SEURRE  (Côte d'Or)
Arrondissement de Beaune - Canton de Brazey-en-Plaine
Région Bourgogne-Franche-Comté
 Population : 2.416 Seurrois en 2014.

 

D'une superficie de 899 hectares, et d'une altitude de 176 à 192 mètres,

la ville est traversée par rivière Saône.

 

 

Maison des ancêtres de Jacques Bénigne Bossuet

du XVI° siècle.

 

 

Cette maison date de 1507, où les ancêtres de l’ancien prélat français,

célèbre pour ses prédictions vivaient ici.

 

La maison en 1904, avant 1915 et 1950, et en 2017.

 

Le trisaïeul de Jacques-Bénigne Bossuet , Étienne né vers 1450,

fit construire la maison entre 1504 et 1507.

Il fut échevin et maïeur (maire) de la ville entre 1513 et 1518.

 La famille donna des avocats au Parlement de Dijon.

 

Construite en briques rouges à damiers de briques vernies,

elle est composée de deux bâtiments reliés par un portail.

 

L'escargot de Bourgogne.

 

Sur la carte postale avant 1914, en recto,  est mentionné "Sur l'angle de cette maison, l'escargot érigé par Jacques Bossuet, ancêtre de l'Aigle de Meaux, pour reprocher à la femme du Gouverneur, ses mœurs légères. Le Gouverneur furieux lui fit casser les cornes".

 

Les décorations extérieures (escargot, coq, pigeon et statue de saint Martin) furent décapitées à la période révolutionnaire. Seul le lapin décorant l'entrée de la tour avec ses choux gothiques ont échappé aux dégradations.

 

Le tympan du portail est de style ogival flamboyant avec chou gothique

et à la naissance des deux arcs, deux sculptures animales :

à l’ouest un pigeon, à l’est un coq.

 

Le petit bâtiment, sans doute postérieur au reste de l’habitation devait servir d’atelier ou de boutique pour les Bossuet, famille de tisserands. L’ouverture est couronnée d’un arc en anse de panier surbaissé et accompagnée d’une colonne supportant un énorme escargot qui semble narguer de ses cornes le voisin procureur.

 

 Charrons à l'origine (tisserands pour d'autres historiens) ,

le petit bâtiment à côté de la maison d'habitation à 3 étages, servait d'atelier.

Il est relié à celle-ci par un porche, créant ainsi une cour intérieure décorée

d'une galerie à balustrade desservant le premier étage.

 

Quant au corps d’habitation, il est couvert d’un haut toit pointu

où sont aménagés deux étages de combles.
On y accède par une tourelle hexagonale en briques polychromes,

typique de l’architecture Seurroise du XVI° siècle.

La porte est sculptée d’un chou gothique abritant un lapin.
L’étage carré est desservi par un balcon à balustres de bois.

 

De nos jours, le musée de la Saône et des gens de la Saône occupent les étages

et l'Office de Tourisme, le rez-de-chaussée.

 

▪ le premier étage est consacré à la présentation géologique du Val de Saône et son occupation progressive par l'homme : objets provenant en partie des dragages de la Saône et attestant de l'importance de la rivière dans l'histoire locale. On y découvre également l'usine de céramique de Pouilly-sur-Saône et sa production de grès.
▪ Le second étage est consacré à la production d'un chantier de charpentier en bateaux. Des maquettes à l'échelle 1/100ème y représentent les dernières flûtes de Bourgogne en bois.
▪ Le troisième étage évoque l'industrie de la prothèse, prospère à Seurre depuis le début du XX° siècle.

 

Jacques-Bénigne Bossuet

surnommé parfois l'« Aigle de Meaux »

 

Homme d'Église, évêque de Meaux, prédicateur et écrivain français.

Certains voient en lui "le plus grand orateur peut-être que le monde ait connu".

 

 

Jacques-Bénigne Bossuet est né le 27 septembre 1627 à Dijon et décédé le 12 avril 1704 à Paris.

 

Originaire d'une famille de magistrats, il fait ses études secondaires au collège des Jésuites de Dijon, qui lui donnent une éducation classique et un goût pour les langues anciennes (apprentissage du grec et du latin). À 15 ans il vient à Paris pour y poursuivre ses études au collège de Navarre, où il a pour maître Nicolas Cornet. Il y étudie en profondeur la philosophie et la théologie.

 

Portrait de  Jacques-Bénigne Bossuet, Musée du Louvre

 

Bien que destiné au sacerdoce, il côtoie pour quelque temps un milieu mondain :

il apprécie Corneille, s'adonne à l'écriture de vers précieux

et fréquente l'Hôtel de Rambouillet.

 

Ordonné sous-diacre à Langres par Sébastien Zamet en 1648, il fait l'expérience d'une conversion religieuse et abandonne sa vie mondaine. C'est l'époque de sa Méditation sur la Brièveté de la Vie, qui porte les traces de ses futurs ouvrages. La même année, il expose l'essentiel de ses idées sur le rôle de la Providence, dans sa Méditation sur la félicité des saints. En 1652, reçu docteur en théologie, il est ordonné prêtre et devient l'archidiacre de Sarrebourg dans le même temps, puis, en 1654, celui de Metz.

 

Au fil des ans, il construit sa notoriété à partir des sermons qu'il prononce et ses panégyriques de saints. En 1669, il est nommé à l'évêché de Condom, dans le Gers. Il abandonne son poste un an plus tard pour devenir précepteur de Louis de France, le Grand Dauphin, fils de Louis XIV et de Marie-Thérèse.

Parfois surnommé "Aigle de Meaux", Bossuet pénètre dans le cercle fermé du roi pendant ce préceptorat. Il attache une grande importance à l'enseignement de l'histoire et instruit le prince en lui racontant l'histoire des rois qui se sont succédés, tout en prenant soin d'en tirer avec lui les conclusions politiques et morales.

En 1681, il est nommé évêque de Meaux et se consacre avec conviction à ses activités pastorales. Des réflexions d'ordre religieux, politique et spirituel ne cessent d'occuper son esprit. En 1688, il publie l'"Histoire des variations des églises protestantes et les avertissements aux protestants".


Grand orateur, Bossuet expose sa théorie de l'éloquence qu'il applique dans ses sermons. Pour lui, un sermon doit être avant tout sincère et émouvant. Son savoir et sa foi font de lui un véritable poète lyrique. Durant les dernières années de sa vie, il s'oppose à Fénelon et au quiétisme.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.guide-tourisme-france.com/

"Plan guide" de 4 pages, remis par l'Office de Tourisme Rives de Saône

C.P.A. collection privée, en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, 17 juin 2017

 

 

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