CASTILLON  (Calvados)
Arrondissement de Bayeux - Canton de Trévières.

Région Normandie.
 Population : 334 Castillonais en 2015.

 

D'une superficie de 1102 hectares, et d'une altitude de 39 à 132 mètres,

le village est traversé par la rivière la Drôme.

 

Castillon doit son nom à un ancien oppidum gaulois de la tribu des Bajocasses.

Au XIX° siècle, non loin d'un de ses anciens remparts, sont découvertes des médailles celtiques en argent.

L'une des prébendes de l'évêché de Bayeux, fondée par l'évêque Odon,

frère de Guillaume le Conquérant, porte la dénomination de Castillon.

 

 

Les jardins de Castillon,

créés en 1985.

 

 

Classés en 2004 "Jardin remarquable", par le Conseil National des Parcs et Jardins,

et en 2009, le Prix "Jardin de l'année", décerné par l'Association des journalistes du jardin et de l'horticulture.

 

Situés à proximité de leur pépinière, Colette et Hubert Sainte-Beuve ont créé deux jardins :

▪ un jardin thématique, qui permet de découvrir le jardin des senteurs au jardin oriental,

après s'être extasié devant le mixed border à l'anglaise ou le bassin octogonal,

▪ et un jeune jardin, aménagé en terrasses, où sont mises en scènes les graminées à fleurs bleues

ou les hémérocalles encadrées par de superbes topiaires taillées de taxus baccata...

 

En 1975, passionné de plantes, Hubert Sainte-Beuve, agriculteur dans le Bessin,

décide de racheter une pépinière en vente près de Bernay (Eure).

 

L'année suivante, ses jeunes plantations grillent pendant l'été le plus chaud du siècle en cette région. Colette et Hubert partent ainsi visiter des jardins en Angleterre (Sissinghurst, Great Dixter, Hidcote Manor, Jardin de Tintinhull  pour proposer à la vente des plantes vivaces qu'ils jugent injustement négligées en France.

 

Jardin des topiaires.

 

C'est ainsi que commence la collection de géraniums vivaces, des plantes alors introuvables qui lui valent rapidement une belle renommée. Colette Sainte Beuve propage également des couvre-sols, des plantes officinales, des hydrangéas et des roses anciennes, avant de s'intéresser aux plantes d'ombre (fougères, hostas), ainsi qu'aux plantes de lieux humides et aux graminées.

 

Les trois terrasses du nouveau jardin.

 

Le second jardin, ouvert en 2001, est constitué de trois terrasses,

sur un espace de même superficie que le premier.

 

La terrasse supérieure accueille les graminées subtilement mises en scène dans une atmosphère très orientale,

avec rochers, pins miniatures et vivaces imposantes.

 

La terrasse intermédiaire est rythmée par de belles topiaires.

 

Chaque étage est entouré de haies d'ifs

et ponctué de topiaires créées par le paysagiste et graveur François Houtin.

 

Le jardin bleu avec cette magnifique glycine.

 

 

A l'étage inférieur, ce bassin rectangulaire pour créer un havre de fraîcheur avec des iris et des fougères,

mais aussi une longue floraison de nénuphars jaunes et rouges et de joncs blancs.

 

Cette superbe grenouille semble profiter pleinement de ce cadre romantique et reposant.

 

L'arbre aux mouchoirs, (Davidia involucrata) ou encore arbre aux pochettes,

à cause de ses larges bractées blanches suspendues comme des mouchoirs à toutes les branches.
De la famille des Nyssaceae,  originaire de Chine, la plante a été découverte en 1869

par le missionnaire botaniste français Jean-Pierre Armand David et a été introduite en France en 1897.

 

Symbole de la vie, en perpétuelle évolution, en ascension vers le ciel, l'arbre évoque tout le symbolisme de la Verticalité : ainsi l’arbre de Léonard de Vinci. D’autre part, il sert aussi à symboliser le caractère cyclique de l’évolution cosmique : Mort et Régénération ; les feuillus surtout évoquent un cycle, eux qui se dépouillent et se recouvrent chaque année de feuilles.

L’arbre met aussi en communication les trois niveaux du Cosmos : le souterrain, par ses racines fouillant les profondeurs où elles s’enfoncent ; la surface de la terre, par son tronc et ses premières branches ; les hauteurs, par ses branches supérieures et sa cime, attirées par la lumière du ciel. Il réunit tous les éléments : l’eau circule avec sa sève, la terre s’intègre à son corps par ses racines, l’air nourrit ses feuilles, le feu jaillit de son frottement.

 

Les jardins thématiques.

 

Conçu et imaginé par le couple, Colette et Hubert Sainte-Beuve,

le premier jardin voit le jour en 1985, sur une pente douce, orientée au Nord.

 

Ce jardin se scinde en huit jardins clos, thématiques, ceinturés de haies d'ifs,

qui possèdent chacun une atmosphère personnelle, bien différente de celle du suivant.

 

On passe ainsi directement de luxuriants mixed border comme on en voit Outre-Manche,

à l'ambiance très zen d'un jardin oriental.

 

D'innombrables petites fleurs rose-gris de la clématite Marjorie, drapent cette gloriette en bois.

 

 

 

Le jardin d'eau, première chambre, s'orne d'un vaste bassin rectangulaire,

refuge des nymphéas et de nombreux orphes, que côtoie une seule carpe d'Amour :

autour de l'eau prolifère toute une jungle de plantes de milieu humide.

 

Une haie d'ifs masque le clos suivant, le Bassin aux nymphéas, un miroir d'eau au tracé octogonal,

où pullulent les carpes Koï et que bordent de belles potées d'agapanthes blanches.

 

Du haut de l'allée fleurie, le point de vue est sublime sur l'immense forêt au-delà,

magnifié par la perspective que définissent le sage alignement riants du mixed border,

de part et d'autre de l'allée engazonnée.

 

 

Le coin rouge où, en automne, eupatoires et persicaires flamboient auprès d'un érable du Japon tout rougissant.

 

Les bouleaux aux troncs blancs et une foule d'arbustes, mènent à la gloriette.

 

La pergola croulant sous les glycines, chèvrefeuilles, rosiers lianes et clématites,

sépare le jardin oriental de la Clairière.

 

 

l'Allée des fleurs (mixed-border) : eupatoires, persicaires, érable du japon.

 

Dans le jardin oriental, de superbes conifères surplombent un océan d'azalées persistantes.

 

 

La pagode, entourée de nombreux fruits rouges et d'azalées blanches.

 

 

Dans la chambre suivante, le petit théâtre miniature, avec des plantes toutes simples

qui rappellent la Bretagne natale de sa propriétaire.

Puis, le jardin des senteurs déclinent maintes plantes officinales en une symphonie de couleurs et de parfums.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

Dépliant "guide de visite" remis à l'accueil

Panneaux explicatifs présentés sur le site

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 9 mai 2018

 
Chantony - Patrimoine et Histoire  

50660 - Lingreville