Franche-Comté

Photo : René Bulle - Quai Vauban - Besançon
16 202 km2 (soit 3% du territoire national)
1 117 089 Franc-Comtois (INSEE 1999)
Préfecture régionale : Besançon
8 Arrondissements - 116 Cantons - 1786 communes.
230 km de frontière avec la Suisse
5350 km de cours d'eau

La France Comté est composée de 4 Départements
Doubs : 505 557 Doubiens. Préfecture de Besançon
Jura : 253 309 Jurassiens. Préfecture de Lons-le-Saunier.
Haute-Saône : 232 283 Haus-Saônois. Préfecture de Vesoul
Territoire de Belfort : 139 383 Belfortains. Préfecture de Belfort.

La Franche-Comté occupe une position privilégiée à l'est de la France et au centre de l'Europe; appuyée à la Suisse, elle est très proche de l'Allemagne et de l'Italie; elle a été un des passages obligés des grandes migrations. Elle sera au centre des grands mouvements et échanges économiques européens.

Elle est située entre :
- au nord les Vosges et leur granit, la Champagne et l'Alsace;
- à l'ouest la Bourgogne, dont elle a fait longtemps partie;
- à l'est, c'est la montagne du Jura, gigantesque escalier dont le sommet borde la Suisse sur 230 kilomètres;
- au sud la région Rhône-Alpes.

On distingue quatre zones:
- A l'est, la Franche Montagne, aussi appelée le Haut-Doubs, avec ses rochers calcaires, ses immenses forêts de sapins, ses lacs et torrents où règne la truite, ses vastes pâturages aux riches troupeaux dont le lait produit le fameux fromage de Comté.
- Au centre et à l'ouest, un plateau coupé par les plaines fertiles de la Saône, de l'Ognon, du Doubs et de la Loue.
- Au sud, sur la bordure occidentale du Jura, le Bon Pays prodigue ses crus aux noms prestigieux : Arbois, Château-Chalon, l'Etoile, le vin fou de Henri Maire.
- Entre le vignoble et le duché de Bourgogne, s'étend une contrée de bois et d'étangs: la Bresse comtoise, aux succulentes poulardes.

Origine
Selon une tradition, à l'époque où la Franche-Comté qui s'appelait alors le Comté de Bourgogne, tomba sous la suzeraineté de l'Empereur d'Allemagne (1026), un des comtes de Bourgogne, Rainaud III (1126-1148) revendiqua l'indépendance du Comté et refusa de prêter hommage à l'Empereur, ce qui lui valu le surnom de "Franc Comte". D'où le nom de Franche-Comté donné à la province.

Une autre explication fait état de la situation particulière du Comté de Bourgogne vis-à-vis de l'Empire Germanique après son rattachement à ce dernier en 1026, mais sans y être véritablement incorporé. Bien que devant le service militaire à l'Empereur, le Comté restait libre de toutes tailles et impositions et gardait sa langue et ses traditions. C'était donc un comté franc et libre ce qui lui aurait valu le nom de Franche-Comté.
Enfin une communication à la Société d'Emulation du Doubs en 1861 signée de plusieurs historiens dont Auguste Castan, précise que c'est dans une chartre de 1366 qu'apparaît pour la première fois dans un écrit le terme "Franche-Comté", mais en réalité sous la forme "France-Comté".

C'est la Comtesse Marguerite, petite fille d'Othon IV, alors héritière du Comté de Bourgogne, qui paraît avoir introduit cette expression dans les documents officiels. Marguerite était en effet une princesse française, fille du Roi de France Philippe Le Long. Elle était entourée de conseillers français et prenait conseil à la cour de France. Elle semble avoir voulu affirmer par là que, vis-à-vis de l'Empire qui la convoitait, notre province était pour elle en fait et non en droit un comté français. Le mot "Franche-Comté" aurait pris au XVe siècle la forme "Franche-Comté" car à cette époque, la province était réunie au Duché de Bourgogne et aux Flandres, dont la langue changeait les "C" en "CH".

Historique
Le comté de Bourgogne faisait partie du Saint Empire romain germanique, mais il jouissait d'une grande autonomie. Avec l'extinction de la branche masculine des comtes de Bourgogne, le comté va passer sous diverses influences (France, duché de Bourgogne, Espagne), mais toujours en conservant ses particularités, ses "libertés".

La période espagnole correspond à une sorte d'âge d'or de la Franche-Comté. Mais cette phase de prospérité est interrompue par la guerre dite de Dix Ans (1634 - 1644), épisode comtois de la Guerre de Trente Ans. Le comté de Bourgogne reste espagnol, mais, quelques années plus tard, Louis XIV le revendique. Il l'occupe en 1668 mais doit le rendre en application du Traité d'Aix-la-Chapelle.

La Franche-Comté devient définitivement française en 1678 par le Traité de Nimègue, sauf le Comté de Montbéliard qui ne devint — volontairement — français que le 18 octobre 1793.

À la Révolution la province de Franche-Comté est partagée en trois départements : le Jura, le Doubs et la Haute-Saône. Belfort est alors rattaché au Haut-Rhin. Lors de la guerre de 1870, la ville défendue par le colonel Denfert-Rochereau résiste au siège allemand. La ville n'ouvre ses portes que le 16 février 1871 sur l'ordre du gouvernement français. Soit quelques semaines après la signature officielle de l'armistice, le 28 janvier 1871. Cette résistance permet à la ville de rester française après l'annexion de l'Alsace Moselle. C'est à partir de cette date que la fortification de la région va prendre son ampleur pour la défense de la Trouée de Belfort, de la ville de Besançon et des passages vers les pays voisins. En 1922, la ville et les environs sont érigés en département sous le nom de Territoire de Belfort, devenant ainsi le quatrième département comtois.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Franche-Comté se distingue par la présence de nombreux maquis.

Symbole
Le symbole le plus marquant de la Franche-Comté est le "clocher comtois" dit Clocher à dôme à impériale. Il existe 665 clochers de ce type "dôme à l'impérial" (forme généralisée du XVIIIe à mi-XIXe siècle), tous différents les uns des autres par leur taille et surtout leur couverture.

Couverture faite soit de tavaillons ou de plaques de métal dans les régions froides et enneigées et de tuiles plates vernissées dans les plaines. Les différentes couleurs vives des ces tuiles permettent d'obtenir des motifs géométriques du plus bel effet et de différencier les villages les uns des autres.

Devise des Comtois : "Comtois, rends-toi ! Nenni ma foi ! "
C'est ainsi qu'auraient répondu les Dolois du haut des remparts de leur ville aux assaillants qui leur enjoignaient de se rendre. Cette réplique est devenue la devise des Comtois et traduit bien leur opiniâtreté et leur détermination.
Sources : http://www.cr-franche-comte.fr