BAZENVILLE  (Calvados)
Arrondissement de Bayeux - Canton de Courseulles-sur-Mer
Région Normandie
 Population : 140 Bazenvillais en 2015.

 

D'une superficie de 407 hectares, et d'une altitude de 53 à 67 mètres,

le village appartient au Pays du Bessin.

 

 

Cimetière militaire britannique

Ryes-Bazenville.

 

 

La majorité des soldats enterrés dans ce cimetière

ont été tués lors de l'opération "Goodwood" et pendant la libération de Caen en juillet 1944.

(L'opération Goodwood est une opération militaire alliée pendant la bataille de Normandie

du 18 juillet au 20 juillet 1944, qui vise à dégager Caen,

en réalisant une percée à l'Est de la ville par une attaque massive de blindés).

 

Vue aérienne avant 1960.

Ce cimetière a été créé dès le 8 juin 1944 à proximité de Gold Beach,

où avait débarqué le 6 juin la 50° Division Britannique, et compte 979 tombes.

 

Le  2 février 1946 : l'armée cède le terrain à la Commonwealth War Graves Commission qui fait aménager,

probablement dans les années suivantes, le cimetière par l'architecte P. D. Hepworth.

La 1ère inhumation a lieu le 8 juin 1944.

 

Inscription à l'entrée : "1939-1945, Le terrain de ce cimetière a été offert en don par le peuple Français

pour que pussent y reposer a jamais les restes des marins, soldats et des aviateurs

à la mémoire desquels honneur est ici rendu".

 

Vue d'ensemble du cimetière depuis la route.

 

Les carrés de tombes s’alignent de chaque coté de l’allée centrale ; à mi chemin, deux pergolas latérales,

couvertes de plantes odoriférantes à la belle saison,

partent de la Croix du sacrifice et conduisent à deux petits pavillons.

 

La plupart des tombes britanniques (630),

abritent essentiellement des soldats de la 69° Brigade d'infanterie Britannique.

On trouve aussi 21 sépultures canadiennes, 1 australienne, 1 polonaise, et au fond les blocs XI et XII

rassemblent les 326 sépultures allemandes,

dont les pierres tombales se distinguent à peine de celles des militaires du Commonwealth.

 

Fabriques voûtées construites en ciment armé et en pierre de taille.

 

La croix centrale du sacrifice, conduisant aux deux petits pavillons.

 

 

La plupart des emplacements de ces cimetières militaires construits à la hâte le long de la côte

furent choisis aléatoirement en fonction du nombre d'inhumations sur les terrains où eurent lieu les combats.

 

La bataille de Normandie et la Libération de la France.

Juin - septembre 1844.

 

Depuis le mois de Juin 1940, la France se trouvait sous l'occupation allemande, à l'exception des raids et des infiltrations d'agents spéciaux, aucun soldat allié n'avait posé le pied sur le sol Français jusqu'au 6 juin 1944. Ce jour-là, les forces alliées, dans une opération combinée la plus vaste de l'histoire, débarquèrent en Normandie et, en moins de trois mois, pratiquement toute la France fut libérée.

 

Cette opération ne fut rendue possible que grâce à la maîtrise de la mer et de l'air que détenaient les Alliés. Les Allemands furent induits en erreur quant au jour, au lieu et à l'importance des débarquements et furent amenés, de ce fait, à disperser leurs forces défensives dont la concentration et l'approvisionnement ultérieurs furent entravés par les incessantes attaques aériennes alliées et par la campagne de sabotage menée par la Résistance Française.

 

Les débarquements par mer furent précédés du parachutage de trois Divisions aéroportées : la 82° et la 101° Division Américaine sur la presqu'île du Cotentin et la 6° Division Britannique pour assurer le flanc Est, ainsi que le bombardement intensif naval et aérien.

 

Les soldats du Commonwealth, tués en Normandie, y sont inhumés, dans 18 cimetières militaires. Ceux qui tombèrent après la percée reposent dans des cimetières situés sur le parcours de la progression. Les soldats du Commonwealth ne possédant pas de tombe connue sont commémorés sur le Mémorial de Bayeux, en face du Cimetière Militaire : les marins et les aviateurs disparus figurent sur les monuments aux morts de leur port d'attache ou sur le Mémorial des Forces Aériennes à Runnymede en Angleterre.

 

De nombreux aviateurs et membres des Forces Spéciales sont enterrés, seuls ou par petits groupes, dans les cimetières de village de la campagne française, reposant dans des tombes entretenues avec un soin respectueux par les communes qui en ont la charge.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www.normandie44lamemoire.com/

Panneau explicatif présenté sur le site

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 9 avril 2017

 

 

Chantony - Patrimoine et Histoire  
50660 - Lingreville