BONNEBOSQ  (Calvados)
Arrondissement de Lisieux - Canton de Mézidon-Canon.

Région Normandie.
 Population : 698 Bonnebosquais en 2015.

 

D'une superficie de 1.217 hectares, et d'une altitude de 51 à 159 mètres,

le village est traversé par la rivière Dorette, longue de 16,2 km, qui se jette dans le fleuve la Dives,

et situé dans le Pays d'Auge.

Etymologie : provient du latin Bonus (bon), et du bas-latin boscus (bocage).

 

Le centre du bourg - La rivière la Dorette, et la cascade.

Les nombreuses maisons à colombages du bourg sont le reflet des ressources locales.

La région était jadis très boisée et les chênes abondants ont fourni les matériaux nécessaires

à la construction des charpentes et des pans de bois.

 

Le bourg a probablement été créé au moment de l'occupation de la Gaule par les Romains. Il est situé à peu de distance de la voie romaine qui menait de Bayeux à Chartres. Sous l'Ancien Régime, c'est une baronnie avec haute justice dépendant de la sergenterie de Pont-l'Evêque. Un des seigneurs du territoire a accompagné Guillaume de Normandie lors de la conquête de l'Angleterre.

 

 

La ferme-manoir du Champ-Versant

 

 

Entrée du manoir, entouré de prairies, pommiers dans le verger et chevaux.

 

Depuis le XVI° siècle, Regnault de Hesbert est signalé à l'époque, comme étant "Seigneur de Camp-Bénard et de Champ-Versant, tout comme ses successeurs jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. L'histoire de ces deux manoirs semble donc être liées.

 

Depuis le lavoir, vues sur l'entrée et les dépendances agricoles.

 

Le plus ancien détenteur du manoir est Regnault de Hesbert, écuyer. Lui succède bien postérieurement, cité dans un acte de 1733, Jacques-Pierre Bazin, conseiller du Roi, toujours qualifié de seigneurs de Camp-Bénard et de Champ-versant. Les lieux sont possessionnés par la même famille Bazin tout au long du XVIII° siècle. En 1786 est inhumé Jean-Baptiste, Louis Bazin de Sainte-Honorine, ancien garde des sceaux près du parlement de Rouen. Au siècle suivant, la famille d'Harambure succède aux Bazin.

 

Depuis le portail d'entrée, vue sur le logis.

 

Le lavoir du XIX° siècle, en bois.

C'est un lavoir à plancher suspendu qui se relève où s'abaisse selon le niveau de l'eau.

La présence d'un étang semble indiquer qu'autrefois des douves passaient à cet endroit.

 

Le logis.

 

Construit sur un plan rectangulaire, en 1560 et XVIII° siècle, en pan de bois, calcaire et brique.

 

Le toit en tuile est percé de deux lucarnes à capucine et de cheminées.

Le manoir possède de nombreux encadrements. La porte menant à la salle de réception,

est ornée de trois feuilles d'acanthe, de pilastres et de chapiteaux ioniques.

La porte d'entrée (ci-dessus) à accolade, est sculptée de motifs végétaux ainsi que de trois écus.

 

Le manoir est flanqué de deux tours en façade arrière,

qui constituaient autrefois une galerie de passage ajoutée au XVIII° siècle.

Pignons en damiers de briques et pierres.

 

Le cadran solaire est en brique et calcaire. L'aiguille du cadran solaire a été arrachée par la tempête de 1999.

Son propriétaire l'a redressée et replacée.

 

La bouillerie, datant de 1921, en brique.

 

 

A l'époque de la construction de cette bouillerie, la production de cidre et de calvados

en Pays d'Auge était importante, et les bâtiments de ce type, nombreux.

La bâtisse est devenue une résidence secondaire.

 

Les dépendances, aménagées de nos jours en gites

ou chambres d'hôtes.

 

 

Ces bâtiments agricoles servaient de caves, pressoir, et de grange.

 

La boulangerie, du XVII° siècle, en pan de bois.

 

Le bâtiment à colombage est typique des boulangeries du pays d'Auge.

L'escalier de meunier mène au premier étage, où était entreposée la farine.

 

Les dépendances agricoles.

 

Granges, écurie, et bergerie.

Dans une grange, exposition de maquettes "Maisons augeronnes"

et scènes représentant la vie rurale en Pays d'Auge.

 

 

 

 

Habitations, fermes, pigeonniers et manoirs.

 

L'église paroissiale et la mairie-école.

(Toutes les maquettes et décorations ont été réalisées par M. Victor Lory).

 

 

Le manoir de Criqueboeuf,

daté de la seconde moitié du XVI° siècle.

 

 

L'édifice constituait une partie du manoir de Launay de Saint-Martin-de-Bienfaite-la-Cressonnière,

et menaçait de tomber en ruines. Il a été soigneusement démonté et restauré

puis remonté à son emplacement actuel. Seule la partie centrale de l'édifice, la plus ancienne, a été remontée.

 

Le manoir, avant 1925 et 1970.

L'édifice comprend une partie centrale à pans de bois et deux tours carrées défensives en pierre de taille.

Des modifications ultérieures en pierres de taille ont permis d'élargir la construction

et d'installer un escalier auquel on accédait par un couloir.

 

L'acteur américain Yul Brynner après l'avoir acquis à la fin des années 1960,
est venu s'y installer dans les années 1970.


Il a passé son dernier été, en 1985, dans sa propriété normande

et une partie de ses cendres ont été répandues sur le site.

 

Ami et complice d'Henri Cartier-Bresson, avec qui il était parti au Mexique photographier des scènes de corridas, le célèbre chauve va, pendant trente ans, immortaliser avec son Leica, les grands rendez-vous de l'été deauvillais : Françoise Sagan et Sophie Litvak aux courses, Elie de Rothschild jouant au polo...

 

Participant, dans un petit rôle, au tournage d'Aimez-vous Brahms ?, d'Anatole Litvak, avec Ingrid Bergman, Anthony Perkins et Yves Montand, il en restitue avec des photos couleurs, les images des scènes tournées à Deauville, avec pour décors l'Hôtel Royal ou les couloirs et la terrasse du casino. Des photos qui ont l'air d'avoir été prises à la volée, sans penser à cadrer proprement. Cette apparente nonchalance les rend précieuses et leur donne la patine d'une époque.

 

A travers une exposition, Deauville a rendu hommage à Yul Brynner, en présentant sur la plage, quarante photos réalisées entre 1956 et 1985, année de sa mort,  immortalisant les étés deauvillais des sixties. Tout le monde se souvient du crâne d'œuf de Yul Brynner dans Les Sept Mercenaires ou Les Dix Commandements (même si nous le préférons dans La Griffe, excellent petit polar givré de Franklin J. Schaffner). En revanche, personne ou presque ne sait que l'acteur avait, en parallèle, développé une passion pour la photographie.

 

 

Eglise Saint Martin, de style néogothique.

 

 

L'église actuelle a été bénie par le Cardinal Dougherry de Philadelphie, assisté d'un évêque de New-York

et de nombreux prélats français, dont Mgr Lemonnier, évêque de Bayeux et de Lisieux.

 

Cette église a été construite en pierre, en 1886 selon les plans de l'architecte M. Hébert.

Elle se dresse probablement sur l'emplacement d'un ancien sanctuaire du XII° siècle,

dont le portail s'ouvrait face au château, détruit pendant la guerre de Cent Ans.

L’église, orientée à l’ouest, est construite selon un plan en croix latine. Elle est couverte d’une toiture en bâtière,

et les murs gouttereaux sont rythmés de baies en arcs brisés et sont épaulés de contreforts.

 

Le tympan du portail est sculpté d'une charité de Saint Martin,

mettant en scène le saint offrant la moitié de son manteau à un pauvre, que la tradition identifie au Christ.

La rose est surmontée d’une rangée d’arcatures aveugles et d’un niveau de baies cintrées munies d’abat-sons.

Encadré de contreforts, le clocher-porche présente quatre niveaux d’élévation.

De section carrée, le clocher s’achève par une flèche polygonale, coiffée d’une croix de faîtage.

 

Depuis le choeur, vue sur la nef.

 

Bénitiers et bancs en bois du XIX° siècle.

 

Pietà, fonts baptismaux, statues de Saint Antoine de Padoue et St Martin.

Saint Martin, patron des soldats,

est réputé guérisseur des maladies du tube digestif, de peau et des maladies oculaires.

 

Les vitraux sont la source principale de la lumière et de la couleur à l'intérieur de l'église.

Les vitraux de la nef retracent la vie de Saint Martin.

 

Stalles en bois, avec miséricordes sculptées, du XIX° siècle.

 

Depuis le portail occidental, vue sur le choeur.

 

Cathèdre en bois sculpté.

 

Chapelles du transept et le choeur.

 

Transept saillant avec statues du XIX° siècle.

 

Autels et statues Saint Joseph et de la Vierge à l'Enfant, en pierre polychrome du XIV° siècle.

 

Le choeur est polygonal.

 

Vingt-sept vitraux du XIX° et XX° siècles ornent les murs de l'église paroissiale.

 

Maître autel du XIX° siècle.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www2.culture.gouv.fr/
"Patrimoine des communes du Calvados", Volume 1

Editions Flohic, 2001

Panneaux explicatifs présentés sur le site

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 25 août 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville