LES AIX-D'ANGILLON  (Cher)
Arrondissement de Bourges - Canton de Saint Germain-du-Puy.
Région Centre Val de Loire
 Population : 1.905 Angillonnais en 2015.

 

D'une superficie de 1.468 hectares, et d'une altitude de 163 à 211 mètres,

la ville est arrosée par la rivière le Colin.

 

Etymologie : les Aix, signifie forteresse, fortification, et Angillon, vient de Dom Gilon ou du seigneur de Gilon.

 

Avant 1970, vues aériennes de la ville : église Saint Germain et le Donjon.

Les Aix d'Angillon appartenait vers la fin du XI° siècle à Gilon, seigneur de Sully

et de La Chapelle (La Chapelle d'Angillon), vicomte de Bourges.

 

Ce seigneur fonda vers la fin du XI° siècle, une collégiale dans le bourg d'Aix pour abriter un chapitre de chanoines de Saint-Augustin. D'abord dédiée à Saint Ithier, évêque de Nevers, patron de la famille de Sully, elle remplaça cette chapelle castrale et devient paroissiale en 1678 en prenant alors le vocable de Saint-Germain (l'église paroissiale était en ruine).

 

L'hôtel de ville et le Donjon.

La fondation d'Aix remonterait au moment des invasions des Barbares.

Les vestiges du château construit par Charles de Neuf Moulins, sire de Bacouet sont peu nombreux

et la porte encore existante daterait de 1427.

Maximilien de Béthune, duc de Sully, souverain d'Henrichemont, est venu rendre foi et hommage

devant le donjon le 28 août 1613, pour la terre d'Etrechy qui dépendait de la châtellenie des Aix.

 

 

L'église romane Saint Germain,

ancienne collégiale Saint Ithier.
 

 

Cet élégant édifice bâti de pierres ocre et couvert de tuiles brunes est exemplaire de l’architecture romane en Berry.

 

L'église est de plan crucial clunisien, avec une tour carrée au centre.

 

Après la mort de Gilon, entre 1120 et 1136, les chanoines de la collégiale des Aix demandèrent et obtinrent la protection des chanoines de la cathédrale Saint Etienne de Bourges. Un des chanoines de l'église de Bourges devenait prieur de la collégiale des Aix, composée elle-même de six chanoines. Le tiers des revenus du chapitre de la collégiale revenait aux chanoines de la cathédrale de Bourges. Le nombre des chanoines fut porté à douze en 1196 : 4 prêtres, 4 diacres, 4 sous-diacres. Il en sera ainsi jusqu'à la Révolution pendant laquelle la collégiale sera supprimée.

 

La nef rectangulaire est coupée par un transept

dont les bras étaient autrefois munis d'une absidiole orientée, aujourd'hui détruite.

 

La corniche à ruban plissé angevin est portée par des modillons sculptés de masques.

 

La moulure en pointes de diamant, symbole de lumière, ceinture l'édifice et encadre les arcs des baies.

 

La petite porte latérale romane est percée dans le mur sud.

Les murs de la nef sont renforcés de contreforts plats.

 

Le clocher est construit à la croisée du transept et repose sur quatre gros piliers décorés de colonnes engagées.

Si la façade et le pignon percé de trois fenêtres visibles au-dessus de l’abside ont été ajoutés au XIX° siècle,

à l’intérieur, le chœur s’orne de trois niveaux d’arcades.

 

En 1858, l'église est restaurée : la façade occidentale est totalement reconstruite.

 

La nef rectangulaire est éclairée de chaque côté par quatre baies hautes et en plein cintres.

 

Statues de Saint Michel terrassant le dragon - Fonts baptismaux et bénitier sculptés.

 

La nef se prolonge encore par un choeur très long terminé par une abside semi-circulaire.

 

Chaire à prêcher du XVIII° ou XIX° siècle.

 

Les piliers, et leurs arcs qui portent une coupole sur trompes, forment un carré plus étroit que la nef,

et laissent deux passages auprès des murs latéraux de la nef : les passages berrichons.

Statues de Jeanne d'Arc et de Saint Germain.

 

 

Certains vitraux sont signés et datés : Ch. Jurie, peintre verrier, Bourges, 1882 - 21.10.1897,

Charles Lorin, 1933.

 

 

Statues d'une Vierge à l'enfant et d'une Pietà.

 

Le choeur est accosté de chaque côté par une absidiole aussi semi-circulaire qui communique

avec le choeur par une série d'arcades portées par des colonnes.

 

 

Les chapiteaux des colonnes engagées des piliers à la croisée du transept sont à motifs végétaux,

et des têtes sculptées ornent les trompes de la coupole.

Chapiteaux sculptés des colonnes séparant le choeur des absidioles latérales.

 

 

Les baies ornées de colonnettes de l'abside et des absidioles.

 

 

 

Au XVII° siècle, une partie de la tour de croisée est abattue et remplacée par un clocher en charpente. Le bras nord du transept est reconstruit partiellement et son absidiole supprimée. Les restaurations de l'église sont poursuivies entre 1875 et 1890 : travaux de consolidation, reconstruction de l'absidiole nord et construction d’une nouvelle sacristie dans l'angle de la nef et du bras sud du transept.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.berryprovince.com/

Dictionnaire des églises de France "Val-de-Loire, Berry

Volume IIId, Editions Robert Laffont, 1967

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 23 mai 2018

 

 

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