AINAY-LE-VIEIL  (Cher)
Arrondissement de Saint Amand-Montrond - Canton de Châteaumeillant
Région Centre Val de Loire.
 Population : 187 Habitants en 2015.

 

 

Les jardins du château

 

 

Jardins classés : Monument Historique et Jardins Remarquables.

 

Au XVI° siècle, les temps étant moins troublés,

les châteaux s'ouvrent sur le monde extérieur et des jardins sont créés.

Les jardins d'eau d'Ainay datent de cette époque.

 

L'eau qui jouait un rôle défensif, joue dorénavant un rôle d'agrément,

prenant une très grande importance dans la structure des jardins autour des châteaux.

 

Deux pavillons de style Renaissance tardif marquent l'entrée des jardins. Ils datent du début du XVII° siècle

de même que les canaux des jardins qui entourent le "Carré de l'Île"

et le canal de dérivation qui alimente le moulin maintenant "Bassin de la Roseraie".

 

Face au Pavillon de la Grainetière, près du pont de pierre, des topiaires aux formes variées.

 

Des canaux bordés d'allées plantées d'arbres sont créés et l'eau domestiquée remplace l'eau sauvage.

 

La roseraie.

 

Une structure de charmes entoure ce jardin planté de rosiers et de buis.

Encadrée par les pavillons du XVII° siècle, elle est bordée par les canaux du Grand Carré de l'île

et le canal de la dérivation du Moulin.

 

La roseraie présente une collection de roses anciennes dont la plupart ne fleurissent qu'une seule fois, en juin.

De nombreuses variétés portent des noms historiques : chapeau de Napoléon,

Souvenir de la Petite Malmaison, Impératrice Joséphine... Colbert.

 

Le carré de l'île.

 

 

La guérite du poète, topiaire en charme inspirée du Pavillon de la volière

où sont présentés des poèmes de Géraud d'Aligny qui vécut de nombreuses années dans ces lieux.

 

 

Le long du canal, à l'ombre d'un cyprès-chauve et d'un chêne d'Amérique s'étend une longue plate-bande rectangulaire composée de plantes vivaces : ce sont des herbacées qui fleurissent durant plusieurs années.

Chaque année leurs tiges et leurs fleurs meurent pour renaître à la belle saison.

 

Un moment de détente et de baignade pour ce ragondin, peu timide, vivant dans un cadre agréable,

et se laissant facilement prendre en photo.

 

Le grand carré dans l'île de plus d'un hectare

est entièrement entouré d'un grand canal bordé d'une allée plantée d'arbres.

 

On pénètre dans les jardins à thèmes par le pavillon de la volière en traversant l'ancien canal de dérivation

qui menait l'eau au bief du moulin resté en activité jusque dans les années 1950.

 

S'étendant sur 5000 m², cinq chartreuses ont été créées. Ce sont des espaces entourés de murs, reliés par des arcades, qui permettent de protéger les plantes potagères et fruitières des vents froids. Elles sont un témoin de l’histoire des jardins et d’un savoir faire en cours de renaissance, avec le développement de la culture durable des fruits. Elles sont aussi un exemple de l’art du treillage, du palissage et du topiaire.

 

Le jardin bouquetier.

 

Les plantes sont de hauteurs différentes, de floraison échelonnées, de sorte qu'il y a toujours une variété

en plein épanouissement et qu'aucune n'est masquée par une autre.

Des annuelles et des arbustes les complètent.

 

En France, c'est au début du XX° siècle que les vivaces, autrefois reléguées au potager, ont été regroupées, dans un souci décoratif. Mais c'est en Angleterre, qu'au XIX° siècle, l'usage des vivaces s'est répandu, sous l'influence du paysagiste William Robinson, connu par son livre "Les jardins naturels". Gertrude Jekkyll, autre célèbre paysagiste développa ses idées et lança la mode des jardins de vivaces.

 

Le verger sculpté.

 

De part et d'autre d'une corbeille de fruits sculptée, deux éventails l'un en pommier, l'autre en figuier.

 

On accède à ce jardin par une allée centrale surmontée d'arceaux de poiriers,

ponctuée de colonnes de fruitiers, ornée de roses, de perovskia.

 

Le verger présente les techniques mises au point par La Quintinie au Potager du Roi à Versailles. Il s'agit de formes fruitières dont la structure, parfaitement équilibrée et la végétation réduite laissent passer la lumière, permettant à la sève de nourrir tous les fruits qui seront plus gros et plus colorés.

 

Le jardin de méditation.

 

Un enclos d'osier vivant tressé entoure une maison en if

et son jardin fait de parterres de buis et de germandrée.

(Parmi les formes topiaires : la maison en if, la germandrée utilisée au Moyen Age dans les parterres

avant l'apparition des buis et de l'osier vivant tressé en forme de carré ou de losange).

 

 

Le bassin est entouré de deux massifs bordés de cordons doubles de pommiers.

 

Sur le mur, une fresque, inspirée de celle de Giotto, représente Saint François d'Assise parlant aux oiseaux. Elle rend hommage aux quatre personnes qui ont joué chacun leur rôle dans l'histoire récente d'Ainay : George-Henri l'ami des oiseaux, Géraud le poète, Jeanne l'âme des lieux et Jean-Pierre l'amoureux de la nature.

 

Le cloître des simples.

 

Cette chartreuse est entourée d'un promenoir dans l'esprit de la Renaissance,

fait de tilleuls conduits en une série d'arcades reliées entre elles par une voûte de végétation.

Entre le promenoir de ce cloître et les murs extérieurs, ont été palissées et conduites,

de nombreuses variétés de roses, des arbustes oubliés, et des vivaces.

 

Les chartreuses sont une structure architecturale ancienne datant vraisemblablement du XVII° siècle, que l'on rencontre rarement en France. Composées de salles égales reliées entre elles par une succession d'arcades, elles sont situées sur une terrasse surplombant les canaux. Les murs, d'une hauteur de 4 m environ, étaient conçus pour créer une succession de micro-climats permettant d'étaler dans le temps les productions de fruits.

 

 

Les pommiers palissés en roues ou taillés en plateaux superposés,

le curry à l'odeur entêtante, le pastel, plante tinctoriale dont on utilisait la cocagne

qui suscita tant de richesse qu'on en tira la fameuse expression "Pays de Cocagne".

 

Au milieu de ce cloître, quatre carrés recèlent des collections de simples disposées en carreaux.

On y trouve un large choix de plantes médicinales, condimentaires, tinctoriales et mellifères.

Un jeu de bancs en châtaigniers permet à chacun de profiter des senteurs différentes selon les emplacements.

 

Le parterre de broderies.

 

Cette Chartreuse évoque la grande époque des jardins à la française

qui atteignit son apogée au XVII° siècle, sous l'impulsion de Le Nôtre.

 

Une de leurs caractéristiques est le fameux "parterre de broderies" qui étaient comme un tapis étalé devant le château en prolongement de l'élégance et de la richesse que l'on voyait à l'intérieur. Les treillages, somptueux décor d'abord réalisé par Le Nôtre pour le Roi à Versailles et dont la mode s'étendit ensuite à tous les jardins des seigneurs à cette époque.

 

Le parterre de broderies décrit des volutes et reproduit des fleurs de lys.

Le bassin central est fait d'ifs.

 

 

Le portique de treillage se dresse de façon théâtrale devant la perspective des canaux.

Statue de Pomone, déesse des jardins qui domine les chartreuses. Elle possède tous les attributs :

la pelle, le cordeau, les plans des jardins, la corbeille de fruits et la couronne de fleurs.

 

Dans les bordures de buis, des roses blanches fleurissent abondamment.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Panneaux explicatifs présentés sur le site

Dépliant 3 volets "Le château et les jardins d'Ainay-le-Viel"

Visite et photos, Chantal Guyon, le 24 mai 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville