BOURGES  (Cher)
Arrondissement de Bourges - Canton de Bourges.
Région Centre Val de Loire
 Population : 66.071 Berruyers en 2015.

 

D'une superficie de 6.874 hectares, et d'une altitude de 120 à 169 mètres,

la ville est la capitale historique du Berry, et arrosée par les rivières l'yèvre et l'Auron.

 

 

La ville, ancienne capitale du Berry

 

 

Très ancienne cité d'art, Bourges, dominée par sa cathédrale,

déploie ses fastes au milieu de la fertile Champagne berrichonne.

Elle reste fidèle à la réputation que lui fit Jules César en 52 avant Jésus Christ,

décrivant la ville comme "la plus belle peut-être de toute la Gaule".

 

     La capitale médiévale, de 1422 à 1436.

 

Au X° siècle, Bourges connait un nouvel essor. Le déploiement urbain s'effectue à partir des bourgs

qui se sont lentement formés autour de fondations religieuses hors les murs

et autour desquels se groupe tout un peuple d'artisans, de commerçants et d'agriculteurs.

 

La rue Bourbonnoux et ses ruelles adjacentes sont ornées de très belles maisons du XV° siècle,

construites en pans de bois. Souvent, à chaque extrémité de la sablière, figurent des engoulants.

Les maisons avaient leur pignon sur rue, avec assemblage en pans de bois, et en croix de Saint André,

ou bien en croisillons plus serrés pour les façades les plus soignées.

 

Bourges possède un secteur sauvegardé de première importance, il date des années 1960, et comprend environ 60 hectares. Les maisons en pans de bois  sont de l'ordre de 430, dont la moitié environ est aujourd'hui parfaitement visible. Elles datent de la fin du XV° siècle et du XVI° siècle, c'est à dire de 1490 à 1550.

 

Au sein du secteur sauvegardé, les vieux quartiers,

ont gardé et embelli les maisons à pans de bois des XVI° et XVII° siècles.

 

En 1418, le dauphin Charles, chassé de Paris par les Armagnacs, s'installe à Bourges sur les terres de son oncle où il trouve toutes les ressources monétaires, un personnel administratif, judiciaire et militaire ayant servi fidèlement le duc Jean de Berry.

 

Quartiers très dynamiques, piétonniers et commerçants, sont des lieux très agréables à vivre.

 

En 1422, devenu le roi Charles VII, il fait de Bourges la capitale du royaume de France, avec Poitiers où siégeait le Parlement, jusqu'à la reprise de Paris en 1436. Sa rencontre avec Jacques Coeur qu'il nomme "Grand argentier" est déterminante dans la reconquête de son royaume qui lui vaudra le surnom de Charles le Victorieux. Son fils Louis XI, né à Bourges, y installera en 1436 une Université.

 

L'Université de Bourges.

 

Fondée par Louis XI en 1463, l'Université comprenait cinq facultés : Théologie, Droit canon, Droit civil, Médecine et Arts. Au XV° siècle, elle connut son apogée grâce à Marguerite d'Angoulême, soeur de François 1er, qui se chargea de faire venir des éducateurs de valeur. Alciat, Melchio Wolmar (acquis à la Réforme et disciple de Luther) et Cujas donnèrent à la faculté de Droit une grande renommée. En l'année 1530 Calvin, étudiant, fréquenta l'Université ou Grandes Ecoles alors situées en haut de la rue Bourdounoux, au chevet de la cathédrale. A la Révolution, l'Université avait disparu.

 

La fontaine est en pierre et a une forme pyramidale, avec un ange au sommet, alors que d'autres angelots

figurent à sa base. Sur une des faces de la pyramide, les mérites de son donateur, Alfred Lebon sont indiqués.

 

Cette fontaine date de 1894. Elle est située place des quatre Piliers, juste en face de l'Hôtel d'Angleterre, en plein centre de la Ville de Bourges. Elle remplace, en cet endroit, le puits public prévu à la Convention du 4 janvier 1625, dans laquelle il était indiqué que les quatre piliers devaient être détruits.

 

L'hôtel des Échevins, des XV° et XVII° siècles.

 

Après le grand incendie de 1487, le corps municipal choisit cet emplacement

sur la muraille gallo-romaine pour faire construire cet hôtel de ville.

 

Cet hôtel construit en 1489, fut le siège de la municipalité pendant trois siècles.

En 1624, un nouveau corps de galerie de style classique vint s'ajouter à l'édifice gothique.

L'architecte berruyer réalise ici une oeuvre savante inspirée des traités d'architecture de l'époque :

le rythme des arcades scandées de pilastres corinthiens de la galerie du rez-de-chaussée

répond à l'alternance des croisées et des niches du premier étage.

 

La galerie qui prolonge l'hôtel, sur le côté gauche, est l'oeuvre de Lean Liguge (1624).

C'est un bel exemple d'architecture classique.

 

Au rez-de-chaussée, cinq arcades ouvertes en plein cintre aux clés saillantes tombant de l'entablement, séparées par des pilastres corinthiens. A l'étage, les fenêtres sont surmontées de frontons alternativement cintrés ou triangulaires. Dans les niches, figuraient des statues aujourd'hui disparues.

 

Suivant un thème architectural hérité de l'hôtel de Jacques Coeur, la tour d'escalier

est mise en valeur par le décor sculpté et les fausses fenêtres à personnages (ici des sergents).

 

Aujourd'hui, l'hôtel des Echevins est un cadre approprié pour présenter l'évolution de l'oeuvre de Maurice Estève (1904-2001), un des peintres majeurs de la nouvelle école de Paris. Coloriste, son style se caractérise par un entrelacement de formes dont les qualités sont naturelles, voire organiques. C'est une figure centrale du tachisme, mouvement créé par un groupe de peintres modernes abstraits européens qui se forme pendant les dernières années de la Seconde Guerre mondiale.

 

L'hôtel des Postes, du XX° siècle.

 

Vue aérienne avant 1970 : la ville, et en 1° plan, l'hôtel des postes.

 

Ce monument est de style néo-gothique, et date des années 1930.

Le square voisin est créé en 1926 par l’architecte-paysagiste Paul Marguerita.

La Ville y fait installer la statue de Louis XI, créateur des "courriers royaux", réalisée par Jean Baffier en 1886.

 

L'hôtel des Postes est érigé sur l’emplacement de l’ancien Hôtel de Ville, désaffecté en 1910.

Sa construction, commencée en 1913 d’après les plans d’Henri Tarlier, est interrompue par la guerre.

Les travaux repris par Robert Gauchery s’achèvent en 1926 et l'inauguration se déroulera le 30 juin 1926.

 

La construction reprend le style néogothique pour évoquer la période faste de l’histoire communale.

Mais la structure en béton répond, quant à elle, aux contraintes modernes

et fonctionnelles d'un bureau de postes du début du XX° siècle.

 

Église Saint Pierre Le Guillard, du XIII° siècle.

 

Cette église est l'une des rares églises gothiques du département.

La tradition locale attribue sa fondation à un miracle de Saint Antoine de Padoue,

dont le passage est attesté à Bourges, vers 1225-1230.

 

L'église est dépourvue de transept et possède un déambulatoire à chapelles rayonnantes

qui ont conservé leur décor intérieur :

bas-reliefs en pierre sculptée, peintures murales, tableau de l'école française du XVII° siècle,

et des verrières de l'atelier Lobin du XIX° siècle.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.patrimoine-histoire.fr/
http://www.encyclopedie-bourges.com/

"Bourges, l'histoire et l'art", Jean Favière, Edition La Goélette

Panneaux explicatifs présentés sur les différents sites

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 21 mai 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
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