FÈRE-EN-TARDENOIS  (Aisne)
Arrondissement de Château-Thierry - Canton de Fère-en-Tardenois

Région des Hauts-de-France.
 Population : 3.143 Férois en 2015.

 

D'une superficie de 2.040 hectares, et d'une altitude de 106 à 225 mètres,

la ville est traversée par la rivière l'Ourcq, dont la source se situe à quelques kilomètres.

C'est la capitale du Tardenois, pays natal de Paul Claudel.

 

Avant 1970, vue aérienne du centre ville et des halles.

La ville fut le siège d'une pairie à partir de 1399 et jusqu'au XVI° siècle.

François d'Angoulême baron-pair de Fère-en-Tardenois (1498-1515) en est le plus connu.

 

Le Tardenois est à cheval sur deux régions (Picardie et Champagne) et sur deux départements (Aisne et Marne). C'est un pays vallonné contenant plusieurs cours d'eau, dont la Marne, la Sémoigne, la Vesle et l'Ardre. Il aurait initialement été largement boisé à cause de sa position dans forêt d'Ardenne, très vaste à l'époque gauloise mais progressivement défrichée. Vivant de l’élevage et des cultures céréalières, la population s’y disperse en villages et hameaux, aux fermes bien plus modestes que dans la Brie et le Soissonnais voisins.

 

 

Les halles et la ville

 

 

C’est sous cette halle que fut donnée en 1946 la pièce de théâtre "la jeune fille Violaine » de Paul Claudel".

 

Les halles, avant 1919 et 1970.

La halle mesure 42,36 m sur 13,75 m, comprend 24 piliers extérieurs en pierre de taille,

la rangée centrale comprend 9 piliers en châtaigniers.

L’imposante toiture est recouverte d’environ 72.850 tuiles plates.

Les blés apportés par les paysans de Fère et des environs étaient stockés dans son immense grenier.

 

Situées aux coeur de la ville, les grandes halles datent de 1540,

 Il s’agit d’une halle au blé, servant donc exclusivement à la vente des grains.

Fère possédait déjà à l’époque une halle plus ancienne près de laquelle se tenait le marché.

 

Ce bâtiment est formé de deux vaisseaux parallèles, séparés par des piliers de bois

et délimités par des colonnes de pierre qui supportent un toit couvert de petites tuiles plates.

 

Les halles sont célèbres par leur charpente en châtaignier et pour sa construction

par le connétable Anne de Montmorency, baron de Fère, qui aurait sacrifier les châtaigniers de son parc.


En 1800, la ville devient propriétaire du rez-de-chaussée et d’une partie du grenier. 1914 : l’état major du Maréchal French, commandant de l’armée britannique, s’installe à Fère-en-Tardenois et transforme la halle en hôpital de campagne, et enfin, en 1921 : la Halle est classée aux Monuments Historiques. Elle est le cadre de manifestations populaires : bals, expositions, fêtes, brocantes, spectacles…

 

La fontaine - L'hôtel de ville - Maison avec une échauguette, rue de l'église.

 

L'église Saint Macre.

 

L'église a été construite au XVI° siècle sur les vestiges d'une ancienne église,

par Louise de Savoie, mère de François 1er. Son style encore gothique, annonce la Renaissance.

 

Le clocher surmonte la première travée de la nef.

 

L'édifice comprend une nef, avec collatéraux, plus larges que la nef,

une croisée de transept avec un seul croisillon au Sud, et un choeur terminé par une abside.

 

Les deux intervalles séparant les voussures du portail Nord sont remplis de rinceaux.

 

Dans l’église, une châsse contenant les reliques de Sainte Macre, vierge martyrisée vers 287,

sous le préfet Rictovaire, lors de persécutions du temps de Dioclétien.

Les vitraux actuels sont de Luc Simon et ont remplacé ceux de Maurice Denis.

 

La Première Guerre mondiale n'a pas épargné la commune, comme en témoigne le cimetière américain situé à l'est, à la sortie de la ville. Les combats des 25 et 26 juillet 1918, particulièrement violents, permirent un net recul du front allemand, de près de 15 kilomètres, aux alentours de Château-Thierry.

 

Sources :

http://fr.wikipedia.org/

http://www2.culture.gouv.fr

Dictionnaire des églises de France, Ile-de-France, Volume IVd

Editions Robert Laffont,  1968

Panneaux explicatifs présentés sur le site

C.P.A. collection privée en prêt

Visite et photos, Chantal Guyon, le 1° septembre 2018

 

 

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