LANNION  (Côtes d'Armor)
Arrondissement de Lannion - Canton de Lannion
Région Bretagne
 Population : 19.827 Lannionnais en 2015.

 

D'une superficie de 4.391 hectares, et d'une altitude de 0 à 107 mètres,

Lannion est traversée par le fleuve le Léguer, et le ruisseau le Stanco.

 

Etymologie : Lannion doit son nom à la fondation au haut Moyen Age d'un ermitage ("lann", en breton).

et comme éponyme un obscur saint breton Iudon (attesté au IX° siècle, dans les actes de l'abbaye de Redon).

 

 

La ville, capitale du Trégor

 

 

Mais aussi, la capitale bretonne de l'électronique et des télécommunications dans les années 1960.

La ville s'étend au nord et à l'est et ses hauteurs s'urbanisent.

Le Centre National d'études de météorologie spatiale d'installe sur la commune, confirmant sa vocation high tech.

 

 

L'hôtel de ville, bâti vers 1865. Il remplace un ancien édifice ayant servi d'auditoire.

Une prison, accolée à l'arrière de l'auditoire, avait été construite en 1615.

 

La prison était destinée, avant la Révolution, à détenir les prévenus du ressort de la sénéchaussée de Lannion. Elle n’avait été construite que pour trente prisonniers, cinq chambres, l’appartement du concierge et deux souterrains voûtés. (extraits de l'ouvrage "Cahier d'Histoire de Lannion", n° 11, de l'Association généalogique Chef d'Armor).

 

Les maisons à pans de bois, et les hôtels particuliers.

 

Les vieilles maisons de la Place du Centre.

 

Lannion s'est développée près d'un gué franchissant le Léguer. Les Romains ont quitté le site du Yaudet pour s'installer ici lorsque la remontée des eaux menaçaient leurs habitations. Au Moyen Age, la ville fortifiée dépend de l'évêché de Tréguier. Pendant la guerre de succession de Bretagne, Lannion se range aux côtés de Charles de Blois contre le duc de Bretagne.

 

La maison des Chapeliers, des XVI-XVII° siècles. Cette maison, qui fut longtemps une chapellerie,

remplace un édifice détruit durant les guerres de la Ligue. Elle a été reconstruite en 1646.

 

Le maître d'hôtel de Charles de Blois, Sire Geoffroy de Pontblanc, trouve la mort lors de l'assaut de la ville mené par les Anglais, alors alliés au duc. Les fortifications sont démantelées et la ville occupée par le duc de Lancastre, au nom du roi d'Angleterre Edouard VII, avant qu'elle ne soit reprise par les soldats de Charles de Blois.

 

 

Maison des XVI-XVII° siècles. Elle comporte des cariatides en bois sculptées de style Henri IV

et remplace un ancien édifice mentionné par un acte daté du 02 juin 1444.

 

Toujours fidèle au roi de France, la ville est rasée lors des troubles de la Ligue à la fin du XVI° siècle. Au XVIII° siècle, elle subit les attaques répétées de La Fontenelle qui occupe le château voisin de Coatfrec. Affaiblie, elle ne retrouve le calme qu'à la fin du XVIII° siècle.

 

 

La surface réduite du centre ville reflète l'histoire de la cité.

Pendant des siècles, l'activité commerciale et artisanale s'est concentrée dans ses vieilles maisons.

 

Plusieurs ordres religieux y fondent des communautés alors que magistrats, nobles et négociants font construire des hôtels en granit. Le duc d'Aiguillon, lieutenant général du roi en Bretagne, réside souvent à Lannion pour profiter des bienfaits d'une source d'eaux ferrugineuses. En 1762, il pose la première pierre du quai qui porte encore aujourd'hui son nom.

 

 

Ce passage, était auparavant une ancienne maison, dont la cheminée subsiste encore.

 

La ville souffre peu de la Révolution à l'exception capitale de deux abbés et de deux rebelles de Plouaret. Sous la Restauration, en 1847, onze galériens dont quatre femmes, sont exposés place du Miroir pour "effrayer à l'avenir ceux qui seront tentés de s'égarer dans la voie du crime".

 

Le monument aux morts, construit en 1924, pour la Première Guerre Mondiale.

Il honore tous les morts pour la France lors d'une guerre.

 

Le Carré Magique : pôle national des arts du cirque en Bretagne, depuis 2005.

 

Avec une salle de 850 places, le Carré Magique représente un équipement culturel clé du territoire. Le théâtre propose chaque année une programmation pluridisciplinaire à l’intention des amateurs de danse, de théâtre, de musique mais aussi et surtout de cirque. Dans la mesure où l’établissement dispose du label "Pôle National des Arts du Cirque", la programmation, à travers des spectacles ponctuels ou du festival "Gare au Gorille", insiste particulièrement sur la découverte de cet univers artistique.

 

Le monastère Sainte Anne et le fleuve le Léguer, vue aérienne avant 1970.

 

Le quai d'Aiguillon, le Léguer, et le tribunal.

 

L'ancien monastère Sainte Anne,  situé sur la rive gauche du Léguer.

 

A l’origine, un hospice occupait cet emplacement. En raison de la proximité du Léguer,

l’endroit était humide et réputé malsain.
Devenu délabré, l’hospice fut remplacé au XVII° siècle par un couvent,

des travaux d’assainissement du terrain accompagnèrent l’édification du nouveau bâtiment.

 

L'hôpital Sainte-Anne ou l'Hôtel-Dieu primitif aurait été fondé par la famille de Kergomar qui a apposé ses armoiries, en 1630. Il était alors situé sur la paroisse de Loguivy. L'édifice aurait beaucoup souffert des guerres de la Ligue, vers la fin du XVI° siècle. Dans la deuxième moitié du XVII° siècle, il se présentait comme un bâtiment en pont de bois, jouxtant une petite chapelle dédiée à Sainte Anne. Ce bâtiment renfermait deux salles des pauvres.

 

 

Par la suite, le couvent fut occupé par des religieuses de l’ordre de la Miséricorde de Jésus (Augustines).

Celles-ci en furent chassées pendant la révolution, et le réintégrèrent en 1805.

 

En février 1667, cinq religieuses hospitalières venues de Quimper, prennent possession de cet hospice et de ses dépendances. Entre 1667 et 1672, elles restaurent et agrandirent les bâtiments grâce aux largesses de plusieurs bienfaiteurs. Un prêtre, l'abbé Corentin de Kermeno de Plivern (cousin de la supérieure et proche collaborateur du Père Maunoir) prend la direction de l'établissement et y consacre sa fortune personnelle. Il en reste l'aumônier jusqu'à son décès en 1716. Il est enterré dans la chapelle Sainte-Anne.

 

 

Le grand complexe du couvent Sainte-Anne destiné aux pauvres et aux malades

qui venaient y recevoir les soins prodigués par les religieuses.

 

Au XVII° siècle, l'hôpital dépend de l'évêché de Dol dont l'abbé de Kermeno est le vicaire général. En 1712, le domaine de la couronne concéda au couvent de Sainte-Anne, en toute propriété, une fontaine dite "Feunteun-an-Nech". L'eau de cette fontaine arrivait jusque dans l'intérieur du monastère et servait à tous les besoins jusqu'en 1733. En 1753, on commença la restauration de la chapelle conventuelle, et en 1767 celle des bâtiments de l'Hospice.

 

La chapelle adopte le plan traditionnel des édifices d’ordre régulier ouvert sur le monde séculier.

Elle se compose d’une nef, ouverte sur la rue, destinée aux fidèles, à laquelle est greffée une nef perpendiculaire,

réservée aux religieuses. Des stalles, richement sculptées et bien conservées,

sont la marque d’un goût affirmé pour les valeurs du néo-classicisme.

 

La chapelle, dernier édifice bâti pas les Augustines qui s’installèrent à Lannion en 1667,

se place au nord de l’ensemble du monastère. Inaugurée en 1900, construite dans un style

aux références baroques, elle ne se comprend qu’en la restituant dans son ensemble.

 

Durant la terreur les Soeurs sont emprisonnées à Tréguier, mais l'hôpital leur est rendu en 1805. Il sera reconstruit sous le second empire et inauguré le 23 octobre 1866. Au cours des XIX° et XX° siècles, il est agrandi. La grande chapelle est élevée à la gloire de Sainte-Anne et inaugurée le 27 juin 1900.

 

Le bâtiment a été restauré et depuis l’automne 2006, il abrite la médiathèque de Lannion.

 

Désaffectée à la fin du XIX° siècle, l'ancienne chapelle est louée en 1935 à un ferronnier, avant d'être reprise par les religieuses pour y installer un foyer de jeunes travailleurs. A partir de décembre 1975 l'hôpital est transféré dans les nouveaux bâtiments près du manoir de Kergomar qui deviendra alors une maison de retraite. Une partie des bâtiments du monastère va être transformée en foyer pour personnes âgées, et une autre partie en logements pour personnes valides. En juin 2003, la Communauté Sainte-Anne met en vente son patrimoine et le conseil municipal de l'époque, décide d'acquérir le 28 juillet 2003 le monastère. L'édifice est destiné à héberger une médiathèque et une maison de retraite médicalisée.

 

Le manoir de Langonavel , du XVI° siècle.

 

 

Situé dans la rue de Kérampont, presqu'en face l'ancien couvent Sainte Anne.

Il possède une façade en pan de bois décoré et développait jadis une double fonction,

défensive et commerciale. (L'accès se fait par une tour d'escalier, située dans la cour).

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.infobretagne.com/

http://tregor.fr/

http://www.patrimoine-religieux.fr/

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 27 octobre 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville