BRINAY  (Cher)
Arrondissement de Vierzon - Canton de Mehun-sur-Yèvre
Région : Centre Val de Loire.
 Population : 530 Brinayens en 2015.

 

D'une superficie de 2.948 hectares, et d'une altitude de 97 à 137 mètres,

le village est traversé par la rivière le Cher.

 

 

Eglise romane Saint Aignan, du XI° siècle

 

 

L'église et la place avant 1930.

Cette petite église, presque cachée derrière les arbres d'un parc,

est située dans un repli de la vallée du Cher, en amont de Vierzon.

 

L'église avant les travaux, et l'église et le presbytère, en 2018.

Le clocher date du XVII° siècle (cloche datée de 1685).

 

Au chevet, l'église possède une portion de mur de petit appareil et une fenêtre pré-romane.

 

Le narthex ou caquetoire (version rurale).

 

Le caquetoire, cet espace couvert, souvent en forme de auvent, situé à l'entrée de nombreuses églises, notamment dans le centre de la France, tire son nom du verbe caqueter (bavarder à tort et à travers), car les paroissiens pouvaient s'y abriter après les offices pour échanger les nouvelles. Des bancs de pierre étaient souvent adossés au mur de l'église ou aux murets délimitant le caquetoire. Beaucoup datent des XIV° et XV° siècles et ont été accolés à des églises romanes.

 

L'arcade séparant la nef du choeur.

 

Armoiries et inscription sur une pierre tombale de la fin du XV° siècle.

Le vitrail de Saint Aignan, du XIX° siècle (1874).

Statues : Saint Aignan et Vierge à l'enfant. Extrait d'un tableau d'une Vierge à l'enfant.

 

Saint Aignan, évêque d'Orléans, originaire de Vienne en Dauphiné est mort en 453. Quand les Huns vinrent assiéger Orléans, il dirigea la résistance des habitants et demande du secours à Aetius (général romain). Attila dut lever le siège de la ville. On lui attribue le privilège qu'avaient les évêques Orléanais de délivrer les prisonniers à leur entrée dans la cité.

 

A l'intrados de l'arcade qui relie la nef au choeur, se trouve un pittoresque calendrier

qui fait se dérouler une série de charmants tableautins,

les mois de l'année de janvier à décembre, chacun d'eux illustré par une scène de la vie des champs.

 

Les calendriers médiévaux :

 

Durant tout le Moyen Age, sur les fresques ou les livres de prière, se répète le thème des travaux du mois. L'origine de ce thème très ancien remonte à l'antiquité. Le 1° calendrier date du 2° siècle avant Jésus Christ (Grèce Hellénistique). Dans les calendriers occidentaux, des personnages isolés présentaient des objets ou effectuaient des travaux agraires. A l'époque carolingienne (IX°-X° siècles),  les calendriers décorent des manuscrits. La période d'or des travaux des mois dans les églises se terminent au XIV° siècle.

 

C'est dans le choeur rectangulaire, simplement couvert d'une charpente et d'un lambris

que se développe les remarquables peintures murales.

 

L'ensemble des fresques romanes du XII° siècle couvrent les quatre murs du choeur.

 

 

 

Ces fresques représentent les prophètes, les apôtres et des scènes de la vie du Christ.

 

L'arrivée des rois mages.

 

Au revers du mur dans lequel est percé l'arcade apparaissent encore de graves figures de prophètes

et de saints parmi lesquelles celle de Jérémie est la mieux conservée.

 

La Nativité, annonce aux bergers - La fuite en Egypte.

 

Le peintre de Brinay est un artiste sensible, épris d'élégance, avide de détails et dans les expressions de ses personnages. Il utilise des tons doux et claires, ordonnant les scènes sur des bandes où dominent le blanc, le rouge, le jaune vermillon et le vert.

 

Tableau illustrant les différents thèmes présentés sur ces fresques.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Dictionnaire des églises de France, Val de Loire-Berry

Volume IIId, Editions Robert Laffont, 1967

Panneaux explicatifs présentés à l'intérieur de l'édifice

C.P.A. collection privée en prêt

Photo église avant travaux : https://www.google.fr/

Visite et photos, Chantal Guyon, le 20 mai 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
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