JALOGNES  (Cher)
Arrondissement de Bourges - Canton de Sancerre.

Région Centre-Val-de-Loire.
 Population : 297 Habitants en 2015.

 

D'une superficie de 2.809 hectares, et d'une altitude de 172 à 239 mètres,

le village est traversé par la rivière la Chantereine, qui prend sa source à Pesselières,

et les ruisseaux de la Jalogne et la Benelle, et situé dans le Sancerrois.

 

Vue sur le village, avant 1970.

Jalognes prend son nom de baptême définitif en 1772, probablement par les seigneurs de Pesselières.

 

 

Château de Pesselières, d'origine féodale,

les jardins et le parc romantique.

 

 

Ancienne demeure et maison forte des Maréchaux du comté de Sancerre du XIV° au XVIII° siècle,

le château de Pesselières s’est adouci sous Louis XIV pour devenir une résidence de plaisance.

Le parc a été labellisé "Jardin Remarquable" en 2013 ainsi que "Vignobles & Découvertes".

 

Vue sur le château et la rivière, depuis le pavillon d'accueil.

 

La première mention de la seigneurie de Pesselières, fief mouvant du comté de Sancerre est donnée en 1170. Elle est alors en possession de la famille de Livron. En 1301 Etienne d’Arquian détient la maison forte. En 1381, la place forte est aux mains des La Porte qui seront seigneurs de Pesselières jusqu’en 1639. Elément défensif important du Comté de Sancerre, la place forte n’a cessé d’évoluer, de s’adapter à de nouveaux usages guerriers au fil des siècles.

 

Entrée du domaine et un frêne commun, planté en 1880.

 

Du XIV° siècle au milieu du XVII° siècle les aveux et terriers décrivent une place forte enfermée dans son enceinte et défendues par des douves larges et profondes que franchit un pont-levis à flèches. Un châtelet flanqué de deux tours en protège l’entrée. Les fossés de la première enceinte de défense circulaire de la place forte ainsi que les douves sont encore en partie visibles aujourd’hui. La place forte reste ainsi fidèle au plan du château-cour mis en place au XIII° siècle.

 

Le château et la cour d'honneur, des XIV°, XV° et XVI° siècles.

 

Siège d’une seigneurie relevant des comtes de Sancerre, le Château fut au cœur d’une région très disputée entre français et anglais pendant les guerres anglaises, la rive droite de la Loire étant aux anglais et à leurs alliés qui tenaient la Charité sur Loire, la rive gauche, le Berry, aux français.

 

La rivière la Chantereine, qui traverse la propriété.

 

Pendant les guerres de religions, Pesselières, défendant Sancerre, est encore une fois au centre d’un territoire âprement disputé, cette fois par les protestants et les catholiques. La paix civile revenue au XVII° siècle, le château abandonne peu à peu son rôle défensif pour celui d’une demeure de plaisance au centre d’un vaste territoire, la baronnie de Pesselières.

 

 

Vue sur le château depuis la prairie naturelle.

Au XVIII° siècle, le châtelet d’entrée et le pont levis sont détruits, des fenêtres percées dans les façades

Nord et Est ouvrent le château sur ses jardins et des aménagements intérieurs le rendent plus confortable.

 

Le labyrinthe en charmille.

Ce labyrinthe de plus de 900 pieds de charmes a été créé sous la façade Est du château en 2009.

 

Au XIX° siècles la plupart des vestiges de l’appareil défensif sont supprimés. L’extrémité de l’aile Sud-Ouest est démolie pour ouvrir la vue sur le parc. La grosse tour est surélevée, l’aile Sud-Est élevée au XVI° siècle est décorée au goût du jour dans un style néo-gothique.

 

Les rives fleuries.

La présence des sources, la richesse de la faune et de la flore offrent une approche la plus naturelle possible.

 

 

 

L'enceinte médiévale et le pigeonnier.

 

La rivière et le bassin des sources.

 

Le parc romantique a été créé au XVIII° siècle par le marquis des Puységur

et restauré une première fois au XIX° par la famille Collard.

 

Toutefois, deux éléments importants témoignent de l’existence d’un parc régulier "à la française" créé à la fin du XVII° siècle sous le règne de Louis XIV : l’allée de buis tricentenaires et la rivière qui prenait autrefois la forme d’un canal aux rives de pierres.

 

L'allée de buis tricentenaires, et l'allée des topiaires.

 

 

Le hêtre pourpre. Le château est entouré d'un parc de sept hectares et d'un bois de quinze hectares.

 

Les pelouses et la prairie naturelle.

 

Les prairies, comme les pelouses qui entourent le château, sont constituées d’un ensemble de graminées et d’un mélange de plantes spontanées dont l’esthétique repose sur une tonte régulière. Les jardiniers n’utilisent aucun herbicide, fongicide ou pesticide et appliquent les règles du jardinage biologique. Le BRF, (bois raméal fragmenté) et le compost est fait à demeure.

 

Entrée du jardin clos.

 

 

Au dessus du château, le Jardin Clos restauré en collaboration avec Patrice Taravella (Prieuré d’Orsan)

et Pascale Marq accueille verger et potager fleuris. Baigné de soleil, c’est le lieu idéal pour cultiver légumes,

fleurs et fruits et faire une pose, assis sur l’un des bancs, bercé par le chant de la fontaine et des oiseaux…

 

 

Le potager et le verger fleuris.

 

La serre et le bassin d'eau utilisé pour les arrosages des plantes.

 

Les premières traces du parc romantique datent du XVII° siècle. Depuis,

de nombreuses transformations ont été effectuées, jusqu’à l’arrivée, de Pascal Fontanille, l’actuel propriétaire.

 

Sous le Second Empire la famille Collard restaure une première fois le parc avec le paysagiste Louis Cottin de Nevers. De nombreuses essences sont plantées dont des cèdres de l'Atlas et du Liban, des marronniers d'Inde, des ifs, des magnolias, et un hêtre pourpre, tous aujourd'hui majestueux.

 

Depuis 2007 et après une longue période d'abandon, le parc romantique est progressivement restauré et de nouveaux jardins sont créés avec la participation des paysages Benoit de Choulot (parc, rivière et labyrinthe) Patrice Taravella (potager et verger) et Pascale Marq (jardin de sous bois et allée de topiaires).

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.pesselieres.com/
http://www.tourisme-sancerre.com/

Dépliant 3 volets remise à l'accueil

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 25 mai 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville