PLOUGRESCANT  (Côtes d'Armor)
Arrondissement de Lannion - Canton de Tréguier
Région Bretagne
 Population : 1.220 Plougrescantais en 2015.

 

D'une altitude de 0 à 72 mètres, et d'une superficie de 1.554 hectares,

la ville est située au cœur du pays du Trégor-Goëlo, entre l’île de Bréhat

et la côte de granit rose avec l’archipel des 7 îles.

 

Etymologie : Plougrescant est composé de deux mots celtiques : plou et grescan ou crescan ,

qui signifie "paroisse qui s’agrandit, qui croit". Pour d’autres, Crescant est un chef d’émigrés bretons

qui s’est installé au début du VI° siècle sur le site de Plougrescant.

 

 

Chapelle romane Saint Gonéry

 

 

On célèbre dans cette chapelle le culte de Saint Gonéry, ermite venu de Grande Bretagne au VI° siècle,

accompagné de sa mère, Sainte Eliboubane, dont le culte se célèbre dans l'île de Loaven, toute proche.

 

Dans l'enclos, près de la porte, se trouve un calvaire à trois croix.

Elles représentent le Christ entouré du bon et du mauvais larron.

La croix centrale est ornée d'un calice et d'une inscription.

(Les pierres horizontales (échaliers) étaient destinées à empêcher les animaux des fermes

(porcs, vaches...) de dévaster le cimetière.

 

La chapelle romane rectangulaire très élevée, est terminée par deux pignons.

Elle est étayée par deux contreforts et à peu près dépourvue d'ouvertures,

à part deux minuscules fenêtres en arc mitré géminées.

 

 

Une porte plein cintre perce le mur Ouest.

Tous les murs ont joué, donnant à la construction une allure de guingois, accentuée par l'inclinaison

d'une flèche en plomb de 1612, dont la base polygonale est ornée de gargouilles et de petits pinacles.

La construction est à deux niveaux. On accède à l'étage par un escalier

pratiqué dans une tour extérieure coiffée d'un dôme beaucoup plus tardive.

Un vieil if, âgé d'au moins 350 ans, subsiste : arbre de cimetière, toujours vert, il est un symbole de l’éternité.

 

 

Dans le prolongement est construite une nef de la fin du XV° siècle.

On entre dans la chapelle par une porte latérale sud, encadrée de pierre formant un arc brisé,

surmontée d'un auvent. Les boiseries de la porte représentent Saint Tugdual, Saint Gonery et Saint Yves.

 

Au sud de la chapelle, une chaire extérieure, de forme octogonale.

Elle est surmontée d'un calvaire à personnages, daté de 1595.

Elle était destinée aux prêtres pour les grandes fêtes,

ou aux missionnaires qui prêchaient pour des foules nombreuses.

 

La nef est séparée du choeur par un arc diaphragme.

Deux autres arcs séparent le choeur de deux chapelles nord et sud, à l'alignement du chevet plat.

 

Un maître-autel et son retable qui datent de la fin du XVIII° ou du début du XIX° siècle.

Vierge en albâtre du XV° siècle, provenant d'Angleterre.

 

Le crâne de saint Gonéry est posé sur un plateau et couvert d'une couronne. Le tout est enfermé

dans une lourde châsse. Lors des deux pardons de Saint-Gonéry, Lundi de Pâques et dernier dimanche de juillet,

à la fin de la messe, quatre hommes transportent la châsse autour de l'enclos extérieur,

suivis par les fidèles qui chantent en breton les cantiques à son intention.

 

Monument funéraire de Guillaume de Halgoët, évêque de Tréguier de 1587 à 1602.

Le gisant repose sur une large dalle très moulurée, portée par quatre lions placés aux angles et deux pilastres ioniques intermédiaires.

 

Crédence du XV° siècle,  en chêne et châtaignier, destinée à conserver les reliques de saint Gonéry,

les vêtements sacerdotaux et les registres paroissiaux.

 

La série de peintures de voûte de la fin du XV° siècle.

Les charpentes de la chapelle sont décorées de sablières sculptées à rinceaux de vigne,

et de blochets et engoulants sculptés d'anges ou de montres. Leur datation est estimée du début du XVI° siècle.

 

Le berceau brisé de la nef est entièrement décoré : les scènes sont disposées suivant quatre registres parallèles, disposition héritée des peintures de voûte romanes.

▪ Les deux registres supérieurs représentent des scènes de l'Ancien Testament,

▪ Les deux registres inférieurs, des scènes du Nouveau Testament.

Les fonds rouges ou bleus, semés de fleurettes, évoquent les tapisseries de l'époque.

 

Lors de mon passage, l'église en travaux était fermée.

Les photos intérieures que je présente proviennent de cartes postales scannées.

Pour découvrir la richesse de ces peintures, je vous invite à consulter le site de l'Association :

http://lesamisdesaintgonery.blogspot.fr/p/visite-guidee-de-la-chapelle-saint.html.

 

La fontaine Saint Gonery.

 

La fontaine avant 1930 et en 2017.

On attribua à cette fontaine le pouvoir de guérir la fièvre.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.infobretagne.com/

Dictionnaire des églises de France, Bretagne, Volume IVa

Editions Robert Laffont, 1968

Panneaux explicatifs présentés sur le site

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 24 octobre 2017

 

 

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