MENETOU-SALON  (Cher)
Arrondissement de Bourges-  Canton de Saint Martin d'Aubigny.

Région Centre Val de Loire
 Population : 1.622 Monestrosaloniens en 2016.

 

Superficie de 3.766 hectares, et une altitude de 174 à 312 mètres.

Son vignoble renommé s’étend sur 465 hectares de collines, et l’aire d’appellation couvre dix communes.

 

Etymologie : le toponyme actuel est désigné au XI° siècle par "petit monastère de Sarlon".

 Ce nom fait allusion à la fondation près du château seigneurial, vers 1075, du prieuré Saint Martin par Sarlon,

seigneur de Ménetou et Quantilly membre d'une famille noble influente auprès du vicomte de Bourges.

 

Vues aériennes avant 1970 : le Bourg et l'église Saint Pierre, du XIX° siècle.

 

 

Château  et domaine de Menetou-Salon

 

 

Ancien château de Jacques Coeur, grand argentier du roi Charles VII en 1448,

et résidence de la branche française des Princes et ducs d'Arenberg.

 

Face au vignoble, les grilles d'entrée du château.

 

Le château, avant 1970 et en 2018. Le parc comprend un jardin-labyrinthe miniature.

 

 

Depuis les grilles d'entrée et la longue allée menant au château, les façades de ce dernier sont très ouvragées.

 

Avant que Hugues de Cormaing ne cède en 1450 Menetou et Quantilly à Jacques Cœur, le château appartint à Sarlon le riche, contemporain de Henri Ier, puis à la Maison de Vèvre, de Vierzon et de Sancerre. Au XII° siècle, les comtes de Sancerre deviennent propriétaires des terres et y font construire le premier château, à l'emplacement du château actuel.

 

La cour d'honneur et entrée monumentale du château.

Château construit de 1884 à 1890 pour le Prince Auguste d'Arenberg,

par Paul Ernest Sanson qui s'inspira du Palais Jacques Coeur de Bourges.

 

Vers 1450, Jacques Cœur achète les terres et le château de Menetou. Dans les années qui suivent, le grand argentier tombe en disgrâce et ses biens sont saisis par le roi Charles VII de France, qui l'attribue à la nièce d'Agnès Sorel, Mme de Villequier.

 

Les lucarnes, les gâbles et les pinacles ont été posés sous Auguste d'Arenberg.

 

Au XVI° siècle, le domaine devient la propriété de la famille Pot. En 1773, la famille Brancas de Lauragais, reçoit en héritage le château. La même année leur fille Pauline épouse une jeune prince Allemand : Louis Engelbert, Prince et Duc d'Arenberg. A la Révolution, Mme de Brancas est arrêtée à Arras et à la tête tranchée. Le château est alors confisqué et les terres vendues aux habitants de Menetou-Salon.

 

 

Façade côté cour d'honneur.

 

En 1796, la famille d'Arenberg récupère le château et décide d'agrandir et de l'embellir. Pour cela, il fait appel à l'architecte Paul Ernest Sanson, qui en fera un fleuron du style néo-gothique. A la demande du prince Auguste Louis Albéric d'Arenberg et de la princesse son épouse, le sculpteur Antoine Margotin et le menuisier-ébéniste Calmel, participent à la décoration intérieure. Ce représentant de l'aristocratie française remplit, sous la Troisième République, des fonctions éminentes dans de nombreux domaines, notamment comme député du Cher de 1877 à 1902. Le 27 avril 1840, lors d'un incendie dans le bourg, 500 sans-abris furent accueillis pour partie au château par le prince d'Arenberg.

 

Le château possède 24 cheminées, et 297 fenêtres.

 

Cette somptueuse demeure, entièrement meublée et décorée avec un raffinement extrême

est actuellement la résidence privée du 5° Prince et Duc d’Arenberg.

Les intérieurs ont été refaits après la Seconde Guerre mondiale. Les travaux portèrent sur les parties sud et est,

les parties nord et ouest conservant leur aspect classique.

 

L'entrée et le grand salon.

Le hall d'entrée est une vaste pièce abritant la statue d'Agnès Sorel.
Dans le salon, une cheminée du XVII° siècle, provenant du château de Polignac, en Auvergne.

 

Avant 1930 : l'escalier - Le salon - La bibliothèque.

La bibliothèque compte 12 000 volumes.

Elle est ornée de lambris de chêne et d'une cheminée à l'italienne en marbre gris et blanc.

 

La salle à manger est située dans l'aile médiévale avec une façade du XIV° siècle.

Elle est ornée de céramiques reprenant les motifs des Saisons d'Arcimboldo.

Dans la salle de billard sont exposés les portraits peints et photographiés des membres de la famille d'Arenberg.

Le sol est couvert d'un tapis rouge, la couleur des princes de ce château.
 

Les écuries.

 

Dans les communs du château, est ouvert un Musée de l'Automobile et de la Voiture à cheval

où sont exposées les voitures de collection de la famille propriétaire.

 

La sellerie d'apparat.

 

Les écuries et le colombier.

 

 

Le colombier abrite des paons albinos - Le local du moteur électrique.

L'électricité du château était produite par un moteur

et deux électriciens en assuraient le fonctionnement et l'entretien.

 

Le vignoble "Menetou-Salon".

 

Vue sur le vignoble du Clos de la Dame, production de S.A.S. le Prince d'Arenberg.

En face du château, trois hectares de vignes produisent 10 000 bouteilles à l'année en vins rouge, blanc et rosé.

 

Le domaine viticole du Prince et Duc d'Arenberg, situé au coeur du village et face à l'entrée du château est issu du vignoble réputé de Menetou-Salon. Ce vin était mis en valeur lors des réceptions organisées par Jacques Coeur en 1450. C'était aussi le vin préféré d'Agnès Sorel, favorite du roi Charles VII.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://chateau-menetou-salon.com/
(Photos intérieures interdites : celles présentées

ont été scannées à partir de cartes postales anciennes)

Dépliant 3 volets "Menetou-Salon", au siècle des Romantiques"

C.P.A. collection privée en prêt

Visite guidée et photos, Chantal Guyon, le 19 juin 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville