ROSTRENEN  (Côtes d'Armor)
Arrondissement de Guingamp - Canton de Rostrenen.
Région Bretagne
 Population : 3.101 Rostrenois en 2015.

 

D'une altitude de 152 à 262 mètres, et d'une superficie de 3.217 hectares,

ville du Pays Fisel, du nom de la célèbre danse, Rostrenen est traversée par la rivière le Doré.

 

Etymologie : Rostrenen vient du breton « roz » (tertre) et « draenen » (ronce).

 

Sous l'Ancien régime, la forêt a fait la postérité  de la région de Rostrenen. L'activité des sabotiers, bûcherons, charpentiers, verriers, sculpteurs, transporteurs, mais aussi menuisiers, tisserands et carriers a permis l'édification de superbes églises, de manoirs et de belles maisons anciennes. Mais les réformes de Colbert, en limitant l'exploitation des forêts, ont mis un terme à ce dynamisme économique.

 

     Avant 1970, vue sur la ville et la collégiale.

 

 

Collégiale Notre-Dame-du-Roncier

 

 

L'Eglise de Notre Dame, construite vers 1295 à l’emplacement de la chapelle seigneuriale du château

des barons de Rostrenen, fut remaniée au XVIII° siècle, puis au XIX° siècle.

En 1483, à la demande de Pierre IX, baron de Rostrenen, le pape Sixte IV

accorde l’érection de l’église seigneuriale en collégiale.
Ronan de Coëtmeur, frère du baron, en est le premier doyen.

De 1886 à 1888, l’église est restaurée sous l’épiscopat de Mgr Bouché, né à Rostrenen en 1828.

 

La nef actuelle ainsi que les bas-côtés datent de 1888.

 

En 1885, l'ensemble des voûtes menaçait ruine, et à l'instigation de Monseigneur Bouché, il fut décidé la reconstruction totale de la nef entre 1886 et 1888 sur les plans de l'architecte H. Guérin. Les travaux de restauration furent confiés à Emile Chamaillard.

 

La nef primitive daterait de 1342 car, en la démolissant pour construire la nouvelle nef,

on a retrouvé des pièces d'or de la fin du XIII° siècle.

Le choeur, avec son chevet arrondi est de 1700. Il est l'un des plus beaux des Côtes d'Armor.

La tour fut construite en 1677 avec les pierres des ruines du château.

 

En 1300, découverte du buste de Notre-Dame. La chapelle seigneuriale devient trop petite pour accueillir les nombreux pèlerins. En l'honneur de Notre-Dame, on décide alors la construction d’un nouvel édifice, plus vaste. En se référant aux armes en alliance de Jeanne de Rostrenen et d'Alain VII vicomte de Rohan.

 

La chambre des cloches abrite actuellement trois grosses cloches et deux petites. L'une des cloches,

bénite le 8 avril 1607, porte l'inscription suivante : " Faite en may 1604 estée passée par feu et flambe.

Le nom de Dieu je loue et je chante ". Le parrain est Tanneguy Bobillé, sieur de Campostal.

 

Suite à une bulle du 27 août 1483, du Pape Sixte IV, l’église devient Collégiale. Le Baron de Rostrenen, Pierre IX s’engage à doter la nouvelle Collégiale de 6 chanoines et à les entretenir. A l'époque de la Révolution, la collégiale ne comptait plus que quatre chanoines.

 

 Le porche est mi-gothique, mi-renaissance.

La partie inférieure du porche Sud, date du XIV° siècle et comporte deux arcades.

La partie supérieure fut remaniée aux XVI° et XVIII° siècles (la fenêtre fut percée en 1749).

Le porche est surhaussé en 1886 et comporte en son centre les armes de Monseigneur Bouché.

 

En forme de croix latine, l'église de Rostrenen comprend une tour extérieure, une nef avec bas côtés de quatre travées dont une plus petite, un transept et un choeur extrêmement allongé avec chevet arrondi entouré d'une sacristie. Au droit de la dernière travée du bas côté sud de la nef s'ouvre un grand porche et, en face, sur le bas côté nord une chapelle.

 

L'intérieur du porche Sud (XIV-XVII) siècles) comporte douze niches abritant douze statues des apôtres,

en bois polychrome que Monseigneur Bouché fit sculpter en 1880 par Paul Chamaillard de Rostrenen.

Les anciennes statues ayant été détruites à la Révolution à l'exception de deux transportées à la chapelle

Saint-Jacques. Sur le mur Nord est gravée la date de 1749.

 

L'ancien orgue a disparu en 1885 et a été remplacé en 1890 par un orgue de la Maison Debierre de Nantes.

Il a été restauré en 1929, puis en 1976.

 

Dans le bas-côté Sud, se trouve un bénitier octogonal en granit du XVI° siècle.

 

Les fonts baptismaux datent de 1888.

Le vitrail de Notre-Dame est composé de 12 médaillons ayant trait à l'histoire de Notre-Dame de Rostrenen.

 

Depuis le portail occidental, vue sur la nef et le choeur.

la nef, avec ses bas côtés et la chapelle nord, furent refaits à neuf en 1888, dans le style du XIII° siècle,

par E. Chamaillard, entrepreneur, sur les plans de M. Guérin.

 

 

Autels du XVIII° siècle.

 

Le chœur a été édifié par Claude Loyer en 1716.

Le lutrin, daté de 1854, est l'œuvre du sculpteur Oger, de Saint-Brieuc.

 

Lors de la réfection du chœur, le 3 Février 1716, les ouvriers découvrirent dans un enfeu de la seigneurie, une bière en plomb, et, un corps tout entier ayant ses cheveux, sa barbe et même ses ongles, enterré depuis 1488. Il s'agissait du corps de Pierre IX, baron de Rostrenen, fondateur de la collégiale, mort à la bataille de Saint Aubin du Cormier, livrée le 18 juillet 1488 (J. Baudry).

 

L'autel Sainte Anne.
Le retable est adossé au mur Est du bras Sud du transept.

Le devant d'autel est orné du Sacré-Coeur entouré de quatre panneaux sculptés :

trois vertus théologales (la Foi, l'Espérance et la Charité).

L'ensemble du retable est surmonté d'une niche abritant une statue de saint Joachim, époux de sainte Anne.

 

La niche centrale abrite une statue de Sainte Anne. Le tableau représente le Sacré-Cœur et porte l'inscription

"offert par Pierre le Trevennel en 1882". A droite se trouve la statue de saint Yves,

et à gauche, la statue de sainte Catherine.

Toutes deux surmontées de médaillons représentant les évangélistes Matthieu et Jean.

 

Les stalles datent de 1744 et boiseries en bois sont du XVIII° siècle.

 

Le retable du Maître Autel, adossé au choeur, est de forme légèrement curviligne, et de style baroque.

 

Le corps principal du retable se compose de quatre colonnes et d’un tableau central, entouré d’une guirlande dorée ; deux angelots aux ailes éployées sont assis dans les angles supérieurs du cadre. Le tableau a pour thème l’Ascension. Au bas de la toile on peut lire « Le jeune Pincit » (Restauré en 1853 par Eugène Fréret). Un ensemble de sculptures surmonte le retable : au centre, un fronton curviligne présentant l’agneau dans une demi-gloire. Au dessus du fronton, le Christ en croix. Au pied de la croix, Marie-Madeleine agenouillée, et à droite : le coq du reniement de Saint-Pierre.

 

La base du retable se compose de trois gradins ornés de rinceaux et de guirlandes de feuillage.

Cette base supporte le corps central. Le tabernacle avec pélican sur le battant et volutes d’épaulement,

est surmonté d’un miroir et d’une couronne supportée par deux anges

(pélican symbole du sacrifice - Miroir symbole de la transparence, de la lumière, de la pureté).

 

Le cathèdre de Monseigneur Bouché date de la fin du XIX° siècle et fut réalisée par Paul Chamaillard.

 

Boiseries du XVIII° siècle.

Les vitraux, livré le 15 juillet 1867, ont été posés la même année et proviennent de l'atelier du Carmel du Mans.

 

Les dessins sont l'œuvre du peintre Gilbert. L'ensemble comporte 8 vitraux : 6 dans le chœur (dont le vitrail de Saint-Valentin) et 2 dans le transept : le vitrail de Notre-Dame (auprès de l'autel de Notre-Dame qui abrite le buste couronné), et le vitrail de Sainte-Anne (auprès de l'autel Sainte Anne à droite du transept).

 

Bannières paroissiales.

 

L'autel Notre-Dame.
Le retable est situé au Nord. L’autel fut construit en 1865 pour exposer la statue-reliquaire, en plâtre,

de Saint-Valentin, martyr des premiers siècles. Les reliques du Saint,

rapportées des catacombes de Rome par le Comte de Saisy, sont à l’intérieur du gisant.

 

Sur le corps central du retable Notre-Dame, tableau de l'Assomption réalisé par le peintre Olivier Perrin

(1761-1832) de Rostrenen. Ce tableau présente la Vierge portée au ciel par deux anges.

 

A droite se trouve la statue de sainte Clotilde (épouse de Clovis), et, à gauche, saint Louis. Toutes deux surmontées de médaillons représentant les évangélistes Marc et Luc. A l'emplacement du tabernacle, trône le buste de Notre-Dame couronné le 2 juillet 1900. L'ensemble du retable est surmonté d'une niche abritant une statue de saint Joseph.

 

Fontaine Notre-Dame-du-Roncier.

 

En décembre 1300, un buste de la Vierge fut mis à jour sous un buisson, dit-on, toujours en fleurs

même au coeur de l'hiver. Cette découverte miraculeuse attira des pèlerins de toute la Bretagne.

La source également a proximité devient un lieu de nouvelles guérisons.

 

La fontaine du XVI° siècle, est située à proximité de la collégiale.

Elle est reconstruite en 1695-1696 par Loyer, doyen de la collégiale et entourée d'une galerie circulaire,

aujourd'hui enterrée. Deux escaliers de six marches entourent le bassin et en permettent l'accès.

 

A la fin du XVIII° siècle, la fête se célébrait avec splendeur, les paroissiens vêtus de costumes variés

représentaient divers personnages de la Bible et de vieux mystères du Moyen Age.

 

Le monument aux morts " A LA GLOIRE DES ENFANTS DE ROSTRENEN MORTS POUR LA PATRIE 1914 - 1918".

 

Le square de la fontaine.

 

 

 

Ces statuettes, épouvantails ont été réalisés par des enfants des écoles de la commune,

en utilisant divers déchets : bouteilles plastiques, cannetes, verres, pots de fleurs, etc...

Une très belle initiative pour éduquer nos jeunes et leur apprendre à respecter la nature. Félicitations.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.infobretagne.com/

https://www.rostrenen.fr/

Panneaux explicatifs présentés à travers la ville

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 26 octobre 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville