APREMONT-SUR-ALLIER  (Cher)
Arrondissement de Saint Amand-Montrond.

Canton de La Guerche-sur-l'Aubois.
Région Centre Val de Loire.
 Population : 71 Apremontois en 2016.

 

D'une superficie de 3069 hectares, et d'une altitude de 168 à 226  mètres,

le village est traversé par la rivière l'Allier.

 
 

Le château
 

 

C'est une forteresse anglo-bourguignonne du XV° siècle, très remaniée au XIX° siècle.

 

Le château se dresse au bord de l'Allier.

A ses pieds s'étend le village aux pittoresques maisons médiévales.

 

Il ne reste pas grand chose de la forteresse-prison des ducs de Bourgogne

qui fut démantelée par Charles VII : cinq tours contre les quinze tours d'origine,

de l'herbe à la place de l'eau dans les douves.

 

La magnifique façade gothique a été refaite entre les deux guerres mondiales, dans la belle pierre jaune du pays.

 

 

La tour du bourg qui abrite la salle à manger, le corps de logis reconstruit sous Louis Philippe par le 4° marquis

de Saint Sauveur, et la tour de la chapelle aménagée au XVII° siècle en chapelle par le sieur de Roffignac.

Ces deux tours étaient reliées par un haut mur passage

qui fut détruit sous Napoléon III par le 5° marquis de St Sauveur.

Gilles de Brissac, son descendant et le créateur du parc floral,

les a réunies à nouveau par un dessin de charmilles plantées en 1970.

 

 

Louis de Béthune achète en 1722 le château aux Roffignac : depuis lors, c'est-à-dire depuis bientôt trois siècles, le domaine est aux mains de la même famille : Béthune, Masseran, Saint Sauveur, Schneider et aujourd'hui Brissac.

 

 

 

En 1894, Antoinette de Rafelis de Saint Sauveur, la grand mère de l'actuelle propriétaire, épouse Eugène Schneider, maître de forges au Creusot, le troisième de la célèbre dynastie industrielle. Il s'enthousiasme pour le site qu'il ne cesse de transformer et d'embellir jusqu'à sa mort en 1942.

 

Deux magnifiques canons d'apparat en bronze en provenance du Creusot,

portent la devise "Nec pluribus impar".

La promenade sur le rempart permet de découvrir une très belle vue.

 

 

En contrebas du château, les écuries construites par le 4° marquis de Saint Sauveur,

(1° moitié du XIX° siècle). Elles remplacent une verrerie à "souffler les bouteilles" créée en 1752

par la comtesse de Béthune dont l'activité s'arrêta sous la Révolution.

 

Ces écuries renferment depuis le XIX° siècle une collection permanente de calèches

et abritent chaque année une nouvelle exposition.

 

Exposition temporaire : "La fête foraine".

 

En 629, c'est le roi Dagobert qui fonde la foire de Saint Denis. La foire est l'occasion d'échanger des produits venus d'ailleurs. Au XVII° ou XVIII° siècles, les foires connaissent un grand essor. On s'y rend autant pour acheter des marchandises que pour s'y divertir. Cohabitent marchands de produits de luxe et marchands de colifichets. Les divertissements sont fournis par les saltimbanques et les montreurs de curiosités d'animaux et de phénomènes. Au seuil du XIX° siècle la foire reste à la fois divertissantes et animées, puis peu à peu, les forains se regroupent et fondent un groupe distinct qui sera baptisé "Fête foraine". Ces premiers manèges vont être améliorés au fur et à mesure, et apparition du carrousel (à 2 étages).

 

La fête foraine, liée à l'origine à un évènement religieux est issue des grandes foires marchandes du Moyen Age.

C'est un lieu où se côtoient divertissement, rêve, imaginaire et instruction.

Elle est accessible à toute la population, même aux plus humbles.

 

Manèges et carrousels.

 

L'histoire des carrousels commence peut-être le 29 juin 1559, quand, à l'occasion des fêtes offertes par Henri II

pour célébrer la paix signée avec l'Espagne au traité du Cateau-Cambrésis, la cour de France organise

de joyeuses festivités accompagnées de joutes dans la grande rue Saint Antoine,

en face des Tournelles de la Bastille. Jugées trop dangereuses, elles furent remplacée par le carrousel,

qui consistait en de grandes parades de cavaliers, des défilés sans notion de vainqueurs et vaincus.

 

Le manège à chevaux de bois.

L'âge d'or des manèges et chevaux de bois datent des années 1880 à 1900.

Les décors sont réalisés et influencés par le style baroque et l'Art Nouveau de la Belle Epoque.

 

Ces manèges à chevaux de bois tels que nous les connaissons n'apparaîtront qu'avec le début de l'ère industrielle au XIX° siècle. Leur sens de rotation est à l'inverse d'une aiguille d'une montre, car il fallait que la main droite se trouve à l'extérieur pour pouvoir saisir "la bague". Avec la révolution des machines à vapeur, dans le courant du XIX° siècle, les chevaux furent remplacés par d'autres matériaux tels que vélos, automobiles, nacelles, avions, et divers animaux.

 

Les attractions foraines.

 

La loterie : les jeux de hasard ont toujours occupé une grande place dans les loisirs populaires

et dans les foires et sont vieux comme le monde.

 

Mais au vu de l'ampleur prise par ces jeux, ils furent interdits et sanctionnés au XVII° siècle pour motif d'atteinte à la moralité et à l'incitation à la fatale passion du jeu. Néanmoins les loteries refirent leur apparition au XIX° siècle, notamment lors des fêtes patronales, ainsi que les loteries avec tourniquets.

 

 

Les jeux de massacre : des poupées de grandes tailles, en bois et montées sur charnières

dont les têtes sont caricaturées, basculent sous les coups des balles rembourrées et garnies de son.

 

La fête foraine est un lieu privilégié de création artistique pour la décoration.

Les sujets de carrousels et de manèges mélangent les domaines du réel et de l'imaginaire.

Partant d'animaux familiers, les sculpteurs s'imprègnent d'exotisme et de l'imaginaire cinématographique.

 

Les anciennes écuries.

 

Entièrement pavées, les écuries comportent 12 stalles surmontées du nom de chaque cheval,

3 boxes et une grande remise où sont exposées des calèches.

 

 

Présentation de la collection de 9 calèches du XIX° siècle,

dont la berline utilisée pour transporter la paye des ouvriers du Creusot.

Statue d'Eugène II Schneider (1868-1972) qui orne une place du Creusot veille sur ces lieux.

 

 

La cuisine des écuries et les différents harnais.

Le four qui servait à préparer le mash à base de froment, d'avoine et de graines de lin

dont on régalait poulinières, poulains et étalons.

 

Les fanaux et les lanternes.

 

Jusqu'au XVIII° siècle on circule peu la nuit et les attelages sont escortés par des cavaliers portant des torches.

En France, les premières consignes d'éclairage routier datent du Second Empire.

Destinée à protéger la flamme du vent et afin de se diriger dans l'obscurité,

la lanterne (ou fanal) est un élément essentiel de la voiture.

 

Ronde, carrée, cylindrique ou ovale, la lanterne est composée de trois volumes :

le corps, le chapiteau et le culot porte-bougie.

 

Dans la 2° moitié du XIX° siècle les bougies métalliques fonctionnaient à l'essence remplaçant les bougies

en stéarine. Des essais sont également réalisés à l'aide d'huiles essentielles, minérales ou végétales,

au pétrole, à l'alcool, à l'acétylène et font l'objet de nombreux brevets.

 

En 1894, une cinquantaine de fabricants français et autant d'étrangers proposent des lanternes de formes et de métaux différents, sans compter celles exécutées par des carrossiers de renom qui les signent. Certaines peuvent atteindre 90 cm de haut et peser plus de 5 kg.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.apremont-sur-allier.com/

Dépliant 3 volets "Parc floral"

C.P.A. collection privée, en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 11 juin 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville