MEILLANT  (Cher)
Arrondissement et canton de Saint Amand-Montrond.
Région Centre Val-de-Loire
 Population : 677 Meillantais en 2015.

 

D'une superficie de 40,6 m², et d'une altitude de 152 à 288 mètres,

et le village est connu depuis l'Antiquité pour ses carrières de pierre calcaire.

Etymologie : "Meillant", vient du latin Mediolanum, qui signifie milieu.

 

Le bourg s'organise en arc de cercle autour de l'enceinte du château

et dont l'église paroissiale Saint Blaise semble rejetée à l'extrémité Sud-Ouest.

 

 

Le château de Meillant

 

 

Château fort médiéval, reconstruit en partie après la guerre de Cent Ans

en gothique flamboyant, évoluant jusqu'au style Louis XII.

 

Avant 1970 : le château, situé au centre d'un parc, la chapelle et les douves.

Le château fut réaménagé à la fin du XVIII° siècle par le duc de Béthune-Charost, et le parc créé à cette époque.

 

La terre et seigneurie de Meillant sont attestées depuis le XI° siècle. Le château dont les campagnes de construction s’étalent de la fin du XIII° siècle au XIX° siècle est un des édifices majeurs du début de la Renaissance, néanmoins très restauré au XIX° siècle.

 

Façade du château, côté cour d'honneur.

 

 

La façade sur cour, et particulièrement la tour dite du Lion, construites par Charles II d'Amboise,

apparaissent dans un luxe décoratif qui n'a aucun équivalent en Berry.

Une cheminée a été traitée en fausse lucarne.

 

Une gravure de Chastillon représentant le château de Meillant au XVII° siècle montre un édifice entouré de murailles et de fossés auquel on accédait par un pont-levis, à l’Est. Le tracé de cette enceinte existe encore dans l’anneau formé par les douves actuelles. D’autres documents anciens montrent bien les éléments disparus (poterne, une partie des bâtiments qui fermait la cour à l’Est, galerie à arcades dans le prolongement du logis côté Nord…).

 

Typique du style Louis XII, une corniche à oves déjà Renaissance se mêle aux éléments du gothique flamboyant sur le logis, tandis qu'un tempietto surmonte la Tour du Lion, réalisée sous Charles II d'Amboise (1510).

Cette tour est l'illustration parfaite d'un style qui fut souvent appelé gothique flamboyant.

Gothique dans sa structure et son décor qui évoque l'hôtel Jacques Coeur de Bourges.

 

La tour du Lion annonce pourtant les grandes réalisations architecturales des bords de Loire. Si l'art nouveau importé d'Italie ne semble avoir touché que les parties hautes de la tour, son influence parait plus évidente à la galerie aujourd'hui disparue qui occupait l'aile en retour Nord. Il n'en faut pour preuve que des médaillons, provenant de cette galerie et aujourd'hui conservés dans la cage d'escalier de la tour. Ils sont d'ailleurs, l'oeuvre d'un artiste italien.

 

 

La tour d’escalier en vis dite la "tour des cerfs" a été construite à cette époque. Le décor de sa porte entourée

de moulures en accolade, à rampants ornés de feuilles de choux porte les armes de la famille d'Amboise.

 

Les parties construites à la fin du XIII° siècle ou au début du XIV° siècle par Etienne de Sancerre, alors seigneur du lieu, consistent en deux corps de logis rectangulaires. La partie centrale qui relie ces deux corps de logis a été élevée (ou reconstruite) à la fin du XV° siècle.

 

Façade côté parc.

 

Cette façade est la plus austère, avec ses hauts murs protégés par les douves.

 

Cette façade est flanquée de tours rondes ou carrées, avec des fenêtres parcimonieuses.

 

Les douves, face à la cour d'honneur.

Charles 1er d'Amboise fait construire un corps de logis, cantonné d'une tourelle d'escalier polygonale.

Les murs sont percés de hautes fenêtres divisées en six compartiments par des meneaux en pierre.

Ces fenêtres éclairent au rez-de-chaussée et à l'étage deux grandes salles d'apparat.

 

Lors des travaux de 1842, le château devait présenter un aspect inachevé à ses deux extrémités, d'où la raison de la construction de la tour Carrée et du bâtiment en retour vers la chapelle. A l'autre extrémité, la tour et la tourelle d'escalier datent sans doute également du XIX° siècle. L'oeuvre due à Louis Normand se veut néo-gothique. Cette construction, encore médiévale, annonce la Renaissance.

 

Les murs épousent une courbe qui correspond en fait à une succession de trois logis :

▪ le premier au Sud, édifié par Etienne de Sancerre au début du XIV° siècle,

▪ le second, par Charles d'Amboise au 3° quart du XV° siècle,

▪ le troisième repris par Charles II d'Amboise à la fin du XV° siècle, et tout début du XVI° siècle.

 

La façade extérieure, médiévale et dépouillée, surplombe les douves.

 

Ces logis sont les seuls vestiges, avec la chapelle, d'un ensemble fortifié de forme polygonale, qui occupait toute la surface délimitée par le tracé des douves actuelles avec courtines, tours, châtelet d'entrée, cour et basse-cour, communs et écuries.

 

Le grand salon, et le lit de Justice situé dans la Tour d'honneur.

 

Le grand Salon est la 2° salle d'apparat, (de 9 m sur 19) et la plus belle par son décor. Le plafond peint surmonte une frise représentant des scènes de chasse du XVI° siècle. Au mur, des tapisseries de Bruges du XVII° siècle évoquent des sujets bibliques. La galerie des musiciens, au-dessus de la cheminée, est accessible par un escalier dérobé.

 

La salle à manger est entièrement recouverte de cuir de Cordoue du XVII° siècle, et la cuisine.

La cheminée reprend le motif de la Tour de Lion avec les armes parlantes des Chaumont d'Amboise.

Le plafond est à caissons Renaissance.

 

La chambre du cardinal d'Amboise et son somptueux mobilier Flamand du XVII° siècle.

 

La bibliothèque, la salle des Armes et la chambre d'enfant.

Cette grande pièce du XVI° siècle a été aménagée au XVIII° siècle en bibliothèque.

C'était le bureau du duc de Chârost.

Dans la salle des Armes, des tapisseries de Flandres, diverses armes et des cerfs sculptés.

 

La chapelle gothique.

 

La chapelle a été édifiée vers 1510 pour Charles 1er d'Amboise

et son fils Charles II qui dirigèrent les travaux.

 

Indépendante, la chapelle est située au milieu de la cour.

Un escalier, dans la tour, permet d'accéder à une galerie, courant le long du toit.

 

Le porche de style gothique flamboyant typique du début du XVI° siècle. Photo de droite, le puits.

 

La chapelle se compose de deux travées dont l'une est carrée, forme la nef, et l'autre en trapèze, le choeur.

Retable en bois, réalisé par la Guilde des sculpteurs d'Anvers, au début du XVI° siècle,

et ont pour sujet, la passion du Christ. En-dessous sont représentés les douze apôtres.

Vitraux du XVI° siècle, exécutés par le maître verrier Lécuyer

et représentent la Passion du Christ, du baiser de Judas à la Résurrection.

 

Les anciennes écuries.

 

 

Entrée des écuries.

Derrière le château, un hôtel particulier datant du (XVIII° siècle) abrite des écuries

 

 

 

  Dans les écuries, une très belle collection de voitures hippomobiles

et automobiles anciennes dont une superbe Hotchkiss,
et l'ancienne Sellerie du Château qui servait autrefois à préparer les chevaux pour les équipages.

 

Le parc, aux essences multiples.

 

 

 

Le parc a été créé à la fin du XVIII° siècle par le duc de Béthune-Charost.

Le tulipier, originaire d'Amérique. Il peut s'élever jusqu'à 60 mètres.

Les indiens utilisaient le tronc pour faire des canoës et plus généralement,

il est employé à faire des meubles. Avec son écorce, on soigne les maladies de coeur et la fièvre.

 

Les dépendances.

 

Ces bâtiments sont occupés aujourd'hui par la billetterie et la boutique.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.chateaudemeillant.fr/
Dépliant 28 pages "Meillant... le château", Christophe Gratias, M.G. Editions

Photos intérieures : scannées à partir de cartes postales anciennes

(Photos interdites dans le château et la chapelle)

Remerciements aux cartophiles pour le prêt des cartes postales

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 22 mai 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville