NEUILLY-EN-SANCERRE  (Cher)
Arrondissement de Bourges -  Canton de Saint Germain-du-Puy.

Région Centre Val-de-Loire.
 Population : 256 Neuillois en 2016.

 

D'une superficie de 2.605 hectares, et d'une altitude de 238 à 422 mètres,

le village est traversé par la rivière La Grande-Sauldre, affluent du Cher.

 

Vue aérienne du village et l'église romane Saint Martial, avant 1970.

 

 

Le jardin de Marie

 

 

Labellisé depuis 2017 "Jardin remarquable".

Créé il y a 30 ans, le jardin paysager a une superficie 2 hectares, et il est entièrement entretenu au naturel.

 

Ce jardin à l'anglaise en Sancerrois est une promenade bucolique, dans un univers de charme et de sérénité.

 

"Le jardin, c'est la plus petite parcelle du monde et puis c'est la totalité du monde".

(Michel Foulcault, philosophe).

 

 

Le jardin est planté d'une collection de plus de 500 variétés de roses et de bon nombre de viburnums.

 

 

L'allée des iris.

 

Au printemps : narcisses, iris, pivoines, glycines de Chine et du Japon, cornus kousa et florida,

viburnums, plantes vivaces... et bien sûr les rosiers.

 

"Quand les pivoines fleurissent, il semble qu'il n'est plus d'autres fleurs autour d'elles". (Kiichi).

"La pivoine est cette rougeur en nous qui précède la pensée". (Paul Claudel).

 

La pivoine fut une immense source d’inspiration pour le peintre Edouard Manet (1832-1883). On la retrouve en fleurs coupées, notamment dans Le vase aux pivoines et Branches de pivoines blanches et sécateur. La forme et le rythme de ses pétales évoquaient la complexité des sentiments passionnels. Dans son poème « Pétales de pivoine », Apollinaire associe la fleur à la beauté féminine.

 

 

"La terre n'appartient pas à l'homme; l'homme appartient à la terre...

Toutes choses se tiennent comme le sang qui unit une même famille...

Tout ce qui arrive à la terre, arrive aux fils de la terre..." (Chef amérindien Seattle, tribu Duwamish).

 

 

Arbres et arbustes rares enrichissent progressivement les collections du jardin.

Depuis peu des arbres à belles écorces ont rejoint ceux à feuillages d'automne.

 

 

De nombreuses variétés d'hydrangéas fleurissent en été.

 

 

"La fleur du pavot à peine l’a-t-il touchée qu’elle s’est effeuillée". (Shôhô)

 

"Du sein de ce prolixe torrent d'amour qui déborde, s'élance un magnifique double pavot rouge accompagné de ses glands prêts à s'ouvrir, déployant les flammèches de son incendie au-dessus des jasmins étoilés et dominant la pluie incessante du pollen, beau nuage qui papillote dans l'air en reflétant le jour dans ses mille parcelles luisantes!" (Honoré de Balzac, 1836 "Le Lys dans la Vallée").

 

 

 

D'innombrables variétés d'iris fleurissent le printemps, accompagnées de narcisses, camassias, allium...

et de nombreuses plantes vivaces.

 

Nouvelle plantation avec un magnolia macrophylla, originaire d'Amérique du Nord.

 

 

« Les saisons égrènent les instants de vie, semences et fruits de nos joies et de nos peines.

Derrière chaque averse se lève un soleil d’Or, offrande d’une caresse arc-en-ciel.

Regardez haut dehors, posez votre front sur le ciel des nuages.

Accueillez le jour qui vient et nourrissez-vous du paisible paysage d’un matin serein,

fleur d’une vie nouvelle, rosée d’une source de vie. »​​  (Sandra Dulier).

 

 

La maison du Jardin de Marie est une ferme berrichonne du XVIII° siècle où règne le calme et la sérénité.

 

 

 

Roseraie, bassin, mixed border, potager, verger, jardin de graminées...

le tout entouré d'une authentique campagne berrichonne.

 

 

L'été, graminées et hydrangeas prennent le relais en compagnie de rosiers remontants,

de Rudbékias, Agapanthes, Hémérocalles, Echinacéas, Gauras...

 

 

 

L'automne accueille la floraison d'une belle collection d'Asters et de Dahlias accompagnée des sédums,

anémones du Japon et bulbes divers... Un vrai paradis en toute saison !

 

 

 

"Un petit jardin pour se promener, et l'immensité pour rêver.

A ces pieds ce que l'on peut cultiver et cueillir;

Sur sa tête ce que l'on peut étudier et méditer :

Quelques fleurs sur la terre et toutes les étoiles dans le ciel". (Victor Hugo).

 

 

« Deux fois par jour, il prenait son arrosoir et le balançait sur les plantes,
comme s’il les eût encensées. A mesure qu’elles verdissaient sous l’eau qui
tombait en pluie fine, il lui semblait se désaltérer et renaître avec elles.

Puis cédant à une ivresse, il arrachait la pomme de l’arrosoir,

et versait à plein goulot, copieusement ».  (Gustave Flaubert).

 

Le jardin fut peint, chanté, écrit... Nombreux furent les artistes : peintres, poètes, écrivains...

qui célébrèrent les jardins d’ici et d’ailleurs, les jardins d’hier et d’aujourd’hui.

Les jardins de demain...
Les jardins flattent les sens : la palette des couleurs, des formes, des volumes,
des odeurs, des saveurs, des sonorités riches et subtiles.

Ils se déclinent de la minuscule parcelle, du lopin de terre au luxuriant parc du château

en passant par l’étonnant jardin d’artiste sans oublier le jardin d’Éden...


Les images et représentations du jardin sont nombreuses et variées,

toutes chargées d’une forte charge symbolique, elles s’ancrent dans une perspective à la fois philosophique,

esthétique, scientifique, artistique, écologique, patrimoniale et sociale.
(Le jardin, Marie-Anne Rabouille et Christine Van Bebbeghem).

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.lejardindemarie.com/
Dépliant 3 volets "Bienvenue au jardin de Marie"

DépliC.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 25 mai 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville