LẺRẺ  (Cher)
Arrondissement de Bourges - Canton de Sancerre.
Région Centre Val de Loire.
 Population : 1.129 Léréens en 2015.

 

D'une superficie de 1.598 hectares, et d'une altitude de132 à 198  mètres,

la ville est arrosée par le fleuve la Loire et la rivière la Judelle.

 

Vues aériennes de la ville et de la Loire, avant 1970.
Déjà lors de la conquête romaine, Léré constituait un important centre de population,

au bord de la Loire que sillonnèrent, jusqu'au milieu du XX° siècle, les bateaux des mariniers.

 

 

Collégiale romane Saint Martin
 

 

Vue aérienne avant 1970 : le village et la collégiale Saint Martin.

 

L'abside est percée de trois fenêtres et voûtée en cul-de-four.

L’histoire retient que dès le IX° siècle, les reliques de Saint Martin sont transportées de Tours à Léré

pour échapper aux ravages des invasions normandes.

L'église collégiale Saint-Martin, siège d'un chapitre de chanoines, date de la première moitié du XII° siècle.

 

La tour-porche d'époque gothique, très importante est maintenue par de solides contreforts.

 

Le tympan du portail est décoré d'un bas-relief, malheureusement mutilé,

représentant saint Martin partageant son manteau.

(il manque les pattes du cheval et les têtes des personnages).

 

Cette tour n'a peut-être pas été terminée,

car sa hauteur n'est pas en rapport avec la puissance de sa base.

 

Portail et tympan roman, avec arc de décharge au-dessus de la porte.

 Porte et escalier permettant d'accéder à la crypte.

(Primitivement, les entrées de la crypte donnaient sur le choeur mais ont été fermées plus tard).

 

La crypte romane.

 

 

Située sous l'abside, la crypte circulaire, du XII° siècle.

Le petit oratoire communiquant avec la crypte est situé sous la sacristie.

 

 

 

La crypte est divisée en trois petites nefs,

comprenant deux travées voûtées en voûtes d'arêtes sur arcs saillants.

Un couloir transversal voûté en quart de rond donne accès à l'abside, couverte de voûtes d'arêtes

reçues par de fortes piles cruciformes, et ouverte à l'est sur une sacristie rectangulaire.

 

Depuis le choeur, vue sur le portail occidental - Fonts baptismaux.

 

La nef, large de 12 m est éclairée par de hautes fenêtres à cintre rond.

Elle présente un plafond plâtré porté par deux lignes de piliers en bois peints.

La nef qui avait brûlé, n'est couverte d'un nouveau plafond qu'au XVIII° siècle

(nef surbaissée et traces encore visibles des ouvertures du XII° siècle)

 

Le vaisseau principal est divisé en deux parties inégales par un arc doubleau dont les piédroits intérieurs, très saillants, délimitent nettement la séparation. La première partie constitue la nef actuelle. La seconde partie constitue le choeur. Cet aménagement remonte au début du XVI° siècle.

 

L’église abrite une relique de saint Martin dans un reliquaire en bois réalisé par un prêtre au début du XX° siècle.

 

Les deux chapelles latérales, placées avant l'arc doubleau.

La nef, notamment, paraît avoir possédé des bas-côtés aujourd'hui disparus.

Les murs latéraux ont été percés au XVI° siècle de baies diverses,

établies au travers des anciennes fenêtres romanes.

 

Le choeur paraît avoir été refait au commencement du XVI° siècle.

 

Stalles en bois (peut-être XIX° siècle ?).

 

Le vitrail moderne représente Saint Martin.

Endommagé lors des guerres de Religion, le chœur est voûté d'ogives à la fin du XVI° siècle.
. La collégiale, abandonnée par les chanoines à la fin du XVIII° siècle, devient église paroissiale,

au détriment de l’ancienne église Notre-Dame, située à quelques centaines de mètres au sud.

Le massif clocher-porche est restauré en 1885 par l'architecte Louis Parmentier.

 

Lutrin à l'aigle en bois, du XIX° siècle.

 

Les reliques de Saint Martin, maintes fois chassées de Tours par les incursions de Normands pillards vers la fin du V° siècle étaient alors amenées à Léré où, en attendant des jours meilleurs, elles séjournaient dans un sanctuaire construit non loin du bourg, à quelques centaines de mètres de l'église paroissiale Notre-Dame. Après la Révolution, cette collégiale fut affectée au culte paroissial. Ruinée et reconstruite en bien des parties, elle remonte à des époques diverses.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.lere.fr/

http://www.archives18.fr/

http://www2.culture.gouv.fr/

Panneaux explicatifs présentés à l'entrée de l'édifice

Dictionnaire des églises de France, Val de Loire-Berry

Volume IIId, Editions Robert Laffont, 1967

"Brochure "L'art roman en 70 sites", Berry Province, de 80 pages

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 25 mai 2018

 

 

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