HONFLEUR  (Calvados)
Arrondissement de Lisieux - Canton de Honfleur-Deauville
Région : Normandie
 Population : 7.728 Honfleurais en 2016.

 

D'une superficie de 1.367 hectares, et d'une altitude de 0 à 117 mètres,

la ville est située sur la rive Sud de l'estuaire de la Seine,

en face du Havre et près du Pont de Normandie.

 

 

Le Pont de Normandie
 

 

 Le Pont de Normandie, traversant la Seine, entre Le Havre et Honfleur, est le plus long pont de corde d'Europe.

Il est une source de développement économique dans la région, un développement conçu comme durable

sur le plan environnemental. Sur ce point, la construction du pont a été accompagnée d’une initiative

pour restaurer les zones des vasières de l’estuaire, une première du genre en Europe.

 

La première pierre est posée le 22 mars 1988 par Jacques Chirac, alors Premier ministre.
Inauguré officiellement le 20 janvier 1995 par le Premier Ministre Édouard Balladur

et mis en service le 26, le pont de Normandie est aussi une véritable prouesse technologique :

7 ans de travaux... et 10 millions d’heures de travail !

La conception de cet ouvrage exceptionnel est due à M. Virlogeux.

 

Vues depuis le port maritime de Honfleur, et après le péage.

Des hauts de Honfleur, on peut apercevoir le gigantesque Pont de Normandie enjambant l'estuaire de la Seine.

Deuxième plus grand pont à haubans du monde, il relie Honfleur au Havre, et fait la fierté des Normands.

 

En reliant Honfleur au Havre, le pont de Normandie améliore la situation du port du Havre sur les plans européen et mondial. En effet, le trajet entre les 2 rives est réduit à 10 minutes au lieu des 40 nécessaires auparavant. Le pont améliore la connexion entre la zone portuaire, les centres industriels autour du Havre et les départements avoisinants, ce qui favorise leur développement.

 

Depuis le bateau, vues sur les rives côté du Havre.

La zone industrielle portuaire du Havre s'est développée sur les plaines alluviales

de la rive droite de la Seine et s'étend sur 10.000 hectares, un espace de 27 km de long sur 5 km de large.

 

Après le pont de Tancarville qui offrait aux Havrais un accès direct à la capitale, l'idée d'un deuxième pont reliant Honfleur, Deauville et Caen, s'est imposée dès 1972. En effet, on assistait à un accroissement rapide du trafic routier et il devenait nécessaire d’améliorer la desserte du Nord-Ouest vers la Basse-Normandie, la Bretagne et plus largement, le Sud-Ouest et l'Espagne.

 

Vue aérienne du site.

Les deux pylônes assurent le transfert du poids du tablier vers les fondations par l’intermédiaire des haubans.

D’une hauteur de 204 mètres (équivalent à la Tour Montparnasse), ils sont construits à l’aide de coffrages

auto-grimpants en béton à hautes performances pour leur conférer une grande rigidité.

 

Les fondations : les pieux constituent l’infrastructure cachée du pont. Ils ont pour objet de faire descendre jusqu’aux bancs calcaires tout le poids de l’édifice, c’est-à-dire 32.000 tonnes sous chacun des 2 pylônes. Il y a 28 pieux sous chaque pylône, dont les plus longs, sous le pylône nord, mesurent 54 mètres.

Le principe général de forage a été le suivant : des outils rotatifs ont excavés le terrain dans un mélange de bentonite jusqu’à une profondeur pouvant atteindre 50 mètres, puis la cage d’armature a été mise en place. Enfin, le béton a été envoyé au fond du pieu par un tube qui a été remonté au fur et à mesure que le béton a été déversé.

 

Les pylônes assurent la transmission des efforts de la travée centrale vers les fondations

et les viaducs par l’intermédiaire des haubans.

 

Le pont enjambant la Seine.

 

La structure, qui est en béton, est d'une longueur totale de 2.141,25 mètres, elle comporte

une travée haubanée de 856 m de portée, les 624 m du centre étant en métal.

Les pylônes en béton de cette travée atteignent une hauteur de 214,77 m.

 

Les haubans : au nombre de 184, les câbles Freyssinet ou haubans sont composés de plusieurs torons d'acier, entre 31 et 53 mm en fonction des efforts qu'ils doivent subir. Tous sont protégés contre les agressions extérieures par une couche de cire et une gaine en polyéthylène. Ils sont assemblés en faisceaux et sont habillés d'un revêtement dont le profil est aérodynamique. Sur toute la longueur du pont, leur longueur varie entre 95 et 460 m.

 

En 1994, la portée principale de l’ouvrage bat de plus de 250 m le précédent record du monde datant de 1993

(Shanghai), mais celui-ci sera perdu en 1998 pour 34 m (pont de Tatara au Japon).

Son record de longueur de pont à haubans a été perdu en 2003 avec les 2 883 mètres du pont Rion-Antirion,

et si l'on considère la longueur de tablier suspendu par haubanage (2 252 m),

c’est le viaduc de Millau qui prend la relève avec 2 444 m.

 

Composés en béton armé précontraint, les pylônes en Y-inversé mesurent 214,77 m et pèsent 20.000 t chacun

dont 11.700 juste pour les armatures métalliques et 150 pour les câbles de précontrainte.

Du fait de la sphéricité (ou de la rotondité) de la Terre,

les pylônes sont espacés d'environ deux à trois centimètres de plus à leur sommet qu'à leur base.

 

Le tablier d'une largeur de 23,60 m accueille quatre voies pour des véhicules automobiles,

deux pistes cyclables ainsi que deux voies pour les piétons.

Une partie de la travée centrale située entre les deux pylônes (624 mètres) est en métal :

un pont entièrement en béton aurait rendu l’édifice trop lourd.

 

La sécurité : le personnel technique assure des astreintes toute l’année afin d’intervenir en cas de besoin sur tout type d’incident. Outre des formations Incendie suivies par l’ensemble du personnel (intervention classique sur des véhicules dont le moteur prend feu, en attendant l’arrivée des pompiers), le personnel technique et les inspecteurs (chefs de quart) suivent des formations leur permettant d’assurer les premiers gestes de sauvetage. La surveillance de l’ensemble du site est assurée par 18 caméras qui permettent la visualisation ou le repérage d’incidents.

Le pont de Normandie est équipé d’une centaine de capteurs de mesure des températures des chaussées béton et métalliques de l’ouvrage, de force et direction du vent, d’hygrométrie, qui permettent d’observer le comportement mécanique de l’ouvrage face aux intempéries et de mettre en place les actions préventives nécessaires en cas de danger.

Pour compléter cette surveillance, le service dispose d’un abonnement à un service météorologique spécifique qui donne les alertes intempéries prévus sur le secteur. L’ouvrage est situé dans une zone très exposée, avec des conditions climatiques très contrastées et des variations de temps très soudaines ou très localisées.

 

Depuis le bateau, vues sur les rives côté Honfleur.

Le long des rives de l'estuaire, les paysages familiers des impressionnistes sont restés presque intacts,

les prés descendent jusqu'au rivage, et à chaque vallée correspond un village de quelques maisons.

 

Près du bâtiment des péages, les ingénieurs présentent grandeur nature une pile du pont de Normandie, où sont gravés les 1600 noms de ceux qui ont contribué à la réalisation de l'ouvrage, le plus petit pont à haubans du monde (8,50 m de portée), les tubes d'acier des fondations en taille réelle et à l'extrémité du jardin, à l'entrée du bâtiment, un véritable ancrage de hauban. Une fresque illustre les grands ponts du monde et les autres sites d'intérêt de la région normande. Près du bâtiment, sont présentées les plaques dévoilées lors de l'inauguration de l'ouvrage et le jumelage avec le pont à haubans de Tatara au Japon, nouveau record du monde.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

https://www.ville-honfleur.com/

https://www.vinci-construction-projets.com/fr/

https://www.pontsnormandietancarville.fr/

Photos aériennes : https://www.google.com/

Guide pratique Honfleur, office de tourisme, 2015

Visite guidée en bateau avec l'Université Inter Ages,

Antenne de Granville, et photos, Chantal Guyon, le 9 févier 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville