orient pour délester le front occidental). Après la guerre, il appuie la Société des Nations (SDN) et a pour objectif d’établir la paix avec l'Allemagne.

Aristide Briand  reçoit le prix Nobel de la paix en 1926, conjointement avec Gustav Stresemann, pour son action en faveur de la réconciliation entre la France et l'Allemagne (accords de Locarno, 1925). En 1928, poursuivant son rêve de paix par la sécurité collective, dont l'axe serait la Société des Nations, il signe avec l'Américain Frank Billings Kellogg le pacte Briand-Kellogg visant à mettre la guerre hors-la-loi. Mais sa construction diplomatique s'est écroulée dès le début des années 1930, marquées par la crise économique de 1929, la montée du nazisme et du nationalisme japonais.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.infobretagne.com/

http://www.granitrose-tour.com/

http://sallevirtuelle.cotesdarmor.fr/

http://www.conservatoire-du-littoral.fr/

© Le Télégramme/http://www.letelegramme.fr/
http://sallevirtuelle.cotesdarmor.fr/
C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 27 octobre 2017

 

 

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