LAMBALLE   (Côtes d'Armor)
Arrondissement de Saint Brieuc - Canton de Lamballe.
Région Bretagne
 Population : 13.465 Lamballais en 2015.

 

D'une superficie de 9.021 hectares, et d'une altitude de 37 à 131 mètres,

la ville est arrosée par le fleuve le Gouessant, et les rivières de Reus et l'Hia.

 

Etymologie : Lamballe vient du breton « lan » (monastère) et de saint Pal (saint Paul),

natif d'Angleterre et qui vint en Bretagne vers la fin du VI° siècle.

 

 

Lamballe,

capitale du duché de Penthièvre

 

 

Vue aérienne avant 1950 : la ville et l'église Saint Jean.

 

Fondée au VI° siècle par un moine venu d'Angleterre, Pol ou Paul, Lamballe ne connait son apogée que lorsqu'elle devient la capitale de Penthièvre du XI° siècle au début du XVIII° siècle. En 1034, Eudes, frère cadet du duc de Bretagne Alain III, reçoit en apanage le comte de Lamballe et devient ainsi le premier comte de Penthièvre. Dés lors, à travers les siècles, la Maison de Bretagne et la Maison de Penthièvre, branche cadette, s'affrontent au cours de nombreuses guerres.

 

La place du Martray est le centre animé de la ville.

De forme triangulaire, elle est bordée de vieilles maisons.

 

Du temps de sa grandeur, le duché de Penthièvre forme un véritable petit royaume avec ses lois, ses coutumes et sa propre monnaie. Mais les prétentions expansionnistes du duché conduiront au démantèlement de ses fortifications. En 1420, le duc Jean V est capturé par le comte de Penthièvre. La mère de Jean V, la duchesse de Bretagne envoie sur Lamballe une armée de 50.000 hommes qui prend le château. Libéré, Jean V fait raser les fortifications des villes, châteaux et forteresses appartenant aux Penthièvre.

 

Les maisons à pans de bois, du XIV° au XVII° siècles.

 

En 1591, durant la guerre de la Ligue, Lamballe est du côté du duc de Mercoeur, le gouverneur de la Bretagne, et des catholiques. Lors de l'assaut de la ville par les troupes d'Henri IV, le capitaine protestant François de la Noue, dit Bras de Fer, est touché d'une flèche au front et meurt à Montcontour où il est rapatrié. Le siège est levé et la place reste entre les mains de Mercoeur jusqu'à la conversion au catholicisme d'Henri IV.

 

La maison du bourreau, du XVI° siècle. : c'est une des plus anciennes maisons à pans de bois de Lamballe.

Elle domine la place du Marché, anciennement Place du Pilori !

Porte d'entrée en accolade, fenêtres à petits carreaux, colombages et toiture en ardoise s'évasant en corniche.

Elle abrite le musée Mathurin Méheut, le musée du vieux Lamballe

et du Penthièvre, ainsi que l'Office de tourisme.

Accolée à cette maison, l'Hosté du pilori, qui accueille le musée d'Art et Traditions Populaires.

 

Son nom original lui fut donné par un marchand de cartes postales qui, voulant lui trouver un nom plus vendeur déforma le nom du propriétaire Bourceau en Bourreau. Elle est composée entre autres, de fenêtres à meneaux et croisillons. La bâtisse est nichée dans le quartier où de nombreuses maisons à colombages se font face.

 

L'hôtel de ville et la fontaine.

L'hôtel de ville a été acheté par la ville en 1847.

Il abrite une peinture "la princesse de Lamballe", oeuvre du peintre Jean-Laurent Mosnier, et achetée en 1780.

 

Durant la seconde moitié du XVIII° siècle, le duc de Bourbon-Penthièvre porte le titre de prince de Lamballe. Sa femme, Maire-Thérèse-Louise de Savoie-Carignan, veuve à dix-huit ans devient l'amie de la reine Marie-Antoinette dont elle est la surintendante. La princesse sera sauvagement décapitée lors des massacres de septembre 1792 et son corps mutilé. Les révolutionnaires n'appréciaient pas cette amitié.

 

Les rives du Gouessant.

(Le Gouessant est un fleuve côtier qui se jette dans la Manche, au niveau de la baie de Saint-Brieuc).

 

Aujourd'hui, Lamballe tire ses richesses de l'agroalimentaire, grâce à une coopérative de 500 salariés et de l'industrie métallurgique. Les véhicules blindés et les limousines de l'entreprise Labbé sont exportés dans le monde entier depuis sa zone industrielle. Le développement de la ville repose également sur sa vocation touristique.

 

L'ancien Hôtel-Dieu et sa chapelle, de plan rectangulaire, avec chevet à pans coupés.

Elle relevait primitivement de l'abbaye de Saint Mélaine.

 

Le Père Ange Le Proust fonde la Société Saint-Thomas de Villeneuve à Lamballe, en 1661, et c’est dans l’Hôtel-Dieu de la ville que travaillent les premières Mères de la congrégation pour secourir les pauvres.

Si les religieuses ne logent pas dans l’hôpital au début, cela leur est autorisé à partir de 1687. La communauté peut dès lors s’y établir, et les soeurs peuvent loger et manger sur place, « sans néanmoins user du bien dudit hôpital, mais subsisteront de leurs facultés », c’est-à-dire à leurs propres frais.

La maison de Lamballe est établie officiellement en 1669 pour « chef de la Société », et le demeurera jusqu’en 1700, date du transfert du gouvernement de la congrégation à Paris. Depuis 1700, une communauté de religieuses Saint-Thomas de Villeneuve est toujours établie dans l’ancien Hôtel-Dieu.

 

Le monument aux morts date de 1921. Il est situé dans le parc, près de l'ancienne collégiale.

C'est l'oeuvre de Eveillard et des frères Le Goff de Saint Brieuc, et mentionne 228 noms.

 

Château de la Moglais.

Le logis principal pour ses façades et toitures et pour ses intérieurs datent des XVII°-XIX° siècles.

 

Après la révolution le Marquis de la Moussaye y fera de nombreux aménagements, modifiant les intérieurs, décorant les façades du théâtre et de l'orangerie et dans le goût italien, avec des pilastres peints et des statues à l'antique. Par la suite, la mode anglaise fit délaisser les espaces vides et les perspectives : on laissa le bois envahir le parc jusqu'au pied du château.

 

Après la guerre de 1940, Michel de Beaumont entreprend de rendre au parc son allure première, en s'inspirant de tableaux datant du siècle précédant ; la rénovation du parc se poursuit encore aujourd'hui dans un esprit similaire, avec le rétablissement d'anciens parterres, et de nombreux projets d'aménagements, en particulier autour des douves et dans le potager.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.infobretagne.com/

https://www.congregation-stv.org/
http://www.reve-de-chateaux.com/

Panneaux explicatifs présentés à travers la ville

Brochure "Le territoire de Lamballe", 54 pages, O.T. de Lamballe, 2017

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 28 octobre 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville