PLOËZAL  (Côtes d'Armor)
Arrondissement de Guingamp - Canton de Bégard.
Région Bretagne
 Population :1.273 Ploëzalais  en 2015.

 

D'une altitude de 2 à 94 mètres, et d'une superficie de 2.324 hectares,

la ville est traversée par le fleuve le Trieux, et la rivière le Leff.
 

Etymologie : vient de l’ancien breton « ploe » (paroisse) et « Saul », un saint breton inconnu.

Il se pourrait qu'il s'agisse d'un gallois du nom de Saul et frère de saint Petroc et de saint Clesoeph.

 

 

Château de la Roche-Jagu

 

 

La seigneurie de La Roche Jagu possédait jadis un droit de haute justice, avec patibulaire à quatre piliers.

 

Vues aériennes avant 1970 et 2010.

Le château actuel a été édifié pour Catherine de Tronguindy au XV° siècle

sur l'emplacement d'un ancien château fort du XI° siècle.

Du premier bâtiment ne subsistent que des fortifications visibles dans le parc et le bois.

Suite au leg du vicomte Gaetan d'Ales à l'état,

le château est devenu la propriété du département des Côtes-d'Armor en 1958.

 

Les premiers documents mentionnant Ploëzal datent de 1294, lorsque Richard de la Roche Jagu reconnait devoir la moitié d’un chevalier à l’armée du duché de Bretagne. La ville devient une paroisse en 1330, pour la canonisation de Saint Yves. Plus tard, elle sera occupée par les anglais. Ploëzal est devenue une commune en 1790 et a fusionné avec Runan deux cents ans plus tard.

 

Vues sur l'entrée du château, depuis le parc.

 

Roland Péan, décédé après 1451, fut chevalier banneret, seigneur de la Roche-Jagu, de même que son fils Pierre Péan, décédé le 24 juillet 1488 lors de la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier. La fille de ce dernier, Françoise Péan (née en 1472, décédée en 1555), dame de La Roche-Jagu et de Grand-Bois (en Landebaëron), vicomtesse de Tronquidi, épousa le 13 mars 1494 Guillaume d'Acigné (fils cadet de Jean V, seigneur d'Acigné). Leur fils Jacques d'Acigné, puis leur petit-fils Louis d'Acigné furent successivement seigneurs de la Roche-Jagu. En 1773, le maréchal de Richelieu vend le château à Mme Le Gonidec de Tressan.

 

Depuis la cour d'honneur, vue sur l'entrée et les anciens communs.

 

Les dépendances aujourd'hui sont utilisées par l'accueil-billetterie, et un restaurant.

 

Le château fut reconstruit à partir de 1405 pour noble dame Catherine de Troguindy, propriétaire du lieu,

après autorisation du duc de Bretagne Jean V (1389 – 1442). Elevée au rang de baronnie par le duc de Bretagne

François II en 1487, la terre de la Roche-Jagu passa aux mains de plusieurs familles sous l'Ancien Régime.

 

La façade côté cour d'honneur permet d'appréhender sa fonction primitive de défense.

Le rez-de-chaussée, les deux étages et les cheminées sont coiffées de curieuses cheminées.

A gauche de la porte d'entrée, une tourelle abrite un escalier surmonté d'une toiture en poivrière.

Le premier étage possède encore ses fenêtres à meneaux

mais le second étage placé en retrait et la toiture ont été très remaniés.

 

De fortes grilles protègent les fenêtres du rez-de-chaussée.

 

Le château est en réalité une maison forte, et présente à la fois une fonction défensive

(chemin de ronde, meurtrières) et une fonction résidentielle,

(chapelle seigneuriale, nombreuses cheminées, recherche décorative).

 

Façade, côté du fleuve le Trieux, avant 1970.

Du chemin de ronde la vue s'étend sur la vallée, ce qui permettait autrefois

de surveiller l'arrivée éventuelle d'un ennemi par la rivière.

Aux XI° et XII° siècles, des forteresses surveillaient les rives de l'estuaire.

La Roche-Jagu est la seule à avoir survécu.

 

Sur la façade arrière, une tour centrale rectangulaire est encadrée de deux ailes.

Une grosse tour d'angle circulaire conserve un parapet et des mâchicoulis.

 

Grilles de la porte d'entrée - La cuisine - Chemin de ronde donnant sur le Trieux.

Le rez-de-chaussée est occupé par 3 pièces principales :

une cuisine, une grande salle et le cellier. l'accès aux étages se fait par des escaliers à vis.

(Photos prises à partir de cartes postales, le château étant fermé lors de mon passage).

 

Chemin menant au promontoire surplombant le Trieux et sa vallée.

 

Depuis le promontoire, vues sur le le Trieux et sa vallée.

Protégeant l'estuaire du Trieux, le château de la Roche-Jagu est le dernier témoin d'un système défensif

bâti entre Pontrieux et l'archipel de Bréhat.

 

Les jardins.

 

Le Domaine de la Roche-Jagu s'étend sur une superficie de plus de 64 hectares.

Dévasté par la tempête de 1987, le parc fut mis en valeur à partir de 1992.

 

Le parc présente une multiplicité de paysages et d'espaces :

potager médiéval, jardin d'agrément, espaces arborés et bocagers, roseraies, allée de camélias,

landes littorales et pré-salés, palmeraies, bassins à rouir le lin.

 

Le bassin aux chevaux : situé au pied du château,

c'est l'une des plus grandes réserves d'eau du site révélée par une mise en scène végétale et minérale.

 

La palmeraie.

 

Depuis la cour d'honneur, on accède par cette petite porte aux jardins clos.

 

Un promontoire offre un point de vue remarquable sur l'estuaire du Trieux.

 

Un espace forestier, une chênaie, des jardins d'inspiration médiévale (potager, jardin des plantes médicinales, bouquetier...), un ensemble de 350 variétés de camélias composent l'essentiel de l'aménagement complété par une roseraie, et différentes plantes d'ornement : chèvrefeuille, jasmin et glycine ainsi que de la vigne. Les différents espaces sont délimités par des fascinages et des plantes tressées.

 

 

Les jardins contemporains d'inspiration médiévale ont été imaginés par l'architecte paysagiste Bertrand Paulet.

Ils sont labellisés Jardin remarquable depuis 2005 et Ecojardin en 2017.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.infobretagne.com/

http://www.larochejagu.fr/
http://famille.tourismebretagne.com/

Panneaux explicatifs présentés sur le site

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 23 octobre 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville