COQUAINVILLIERS  (Calvados)
Arrondissement de Lisieux - Canton de Pont l'Evêque.
Région Normandie
 Population : 867 Coquainvillais en 2015.

 

D'une superficie de 1.190 hectares, et d'une altitude de 22 à 146 mètres,

le village est arrosé par le fleuve la Touques et les ruisseaux du Pré d'Auge

 

Etymologie : de l'anthroponyme féminin Gaugina et du latin villa, ferme.

 

 

Le manoir du Pontif
 

 

Le site fait songer à celui des domaines du bas-empire ou de l’époque carolingienne, à mi-flanc de coteau,

à proximité d’une rivière, et assis sur un ancien ruisseau qui venu du bois tout proche alimentait les fossés

ou les douves du manoir dont subsistent les traces au pourtour de l’enclos.

 

 

Le manoir, pour sa partie la plus ancienne, a été édifié à la fin du XV° ou au début du XVI° siècle.

A cette époque, il était entouré de douves et cerné par de hauts murs.

 

Pavillons d'entrée : à gauche, côté parc, à droite, côté cour d'honneur.

L'entrée du manoir se distingue par la présence de deux pavillons aveugles datant du XVI° siècle.

Construits en briques et en pierres calcaires,

ces pavillons encadrent une poterne campée de deux tourelles d'escalier cylindriques.

 

Les deux pavillons réunis entre eux par un portail ne semblent pas avoir été reliés au corps principal. L’on ne remarque aucune trace d’arrachement de maçonnerie et aucune reprise, tant dans les pavillons que dans les pignons du logis.

 

Les deux pavillons d’entrée qui s’accordent fort bien avec le logis principal

se présentent sur un plan rectangulaire cantonné à un angle d’une petite tourelle formant guérites

sur plan semi-circulaire, légèrement engagées dans les pavillons.

 

Le logis principal possède une architecture identique aux pavillons :

de larges panneaux de briques rose-orangé séparés par des chaînages de pierre de taille.

 

La façade principale révèle une discontinuité au niveau du bandeau qui sépare le rez-de-chaussée de l'étage.

Cet apparent "défaut" permet de distinguer les deux époques de construction du logis :

 

▪ La partie Ouest (XV° ou XVI° siècle) : il s'agissait probablement, à l'origine, d'une tour carrée. La façade est, sur cette partie, agrémentée de briques noires vernissées agencées en forme de losange. Un fronton triangulaire surmonte la porte principale, laquelle se trouve excentrée par rapport à l'ensemble de la façade ;
▪ La partie Est (XVII° siècle). Cet agrandissement, qui a été réalisé par l'un des membres de la famille Mauduit, présente une forte homogénéité d'architecture avec la partie la plus ancienne. En effet, les mêmes matériaux, à l'exception des briques noires vernissées, ont été utilisés.

 

Le toit du logis principal est surmonté de trois lucarnes couvertes à la capucine

qui achèvent chacune une élévation d'ouvertures.

 

Un ensemble de chambres de verdure géométriques se commandent les unes les autres,

en accompagnement du manoir et de sa porterie.

 

Les jardins sont l’œuvre du paysagiste François Goffinet.

 

Ces jardins mélangent pièces d'eau, massifs fleuris et statues.

 

 

 

Au XVII° siècle, les propriétaires du manoir sont les Mauduit, responsables du grenier à sel de Lisieux et occupent certaines fonctions de gestion après l'évêque Coespan. La famille Chasseloup-Laubat réside dans ce manoir au début du XIX° siècle. François de Chasseloup-Laubat est marquis général ingénieur et Pair de France.

 

 

 

La famille Duchesne-Fournet vit au manoir du Pontif de 1861 à 1873. Le 22 février 1813, naît à Coquanvilliers Louis Peulevey, nommé procureur général à Rouen le 4 septembre 1870 et député du Havre de 1878 à 1885.

 

C'est à Coquainvilliers que sont effectués les premiers essais d'hélicoptère  en vol libre en 1907. Paul Cornu est le premier à avoir décollé à bord d’un hélicoptère de sa fabrication dans un champ de Coquainvilliers, près du fleuve la Touques, le 13 novembre 1907. L’aéronef à hélice sustentatrice est né des mains et dans la tête de cet ingénieux bricoleur qui avait inventé la bicyclette à moteur et la voiturette.

 

Façade du logis, côté parc, et une dépendance.

 

 

Eglise Saint Martin, du XVII° siècle
 

 

L'église remplace un premier édifice dont subsistent quelques vestiges.

Elle fut reconstruite aux XVII° et XIX° siècles, en travertin grisâtre, brique et silex.

 

La tour carrée supportant le clocher octogonal est de style roman,

masquée par la sacristie du début du XVIII° siècle.

Le mur nord de la nef est refait au cours du XVI° siècle, mais la base du XIII° siècle a été conservée.

 

La toiture du choeur est légèrement plus basse que celle de la nef.

 

 

La fontaine Saint Martin
 

 

Bâtie dans la seconde moitié du XX° siècle.

La plaque en fonte ornant la fontaine représente une scène traditionnelle dite "Charité de Saint Martin",

au-dessous de laquelle s'écoule un filet d'eau.

 

Martin, né en 316 à Sabania (Europe Centrale) de parents païens, est d'abord légionnaire romain. C'est à l'occasion de son envoi en garnison à Amiens que se produit son acte le plus populaire, celui du partage de son manteau, qu'il ne peut offrir en entier puisqu'une moitié du vêtement appartient à l'armée.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www2.culture.gouv.fr/

Le patrimoine des communes du Calvados, Tome I, Editions Flohic, 2001

C.P.A. collection privée en prêt

Visite guidée avec Le Pays d'art et d'Histoire du Pays d'Auge de Lisieux

 et photos, Chantal Guyon, le 25 août 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
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