HOTTOT-LES-BAGUES  (Calvados)
Arrondissement de Bayeux - Canton de Aunay-sur-Audon.
Région Normandie
 Population : 482 Hottolais en 2014.

 

D'une superficie de 839 hectares, et d'une altitude de 57 à 138 mètres,

le village est situé aux confins du Bessin, du Pré-bocage et de la plaine de Caen.

 

Etymologie : serait issu de l'anthroponyme scandinave Hovi et de topt,

terme scandinave signifiant « ferme ».

Le 27 août 1955, la commune d'Hottot prend officiellement

le nom de Hottot-les-Bagues, honorant ainsi son activité passée.

 

L'histoire de Hottot-les-Bagues est liée à sa spécialité : la fabrique des bagues ;

elles étaient faites en crins mêlés de fils d'or et d'argent

dont on faisait un certain commerce jusqu'à la Révolution.

 

L'église après les combats de 1944.

 

La commune a subi des destructions très importantes durant la bataille de Normandie

(prise et reprise vingt-trois fois). Libérée le 19 juillet 1944 par le Dorset Régiment.

 

 

Cimetière britannique,

avec des soldats allemands.

 

 

Ce cimetière contient 1.137 tombes dont sont enterrés 965 britanniques,

34 canadiens, 3 australiens,  2 néo-zélandais, un sud africain et 132 allemands.

 

Entrée du cimetière.

 

 

La plupart des soldats enterrés ici ont été amenés des villes alentours et sont morts

pendant les lourds combats de juin et juillet 1944

pour prendre Bayeux et encercler Caen.

 

 

Au centre du cimetière se trouve la "Croix du sacrifice".

 

 

De chaque coté, un banc de pierre entouré de colonnades ornées de fleurs grimpantes

incite au recueillement.

 

 

Par un léger dénivelé de quelques marches au niveau de la Croix du Sacrifice,

on aborde le second groupe de stèles,

le plus important, avec les tombes allemandes sur la gauche.

 

La responsabilité de l'entretien de ce cimetière incombe à la Commission des tombes et mémoriaux de guerre des pays du Commonwealth. Cette commission est créée par charte royale au cours de la Première Guerre Mondiale. Les tâches de la dite commission sont ensuite élargies pour inclure les morts de la Seconde Guerre Mondiale et elle est maintenant en charge de la commémoration, dans 145 pays du monde, d'un million 700.000 membres des forces armées du Commonwealth. L'oeuvre se fonde sur des principes demeurés inchangés qui font que chacun des morts est commémoré de façon individuelle et nominative, soit par apposition de son nom sur la pierre tombale, soit par une inscription sur un mémorial, que les pierres tombales sont uniformes et qu'aucune distinction de rang militaire ou civil, de race ou de confession n'est faite.

 

En 1948, la commune est citée à l'ordre de l'Armée.

 

Les croix de guerre et de la valeur militaire

sont les témoignages visibles de « citations ».

Une citation à l'ordre de l'armée entraine par elle-même et de façon automatique

l'attribution de la croix de guerre avec palme.

 

Les citations sont décernées « à l’ordre » de l’armée (palme), du corps d’armée (étoile de vermeil), de la division (étoile d’argent) et de la brigade ou du régiment (étoile de bronze). Toutes les citations se terminent par la formule : « cette citation donne droit au port de la croix de guerre (ou la croix de la valeur militaire) avec palme (ou étoile) ».


Seules les citations à l’ordre de l’armée, donc avec « palme », sont publiées au Journal Officiel. Les autres sont inscrites sur les « journaux de marche » des unités militaires correspondant au rang de la citation : corps d’armée, division, brigade et régiment ou de leurs équivalents dans l’armée de l’Air et la Marine.


Une même personne peut mériter d’être « citée » plusieurs fois. Cela se traduit par autant de palmes ou d’étoiles accrochées « en plus » sur le ruban de la croix de guerre ou de la valeur militaire, qu’elle a le droit de porter depuis sa première citation.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

"Patrimoine des Communes du Calvados", Tome 1, Editions Flohic, 2001

C.P.A. colletion privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 9 avril 2017

 

 

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