LA ROCHEFOUCAULD  (Charente)
Arrondissement d'Angoulême - Canton du Val de Tardoire.
Région Nouvelle Aquitaine.
 Population : 2.932 Rupificaldiens en 2016.

 

D'une superficie de 721 hectares, et d'une altitude de 75 à 136 mètres,

la ville est située au bord de la rivière Tardoire, sous-affluent de la Charente.

 

Vue aérienne avant 1950.

Situé au coeur de la ville, cet ensemble conventuel gothique est unique en Charente.

 

Après le prieuré Saint Florent, le couvent des Carmes est au début du XIV° siècle la seconde fondation religieuse conventuelle des seigneurs de la Rochefoucauld à proximité de leur château. Cette création atteste de la vitalité économique de la cité, les ordres mendiants auxquels appartient cette congrégation survivant exclusivement grâce aux aumônes et aux dons.

 
 

L'ancien couvent des Carmes,

du XIV° siècle.
 

 

Le couvent a été fondé au début du XIV° siècle par Guy VII, baron de la Rochefoucauld.

Ambitieux pour sa ville qui doit rivaliser avec Angoulême, le seigneur fait appel à l'ordre des Carmes,

ordre urbain prestigieux à l'époque.

 

Aujourd'hui ce lieu est devenu un espace de vie culturelle et touristique.

 

Le 23 juin 1329, le pape Jean XXII autorise l'implantation des Carmes à La Rochefoucauld.  Guy VII, seigneur de la Rochefoucauld, souhaitant établir sa sépulture dans leur couvent, leur a offert un emplacement dans la ville neuve alors en plein développement sur la rive droite de la Tardoire. La période 1450-1550 est la plus florissante : 24 religieux animent une école donnant des leçons de théologie et de philosophie. Pillé et en partie détruit durant les guerres de religion entre 1563 et 1572, le couvent ne retrouve jamais la prospérité.

 

Utilisé comme collège au XVII° siècle (par les protestants), puis aux XIX° et XX° siècles,

il est aujourd'hui mis à la disposition de la Communauté de Communes Bandiat-Tardore

et accueille un pôle culturel et touristique : les Carmes.

 

Les bâtiments conventuels.

 

Le bâtiment se compose de l'église et au nord de celle-ci,

du cloître entouré de trois corps de logis.

 

L'église, élevée très sobrement au XIV° siècle, est un long rectangle de 30 m de long désormais aménagée en salle de spectacles. Seul le collatéral sud au XVII° siècle a reçu des croisées d'ogives. Il accueille aujourd'hui une salle d'expositions temporaires et l'Office de Tourisme. La façade occidentale présente une élégante ouverture en forme de triangle curviligne. Au XIV° siècle, elle surmontait le portail d'entrée aujourd'hui disparu. Un clocher polygonal couvert d'une toiture en poivrière s'élève au nord du chevet.

 

Le cloître.

 

Le cloître présente un plan trapézoïdal.

 

Ce cloître est entouré de quatre galeries simplement charpentées,

aux claires-voies de style gothique rayonnant de la fin du XIV° ou début du XV° siècle.

 

Une porte encadrée de deux baies dans la galerie occidentale

correspond à l'entrée de l'ancienne salle capitulaire.

 

 

L'escalier en pierre du XVII° siècle occupe l'angle de l'aile Nord-Est du cloître.

 

Les Ordres mendiants en Charente.

 

Au nombre de quatre : les dominicains, les franciscains, les ermites de Saint Augustin et les Carmes. Ils s'établissent au XIII° siècle dans les villes alors en pleine croissance afin de participer à l'évangélisation des populations. Le nombre des couvents est représentatif de la richesse des villes et de leurs seigneurs : seule Angoulême abrite deux couvents, l'un de dominicains et l'autre de franciscains. Quatre autres villes charentaises hébergent des franciscains : Aubeterre-sur-Dronne, Barbezieux-Saint-Hilaire, Cognac et Verteuil-sur-Charente. Les ermites de Saint Augustin s'installent à Villebois-Lavalette. La Rochefoucauld est la seule cité à abriter un couvent de Carmes en Angoumois.

 

Sources :

http://www.larochefoucauld.fr/
"1019-1887, Annales de la ville de La Rochefoucauld, par Jean-Claude, Pierre
Bulletin de la Société de géographie de Rochefort-sur-Mer - Année 1897 - BNF Gallica

Feuillet de visite, R° V° remis à l'accueil

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 2 juillet 2018

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
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