LANNION  (Côtes d'Armor)
Arrondissement de Lannion - Canton de Lannion
Région Bretagne
 Population : 19.827 Lannionnais en 2015.

 

D'une superficie de 4.391 hectares, et d'une altitude de 0 à 107 mètres,

Lannion est traversée par le fleuve le Léguer, et le ruisseau le Stanco.

 

Brélévenez est une ancienne commune, devenue depuis 1961 quartier de Lannion dans le Trégor.

Autrefois, les deux communes étaient séparées par le ruisseau Stanco.

 

 

Eglise romane de la Trinité de Brélévenez

 

 

En français, Brélévelez signifie "mont de la joie".

Il évoque les chevaliers-moines de Montjoie, ordre des Templiers religieux et militaire

dont les successeurs, les trinitaires de Saint Jean, ont fondé l'église.

 

Vue aérienne sur la ville avant 1950,  et les 138 marches de l'escalier menant en haut de la ville,

à l'église de Brélévelez, avant 1970.

 

Située au bord de la ville, sur l'ancienne commune de Brélévelez,

l'église de la Trinité est construite au haut de la colline de Crech'Tanet (le sommet enflammé).

Le début de la construction date du XII° siècle.

 

La première église est attribuée à un de ces ordres militaires qui, après les Croisades, avaient pour mission de défendre Jérusalem contre les Turcs, les Templiers. Ils avaient de nombreuses possessions en Bretagne ; ou bien encore, l'Ordre de Montjoie, Ces deux Ordres disparurent vite et on pense que l'église fut reconstruite au siècle suivant par les Trinitaires, fondés par Saint Jean de Matha pour la rédemption des captifs.

 

Les escaliers et vue sur la ville basse de Lannion.

 

La nef était éclairée directement par une rangée de baies géminées en arc brisé, actuellement murées.

Au XIV° siècle, les donations faites par tous les seigneurs du voisinage permirent de reconstruire

un faux transept, puis un peu plus tard, le clocher-porche de la façade ouest.

 

Les façades latérales sont peu ornées, d'aspect sévère.

Chevet roman de la fin du XII° siècle (1190) et du début du XIII° siècle.

 

Le chevet présente un décor dénotant des influences saintongeaises : le mur est à peine ajouré de

quelques ouvertures verticales, mais il est scandé par une série de colonnes rondes engagées

soutenu par une corniche à modillons décorés de têtes humaines.

 

En 1364, après la guerre de succession de Bretagne, le duc Jean IV donna l'église à Olivier de Clisson

qui la fit fortifier malgré les défenses qui lui avaient été faites.

Après transaction, ces fortifications furent démantelées en 1395.

 

L'église est entièrement romane, sauf le transept et le clocher.

L'édifice est étayé d'une série de contreforts, parfois surmontés de pinacles.

 

Le portail sud, en arc brisé à cinq rouleaux séparés par des bandeaux géométriques,

présente des ébrasements ornés de colonnettes en délit avec chapiteaux de feuillages.

Un gâble élevé le surmonte, percé d'un oculus.

 

Dans l'enclos, l'ossuaire du XV° siècle à deux pignons décorés de crochets et d'anges,

provient de Saint Pierre du Rusquet, ancien centre paroissial de Brélévenez,

et au-dessus une fenêtre gothique très élancée, aveuglée.

Sous l'if, le calvaire portant la date de 1805, et la petite porte d'accès au presbytère.

 

La nef charpentée, est constituée de 11 travées, flanquée de deux bas-côtés.

 

Les bas-côtés voûtés d'ogives sont du XIII° siècle. La tribune et le buffet d'orgue (1862), la table de communion,

le pourtour du choeur avec ses jolies statuettes sont l'oeuvre d'un enfant du pays, Philippe Le Merrer.

 

Un Bénitier, une ancienne mesure de blé qui correspond au boisseau de froment, mesure de Lannion,

qui servait au paiement des rentes et devait se trouver soit hors de l'église soit au château du Cruguil.

L'inscription qu'il porte mentionne : Cette mesure de blé ne devra jamais être détruite.

 

Depuis le dessous de la tribune d'orgues, vue sur la nef et le choeur.

Les grandes arcades de la nef reposent sur des piles rondes, les travées sont séparées

par des colonnettes toutes engagées, appuyées sur le haut des piles.

 

La chaire à prêcher du XVIII° siècle.

Dans les panneaux de la chaire, les quatre évangélistes avec leurs emblèmes : de droite à gauche,

Saint Jean, emblème, l'aigle ; Saint Luc, le taureau ; Saint Marc, le lion ; Saint Mathieu, l'homme (ailé).
Dans le panneau soutenant l'abat-voix, la Vierge avec l'Enfant-Jésus.

 

Statues : Education de la Vierge, Saint Yves,

et un Christ aux liens ("Ecce Homo") en bois serait du XIII° ou du XV° siècle.

 

 

La Chapelle Nord, avec son retable, offert en 1630 par Gilles Le Borgne, seigneur de Goaz-Wen est dédié

à Saint Gilles et Saint Loup, daterait de 1630. Au centre se trouve un tableau de la Résurrection.

 

Un autre petit retable, peint en sombre, sans autel, est orné d'une tête de mort.

On le doit à la confrérie des Trépassés.

 

L'abside est semi-circulaire à déambulatoire, avec une chapelle axiale. Boiseries sculptées du choeur.

Le déambulatoire est éclairé par trois étroites fenêtres cintrées.

Le choeur est surélevé avec une crypte.

L'arcade, séparant le choeur du déambulatoire voûté d'ogives,

repose sur des piles rondes à chapiteau en feuilles d'eau.

 

La chapelle axiale, très allongée, est voûtée d'ogives à liernes du XV° siècle.

Au nord, la porte de la sacristie est surmontée d'un tympan semi-circulaire,

en albâtre, représentant la Pentecôte.

 

Escaliers d'accès et la crypte.

La crypte romane a été refaite au XVIII° siècle,

pour y placer une Mise au tombeau du sculpteur morlaisien Lespaignol.

 

Les piles de l'entrée du choeur sont surchargées par un pilastre supplémentaire composé de trois colonnettes.

Au-dessus des arcades, série d'arcs brisés géminés.

 

 

Le maître autel a été offert en 1690 par Claude de Lannion.

 

Le choeur et lutrin à l'aigle du XVIII° siècle.

 

Maisons anciennes en granit, situées à proximité de l'église.

 

Depuis l'église de Brélévelez, vues sur la ville basse.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.infobretagne.com/

Dictionnaire des églises de France, Bretagne, Volume IVa

Editions Robert Laffont, 1968

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 27 octobre 2017

 

 

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