GUINGAMP   (Côtes d'Armor)
Arrondissement de Guingamp - Canton de Guingamp.
Région Bretagne
 Population : 6.900 Guingampais en 2015.

 

D'une superficie de 341 hectares et d'une altitude de 62 à 126 mètres,

la ville est traversée par le petit fleuve côtier, le Trieux.

 

 

Basilique Notre-Dame de Bon Secours,

des XI° - XVI° siècles.

 

 

A l'origine, simple chapelle du château, la chapelle Notre-Dame devait attirer à son pardon,

célébré le premier samedi de juillet, des milliers de fidèles.

 

La basilique est de style : roman, gothique et Renaissance.

L'histoire de sa construction est celle des additions successives qui ont fini

par lui donner un aspect massif où aucune partie ne se détache nettement.

La première chapelle fut construite à la fin du XI° siècle, le duc Conan IV la dota d'une chapellenie en 1136,

il en subsiste la croisée du transept.

 

L'édifice actuel, est d'inspiration normande, et fut construit au début du XIV° siècle.

La façade est à deux tours, et une tour sur le carré du transept.

Le chevet polygonal étale ses verrières sous ses arcs boutants extérieurs et ses balustrades.

 

La façade nord est du XIV° siècle, avec des gargouilles grimaçantes inspirées du bestiaire médiéval.

Elle présente des pignons ajourés de hautes baies en arc brisé

 

La flèche de 57 mètres fut détruite par des obus américains en 1944,

puis reconstruite à l'identique en 1955.

 

L'église est un vaisseau de granite. A gauche, la tour de l'horloge de la fin du XIII° siècle

 

Animée par deux tours massives, la façade ouest de l'église,

est le point de départ de la construction de l'édifice vers 1290.

La tour plate et les deux murs-pignons qui la prolongent présentent un décor style Renaissance.

Epaulée de puissants contreforts, animée par une élégante balustrade signalant la chambre des cloches,

elle est ouverte de baies en plein-cintre logées dans une épaisse maçonnerie.

 

Le portail de style Renaissance à deux portes.

 

 

Le porche Notre-Dame et la Vierge noire.

 

Les statues des apôtres sont du XIX° siècle, d'Ogé.

 

Le vitrail au-dessus du porche rend hommage à la duchesse Françoise d'Amboise, épouse du Duc Pierre II.

 

Au-dessus d'un petit autel, la statue de Notre-Dame de Bonsecours, vénérée depuis des siècles.

 

Le pavement du porche dessine un labyrinthe.

 

A la Révolution, le mobilier a été détruit, mais un buffet d'orgues avec ses boiseries, daté 1646 a été conservé.

 

 

La chapelle des fonts, et les fonts baptismaux du XIX° siècle.

Peinture du baptême du Christ, peinture réalisée en 1848 par le Guingampais Alphonse Le Hénaff.

 

La nef est de quatre travées accostée de bas-côtés ouvrant à l'alignement du transept non saillant.

Au-dessus des arcades se développe le triforium (galerie de circulation),

souligné par un garde-corps ajouré de quatrefeuilles combinés à des arcs trilobés.

 

Sous une voûte d'ogives en briques et pierres de Caen, la nef met en scène deux styles architecturaux distincts :

▪ Le style gothique au nord avec trois grandes arcades qui retombent sur des piles fasciculées couronnées de chapiteaux à grands feuillages.

▪ Le style Renaissance au sud : trois grandes arcades au profil sensiblement identique à celui de l'époque gothique, pénètrent directement dans d'imposantes piles dont les motifs Renaissance viennent atténuer le caractère massif de l'élévation. Au-dessus, répondant au triforium gothique, la galerie Renaissance superpose un triple jeu de balustrades dont la forme et le décor apportent légèreté et fantaisie à l'ensemble.

 

Enfeu datant de 1401 avec gisant de Mgr Morel, évêque de Tréguier à la fin du XIV° siècle.

Confessionnal du XIX° siècle.

Statues : Saint Jacques, Notre-Dame de Bonsecours, et saint homme.

 

Souvenir de l'érection en basilique en 1899 : armoiries, évocations de la frérie blanche

avec triple cordelette nouée et devise.

(La frérie blanche est une confrérie de fidèles chrétiens de l'un et de l'autre sexe, de différents états,

canoniquement érigée sous l'invocation de la glorieuse vierge Marie , et nommée la frérie blanche).

 

Cette partie de l'église présente un décor dont la richesse et la qualité répondent

à celui du portail ouest et du triforium Renaissance.

Les imposants piliers à base carrée présentent de nombreux éléments décoratifs,

dont une niche crédence, des grands dais ouvragés.

 

Les quatre statues des vertus cardinales : justice, force, prudence et tempérance.

Statue d'un Saint homme - Bannière paroissiale. Statues de Sainte Elisabeth, Saint Cyrille et Joachim.

 

L'armoire du trésor. (Photo de droite) un oeuf en bois rapporté par un navigateur en 1860,

en reconnaissance à Notre-Dame à Bon Secours.

 

Situé dans le transept, l'autel des morts en kersanton du XIX° siècle, et statue de Sainte Anne du XX° siècle.

 

Statues : un saint, Saint Cyrille, Saint Louis, et Saint homme.

 

Enfeu et gisant de Pierre Morelli, évêque de Tréguier de 1385 à 1401.

 

Au fond de l'abside, un parasol basilical et tintinnabulum.

Le 24 octobre 1899, un décret du Pape Léon XIII élevait l'église paroissiale Notre-Dame à la dignité

de basilique mineure. Cette décision fut officialisée à l'occasion d'un pardon du 3 juillet 1900.

 

Parmi les privilèges concédés aux basiliques, on trouve :

▪ Le droit du pavillon : c'est un parasol formé de bandes alternées de rouges et jaunes, bordée à la base d'un brodequin aux couleurs contrastées.

▪ Le droit au beffroi (ou tintinnabulum), petite clochette surmontée d'un beffroi de bois sculpté, armorié aux armes de la basilique.

 

 

 

 

Ce groupe de l'Annonciation est un fragment d'un ancien retable, et il est placé au fond de l'abside.

 

Enfeu de Messire Jean Marie Robin, curé doyen de Guingamp, avec au fond, une plaque de marbre.

Il est vêtu de ses vêtements sacerdotaux, la tête appuyée sur un coussin.

De chaque côté des anges, et à ses pieds, une levrette.

 

 

Le coffre du trésor de la fabrique, avec ses trois serrures.

 

La fabrique, au sein d'une communauté paroissiale catholique désignait des clercs ou laïcs pour assurer la collecte de l'administration des fonds et revenus nécessaires à la construction, puis à l'entretien des édifices religieux et du mobilier de la paroisse.

 

Les membres du conseil de fabrique sont des administrateurs désignés par les termes de marguilliers ou de fabriciens, selon les régions. Les revenus de la fabrique provenaient :

▪ des quêtes et offrandes,

▪ la location des places de bancs de l'église, perçue annuellement à date fixe pour la fabrique.

▪ de dons divers.

Le trésor de l'église dispose d'un coffre où sont mis sous clefs documents et fonds. Ce dernier comportait 3 clefs, dont : une était donnée au patron des marguilliers, l'autre au prêtre, et la dernière, au sacristain. Pour l'ouverture du coffre, les trois détenant des clefs devaient être présents. Le conseil de fabrique se réunissait selon les besoins, et après la messe dominicale, au son de la cloche. Il adopte des délibérations et mentionne sur un registre les décisions prises en commun, ainsi que la comptabilité.

 

Suite à la Révolution et aux tempêtes, il ne reste plus aucun vitrail antérieur au XIX° siècle.

 

Les huit vitraux de l'abside (1857-1863), dans un décor gothique flamboyant, reprennent des scènes mariales et des thèmes de l'enfance de Jésus. Dans la partie méridionale du choeur, des scènes de la vie publique de Jésus. Sur le bas-côté sud, Hubert de Sainte Marie, verrier à Quintin, exécuta deux baies figuratives parmi un ensemble de vitraux abstraits aux couleurs vives et variées.

 

 

 

 

 

 

Enfeu de Roland de Coatgoureden, sénéchal du duc Charles de Blois, du XIV° siècle,

et situé sur le côté sud.

 

 

Le choeur rectangulaire à trois travées et deux collatéraux fut prolongé par deux travées

construites au XV° siècle, de même que deux chapelles à pans coupés terminant les collatéraux.

 

 

La croisée du transept est matérialisée par quatre énormes piliers à colonnes engagées qui supportent la flèche, et conserve des vestiges de l'époque romane. Au-dessus des arcs brisés, sur chaque face, quatre grandes arcades en plein cintre sont datées des alentours de 1100. Les arcades et les piliers qui la soutiennent furent enveloppés dans la nouvelle construction gothique à la fin du XIII° siècle. Les bâtisseurs prirent le soin d'agrémenter sur deux niveaux les colonnes de ces piliers de seize têtes sculptées en haut relief sous les traits du diable, d'animaux, de femmes et d'hommes.

 

Les aménagements ultérieurs n'ont que peu modifié l'ensemble architectural,

une restauration intérieure importante a été entreprise au milieu du XIX° siècle : voûtes, autels, vitraux...

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Panneaux explicatifs présentés à l'entrée du site

Dictionnaire des églises de France, Bretagne, Volume IVa

Editions Robert Laffont, 1968

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 22 octobre 2017

 

 

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